Le FMI revoit à la hausse ses prévisions de croissance pour la France

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Le FMI estime désormais que le PIB progressera de 2% cette année ainsi qu'en 2012.

"La France devrait atteindre une croissance robuste d'environ 2% en 2011 et 2012" a estimé le FMI, ce mardi dans un rapport. Cette nouvelle prévision est nettement supérieure à celle que l'institution avait établi en avril. Le FMI tablait alors sur une hausse du PIB de 1,6% cette année puis de 1,8% l'an prochain. Mais cette révision à la hausse est assorité d'une mise en garde: "Les prévisions de croissance officielles pour 2012 et les années suivantes sont supérieures à celles du consensus des économistes et du FMI ", constatent les auteurs du rapport. "Les prévisions de croissance et les autres paramètres clés sur lesquels sera bâti le budget de l'an prochain devraient être réalistes et ne pas sous-estimer les futurs besoins d'ajustement", ajoutent-ils.

Le gouvernement français prévoit en effet une progression du produit intérieur brut (PIB) de 2% en 2011, de 2,25% en 2012 et de 2,5% en 2013 et 2014. Le FMI appelle donc à la mise en place d'une "agence indépendante" qui établisse des "prévisions de croissance indépendantes" ce qui "renforcerait la crédibilité du processus budgétaire". Ce dernier, basé sur un retour en 2013 à un déficit public équivalent à 3% du PIB, repose sur un "bon équilibre entre vitesse et faisabilité". Les experts du Fonds estiment de ce point de vue que l'adoption d'un principe d'équilibre des finances publiques, dite règle d'or budgétaire, actuellement discuté au Parlement français, donnerait "un signal positif fort quant à l'engagement de la France sur le long terme en faveur de finances publiques saines".

Et pour y parvenir, le rapport du FMI encourage le gouvernement à poursuivre ses efforts de réduction et d'élimination des "niches fiscales". Dans son communiqué, Mme Lagarde en "prend note" et relève que cette politique de suppression des niches "représentera un montant de 11 milliards d'euros" cette année. Le chômage, et en particulier celui des jeunes, reste toutefois préoccupant, estime le FMI. Ce dernier préconise une diminution des allocations chômage afin de "renforcer les incitations à la recherche d'emploi". De même, la modération salariale en ce qui concerne le salaire minimum devrait être maintenue pour favoriser la création d'emplois peu qualifiés, selon ce rapport.

Par ailleurs, le FMI salue la résistance des banques françaises à la crise ainsi que le renforcement de la supervision avec la création de l'Autorité de contrôle prudentiel (ACP), qui a unifié les régulateurs des secteurs bancaire et assurantiel. S'il juge "limités" les risques pour les banques, le Fonds appelle néanmoins à la vigilance concernant l'immobilier. Il appelle le régulateur à vérifier le maintien d'une politique de prêt et de gestion du risque raisonnable.

En cas de poursuite de la hausse des prix, le FMI estime que les autorités seraient fondées à agir pour desserrer la contrainte sur l'offre de logement. Un message similaire a déjà été formulé par le gouverneur de la Banque de France Christian Noyer. 

Christine Lagarde, candidate à la direction générale du Fonds, s'est félicitée dans un communiqué du "diagnostic positif porté par le FMI sur la situation de l'économie française". Elle déclare également qu'il ne faut pas relâcher l'"effort d'assainissement des finances publiques afin de renforcer la crédibilité de notre politique budgétaire".

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Commentaires
a écrit le 16/06/2011 à 9:55 :
faut annnocer de la croissance et des baisses du chômage et tout le tralala pour conserver la note aaa+, peu importe si la france coule, du moment que l'apparence tient. pff, meme la meteo n'arrive plus à prevoir le temps du WE alors les previsionistes de la croissance, ça me fait bien rire quand on voit les resultats à la fin, sont toujours à côté de la plaque!!devrait peut être change de poste avec la meteo..
a écrit le 15/06/2011 à 16:20 :
Le FMI.... lorsque l'on voit qui est aux gouvernes ou qui va être aux gouvernes... plus aucun crédit n'est accordé.

Qui épluche leurs comptes ?
Réponse de le 15/06/2011 à 16:58 :
je vois pas en quoi les problemes de dsk ont une influance sur les publications et etudes d'une infime partie de tous les economistes qui bossent pour lui. Tu peux m'aider la dessus?
a écrit le 15/06/2011 à 15:11 :
Bonne nouvelle... Si privatisation, bien sûr. Le "printemps arabe" risque d'être différent, chez nous... Voyez la Grèce, la Catalogne, le Portugal, l'Angleterre,... A qui le tour..?
a écrit le 15/06/2011 à 15:04 :
"Le FMI appelle donc à la mise en place d'une agence indépendante qui établisse des prévisions de croissance indépendantes, ce qui renforcerait la crédibilité du processus budgétaire". Ne pas oublier qu'on est en période électorale et qu'il est nécessaire de donner un bilan présentable...
a écrit le 15/06/2011 à 14:50 :
Ca s'en va et ça revient ?
a écrit le 15/06/2011 à 13:42 :
C'est surtout les charges qu'il faut baisser et prendre une assiette plus large avec la TVA sociale ou un système similaire.
Ils parlent des jeunes et des allocations chômage alors que la majorité n'en touchent pas puisqu'ils ne décrochent même pas un premier job mais que des stages non rémunérés.
a écrit le 15/06/2011 à 13:26 :
C'est l'effet Christine Lagarde ?

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