Les universités réclament 15 à 20 millions d'euros

 |   |  332  mots
Copyright Reuters
Les présidents d'universités craignent que le gel de leurs crédits ne remette en cause les réformes en cours.

La séance plénière de la conférence des présidents d'université (CPU) jeudi s'annonce tendue. À moins que l'État n'accède d'ici là à leur demande pour désamorcer tout risque de crise avant la présidentielle. Le gouvernement met en avant à chaque budget les 9 milliards d'euros supplémentaires pour l'enseignement supérieur et la recherche promis par le chef de l'État en 2007 sur son quinquennat. Mais depuis 2011, le compte n'y est pas, dénoncent les universités.

Selon le SNTRS-CGT, les 256 millions d'euros d'augmentation des crédits de paiement prévus dans le budget 2012 correspondent, en euros constants, « à une baisse d'environ 1 % ».

Or, les universités passées à l'autonomie doivent assumées des transferts de charges (masse salariale, contrôle de gestion, systèmes d'information). La plus lourde est la masse salariale, qui progresse fortement dans certaines universités du fait de leur pyramide des âges. Un temps évoquée, la solidarité entre universités a fait long feu. Quant au rattrapage prévu en matière de postes et de budget en faveur des universités « sous-dotées », il n'a eu lieu qu'une année. La CPU réclame donc 15 à 20 millions d'euros pour boucler les budgets. Le ministère du Budget argue que les universités disposent d'un fonds de roulement de 1,5 milliard d'euros, mais les recteurs ne veulent pas voir amputé ce matelas de sécurité, qui équivaut à un voire deux mois de salaires.

En attendant, « certaines universités doivent geler des postes », constate Stéphane Tassel, secrétaire général du Snesup-FSU. De quoi faire peser des risques sur les réformes en cours (autonomie, nouvelle licence) alerte la CPU.

Dans l'entourage de Laurent Wauquiez, on promet une annonce dans les prochains jours. Le ministre de l'Enseignement supérieur en dira peut-être plus ce mardi lors de son audition par la commission de l'Education. Les crédits de l'enseignement supérieur et de la recherche seront, eux, examinés en commission des Finances mercredi.

Réagir

Votre email ne sera pas affiché publiquement
Tous les champs sont obligatoires

Merci pour votre commentaire. Il sera visible prochainement sous réserve de validation.

 a le à :