Alliot-Marie réapparaît pour tacler Sarkozy et Fillon sur le triple A

 |   |  337  mots
Copyright Reuters
Copyright Reuters (Crédits : Christophe Beauregard pour La Tribune)
L'ex-ministre UMP de la Défense et des Affaires étrangères, Michèle Alliot-Marie, a estimé dimanche que le gouvernement français avait fait une "erreur de communication" en dramatisant l'importance de la note souveraine de la France.

Le président Nicolas Sarkozy et les principaux ministres concernés ont longtemps fait de la préservation du triple A de la France - note maximale qui permet d'emprunter sur les marchés financiers à bon compte - un acquis à préserver à tout prix.

Michèle Alliot-Marie juge cette insistance "peu pédagogique" - "Il y a trois mois, les Français ne savaient pas ce qu'était le triple A", a-t-elle déclaré sur Europe 1.

"Je ne suis pas une grande spécialiste de communication mais pour moi, ça m'est apparu comme, effectivement, une erreur de communication", a ajouté l'ancienne ministre.

Selon un sondage réalisé par l'Ifop pour Sud-Ouest Dimanche, 66% des Français estiment désormais que la perte du triple AAA aurait des "conséquences grave" sur l'économie française.

Ces derniers temps, les menaces de dégradation de la note de la France se précisant du fait de la persistance de la crise économique et financière dans la zone euro, les dirigeants français se sont attachés à en minimiser les conséquences.

Nicolas Sarkozy, notamment, a estimé que ce serait une difficulté de plus, mais pas insurmontable. Le ministre des Affaires étrangères, Alain Juppé, a pour sa part dit que ce ne serait pas un "cataclysme".

Pour Michèle Alliot-Marie, il y a bien, au-delà des mots, un "vrai problème" : le niveau d'endettement du pays.

Pour autant, "cette fameuse dégradation du triple A n'a qu'un pouvoir très limité", a-t-elle ajouté. "C'est évident que le jour où les Etats ne seront plus endettés, les agences de notation n'auront plus aucun pouvoir."

L'agence Fitch Ratings a abaissé vendredi la perspective du triple A français à négative, ce qui signifie un risque supérieur à 50% d'abaissement de la note d'ici deux ans.

Les agences Moody's et Standard & Poor's ont pour leur part émis des doutes sur le maintien de la note maximale de la France et d'autres pays de la zone euro, y compris de l'Allemagne.

 

Réagir

Votre email ne sera pas affiché publiquement
Tous les champs sont obligatoires

Commentaires
a écrit le 18/12/2011 à 12:12 :
sur bfm elle a été vraiment mauvaise à vouloir défendre a tout prix N Sarkosy.elle a eu quelques bonnes réponses ex : quand les journalistes l'ont accusée d'oublier les classes moyennes elle a répondu A JUSTE TITRE que les journalistes en sont pour beaucoup en ne parlant que des pauvres?,et des riches mais jamais de ceux qui travaillent réellement ;JUSTE également en disant que si les états corrigent leur endettement,les agences de notations n'auront plus le pouvoir qui est actuellemnt le leur.elle a à juste titre signalé que le senat avait voté 41 nouvelles taxes mais,PAR CONTRE elle n'a pas cité de celles a peu prés aussi nombreuses de mr sarkosy !!!!!!!!

Merci pour votre commentaire. Il sera visible prochainement sous réserve de validation.

 a le à :