France : l'envolée du chômage sera difficile à enrayer

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Avec un taux de chômage qui atteindrait 10 % mi-2012, la France lorgne les bons résultats de l'Allemagne.

Face au chômage, « je ne renoncerai jamais », a martelé Nicolas Sarkozy mardi, quelques jours après avoir notamment présenté la formation des chômeurs comme une « priorité absolue », à l'occasion de ses voeux de fin d'année. Sans atteindre les niveaux espagnols (lire ci-contre), le taux de chômage au sens du Bureau international du travail (BIT) n'a cessé de progresser depuis la mi-2011. Il a atteint 9,3 % au troisième trimestre et, selon l'Insee, s'affichera à 9,4 % à la fin de l'année puis à 9,6 % à la mi-2012 (10 % en incluant l'Outre-mer).

Fin novembre, 2,8 millions de demandeurs d'emploi de catégorie A pointaient à Pôle emploi. Neuf Français sur dix placent donc logiquement l'emploi en tête de leurs préoccupations (sondage Harris Interactive pour RTL publié lundi). En revanche, 9 % seulement se disent optimistes sur l'évolution de la situation en 2012.

Et pour cause : le gouvernement dispose de peu de marges de manoeuvre pour enrayer cette progression, dans un contexte de ralentissement de l'économie. Si l'exécutif annonce 1 % de croissance du PIB en 2012, l'OCDE parie plutôt sur... 0,3 %. Et bien que le chef de l'État ait démenti l'hypothèse d'un troisième plan de rigueur, l'OCDE a chiffré à 7,5 milliards d'euros les économies supplémentaires nécessaires à la réduction des déficits en France à 4,5 % du PIB en 2012, et à 3 % en 2013.

Contraint dans ses dépenses, le gouvernement fait donc la chasse aux recettes. Mais la dernière proposition en date, la TVA « anti-délocalisation », provoque déjà la cacophonie au sein de l'UMP (lire page 4). Les yeux sont désormais rivés sur le sommet sur l'emploi du 18 janvier, qui accouchera, a promis le gouvernement, de mesures « concrètes ». Certaines des recettes qui seront évoquées sont d'ores et déjà connues. C'est le cas du chômage partiel, dont les modalités doivent être revues (les partenaires sociaux planchent déjà sur ce sujet) pour inciter davantage d'entreprises à y recourir.

La France lorgne du côté de l'Allemagne qui affiche un taux de chômage au plus bas depuis vingt ans (voir ci-contre), notamment en ayant eu massivement recours à ce dispositif en 2009. Les chiffres sont éloquents : quand la France a réussi, via ce dispositif, à préserver 266.000 emplois, son voisin fait bien mieux avec 1,5 million d'emplois conservés.

Autre mesure assez classique qui a le mérite d'avoir un impact rapide sur le taux de chômage : le recours aux emplois aidés. Selon « Les Echos » du 4 janvier, une circulaire du ministère du Travail prévoirait que, sur les 340.000 contrats aidés du secteur non marchand inscrits au budget, 225.000 devront être conclus au premier semestre. Enfin, pour favoriser le retour à l'emploi des chômeurs, le gouvernement souhaite doper leur formation.

Reste à savoir si elle profitera à plein aux chômeurs de longue durée qui, très éloignés de l'emploi, voient la fin de leurs droits approcher à la vitesse « grand V ».

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a écrit le 26/01/2012 à 18:00 :
@ L'immigré, EIFFEL à raison à 100 % car pourquoi si un étranger qui fait des études et ne retourne pas dans son pays pour qu'il en fasse profiter des acquis qu'on lui à donnée, et bien non il reste en FRANCE, car en FRANCE le soçiale est roi pour eux surtout si ils ont une famille, bon le tort des français c'est de refuser les travaux pénibles au profit des immigrées qui eux envoi une partie de leur argent pour leur famille, le tort des français c'est qu'on à perdu le sens de la solidarité, du partage, on rentre chez nous pour fermer nos appartements à double tour, par rapport aux étranger il y à une solidarité du partage et de la confiance qui est tout le contraire des français de base qui se méfie de tout le monde, qui pourras remettre nos différences en vigueur mais là j'entre dans le monde du rèves, car je vois pas un seul candidat pour les présidentielles qui remettrais en ordre la balance entre les immigrés et le français.
a écrit le 25/01/2012 à 20:47 :
Vu le taux de natalité en Allemagne, quand trop de travailleurs seront à la retraite, ils vont peut-être embaucher des Français, faute de bras (pas assez de jeunes pour compenser les départs, c'est aussi pour ça qu'il n'y a pas trop de chômage, peu de "réserves" inactives).
Réponse de le 26/01/2012 à 12:58 :
On peut toujours rêver. La machine allemande va s'arrêter comme les autres sous l'effet de la crise qui va envahir le monde entier. Grâce à son faible taux de natalité, l'Allemagne s'en sortira mieux que la France qui va peut-être connaître une agitation sociale sans précédente.
a écrit le 05/01/2012 à 13:09 :
les seules mesures efficaces que pourra prendre Sarko pour faire du chiffre c'est un de faire marcher à fond la machine à radier de pôle emploi cela permettra de faire bien dans le stats de mars! et deux de faire ce qu'il a annoncé c.a.d avancer les embauches en contrat aidé au 1er trimestre ce qui est un cadeau empoisonné pour le président suivant! Si le PS arrive au pouvoir est-ce que l'UMP aura le culot de dire que l'emploi des jeynes a plus progressé en début d'année qu'en fin d'année avec Copé plus c'est gros plus ça marche.
Sur le problème des chiffres de l'emploi la machine à enfumer sarkoziste va tourner à fond pendant 3 mois (voir également Sea france et la raffinerie de Grand couronne) qui cela leurre-t-il? à part le 3ème age enfumé par la sécurité?
a écrit le 05/01/2012 à 10:24 :
Arrêtons de critiquer l'Allemagne et prenons exemple sur elle.1,5 Millions d'emplois concervés en Allemagne pour 268000 chez nous. Alors.? Maintenant on veut nous ressortir la TVA sociale qui n'est pas autre chose que le jeu de bonneteau de Sarkozy avec les syndicats. Dommage pour notre pays qui mérite mieux que ça.
a écrit le 05/01/2012 à 8:09 :
le chomage n'est que le resultat combiné d'un manque d'activité (pas de travail a faire) et d'un manque de compétences employables.
Si le manque de travail peut provenir d'un manque de compétivité, le manque de compétences est entièrement imputable au système d'enseignement.
Les enseignants sont démotivés, tout comme les stagiaires, qui n'ont le plus souvent même pas les bases pour comprendre ce qu'on veut leur enseigner.
Voila le résultat du bac généralisé..
A propos, combien de bacheliers en % en Allemagne?
a écrit le 05/01/2012 à 7:49 :
Le gouvernement doit s'attaquer à la vraie cause du chômage qu'est l'immigration massive.
Réponse de le 05/01/2012 à 10:44 :
Encore ce discours imbécile de franchouillard frontiste que je me dois de dénoncer ! Stop annoying people with your stupid sentences! You're ridiculous! J'ignorais que nous envahissions la France tout comme j'ignorais que le gouvernement serait plus compétent qu'une entreprise en matière de recrutement.
Donc, si j'ai bien compris, si le gouvernement, en s'immisçant dans la politique stratégique de l'entreprise en matière de recrutement, devait favoriser les franchouillards, plus que les immigrés, bien que l'entreprise préférât les immigrés aux dits franchouillards parce qu'ils sont plus performants (étant au moins parfaitement bilingues, connaissant le milieu multiculturel, ayant effectué des études supérieures dans des grandes écoles), les entreprises françaises, face aux entreprises étrangères, seraient plus avantagées, en termes de compétition sur le marché très concurrentiel de l'exportation, source de revenus potentiels pour le pays, et auraient plus de possibilités en termes de recherche et développement. (Vous suivez, là ?)
Réponse évidente (un enfant l'aurait compris !) que j'ai déjà dite auparavant : aucune entreprise française ou étrangère responsable, soucieuse de sa pérennité, n'appliquera une politique visant à jouer sur la préférence ethnique, religieuse ou sociale. La seule politique qui prévaut reste la compétence : savoir, savoir-faire, savoir-être. Savoir : diplômes, certifications ; savoir-faire : expérience du terrain (ex. : stage) et de différents milieux culturels... ; savoir-être : connaissance approfondie des milieux multiculturels...
C'est avec des insanités de ce genre (votre réflexion sur l'immigration) que vous perdîtes des marchés importants (et aussi certaines guerres) : qui souhaiterait négocier avec un franchouillard arrogant et suffisant ? Quelle entreprise souhaiterait recruter un franchouillard faisant d'inadmissibles fautes d'orthographe, malgré un dictionnaire intégré dans les logiciels de traitement de texte, et étant peu doué en mathématiques ? Les immigrés que je connais sont au-dessus de tout cela : diplôme national et international de niveau BAC+5, Anglais courant (en plus du Français, bien sûr), milieux multiculturels (Europe, pays d'origine, Amérique du Nord) et j'en passe. Le franchouillard restera chômeur et sera financé par les impôts des contribuables immigrés qui lui ont ravi, après sélection et entretien d'embauche des plus rigoureux, sa place...
Et, une entreprise française, au détriment de sa compétitivité, serait-elle vraiment plus bête que vous pour laisser ce genre de personnes faire le bonheur d'une concurrence étrangère pour vos beaux yeux d'égoïste nombriliste ? Je me disais bien pourquoi la France va si mal et pourquoi les entreprises françaises sont moins performantes par rapport, par exemple, aux entreprises d'outre-Rhin : j'ai ma réponse. « Quand on ne veut pas d'immigrés compétents, on se doit de créer soi-même ses propres compétences, si le temps le permet ! », avais-je écrit. Relevez donc le défi, si vous êtes si fort.
C'est la mentalité de gens comme vous d'une époque totalement révolue qui aggrave davantage le chômage en France. Les franchouillards raisonnent encore et toujours à l'ancienne comme certains irréductibles Gaulois qui résistent encore et toujours à l'envahisseur...
Puisque la France et les français ne veulent pas de moi, quand je rentrerai dans mon pays, j'inciterais mes compatriotes à parler Anglais, à étudier dans un pays Anglo-saxon et à éviter d'acheter des produits français. Je suppose que cela est dans l'intérêt de la France, de votre point de vue. Wait and see...
Votre ministre de l'intérieur, que vous pouvez difficilement soupçonner d'être favorable à l'immigration, fit marche arrière sur une certaine circulaire du 31 mai 2011 en matière d'immigration, ce qui est un signe parce que j'en étais moi-même étonné...
Au fait, pour l'orthographe, il existe un proverbe bien Français (La majuscule est requise ici pour bien souligner l'origine incontestable de la chose dite) : "Charité bien ordonnée commence par soi-même" : corrigez donc les fautes de français de vos compatriotes, d'abord, au lieu de critiquer celles des étrangers ! Même chose pour les mathématiques.
Et, après, on pourrait éventuellement discuter de manière plus adulte...
Réponse de le 05/01/2012 à 12:12 :
La préférence nationale a été adoptée par tous les pays du monde et n'est pas un problème politique mais de bon sens. L'orthographe ne se décrète pas comme on veut et dans "un proverbe français", français à la valeur d'un adjectif. L'orthographe, c'est comme les lois, cela se respecte. Revenir sur une circulaire, n'est pas revenir sur la loi qu'elle ne fait que préciser. Par ailleurs, il faut éviter de poser en donneur de leçons de manière arrogante de surcroît.
Réponse de le 05/01/2012 à 13:45 :
Je ne pense pas que le problème du chômage soit due à l'immigration massive, mais plutôt au laxisme franco-français d'une vrai politique de migration en plus d'avoir donné pendant des années la carte d'identité française comme on donne des bonbons. Mais comme souvent la France est naïve, elle croit que tout le monde est beau et gentil.
a écrit le 05/01/2012 à 7:30 :
L'excédent commercial permanent et impressionnant de l'Allemagne, réalisé aux dépens des économies de la Zone Euro mois compétitives et réinvesti en dehors de celle-ci, représente une fuite de capitaux légale, il saigne ainsi à blanc la Zone Euro. Après la Grèce, l'Espagne, le Portugal et l'Italie ce sera la France. Il faut à tout prix stopper l'hémorragie que représente l'excédent commercial allemand puisque réalisé dans la Zone Euro et réinvesti en dehors de celle-ci. Le chômage des jeunes dans certains pays a dépassé les 40%. A quand la révolution?
Ces bénéfices ont souvent été réalisés aux dépens d'un surendettement des autres pays de l'Union Monétaire et de l'UE, en fait ce sont pour l'ensemble de l'UE des faux bénéfices, la fuite de capitaux elle est bien réelle. Les usines ont bien été construite partout dans le monde et sont aussi productives sinon plus productives que les nôtres.
a écrit le 05/01/2012 à 7:18 :
il faut bien 10 ans pour "établir" une entreprise...qu'avons nous fait il y a 10 ans pour promouvoir les entreprises nouvelles?
merci Messieurs.

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