Quelques semaines après les annonces du président Macron sur la consigne des bouteilles plastiques, les représentants des collectivités et les fédérations professionnelles sortent du bois avec quatorze propositions alternatives. Une réunion aura lieu le 15 au ministère de la Transition écologique.Jamais deux sans trois. Après avoir donné de la voix en 2019 et en 2023, les élus locaux remontent au front contre la consigne des bouteilles plastiques. Mi-mai, le président de la République a en effet demandé au gouvernement d'engager une concertation sur le sujet. « Aujourd'hui, nous payons un milliard et demi d'euros parce qu'on ne respecte pas les normes européennes sur la consigne », a affirmé Emmanuel Macron.
Et pour cause : les entreprises mettent en circulation chaque année près de 8 millions de tonnes de déchets plastiques à usage unique et environ 10 millions d’emballages réemployables. La loi Anti-gaspillage pour une économie circulaire (Agec) de 2020 contraint donc à passer de 26 % à 55 % de recyclage sur le plastique d’ici à 2030 et à 10 % d’emballages réemployés dès 2027 contre 7 % estimés à date.
Cette consigne consisterait à installer des bacs dans les supermarchés pour récupérer les bouteilles usagées, moyennant quelques centimes pour les consommateurs. Une « fausse consigne » selon les collectivités territoriales qui estiment que cela les priverait de la manne financière conséquente qu'elles tirent de la revente du plastique collecté dans les centres de tri.
« Une fausse solution »
Récusant une consigne « bénéfique pour l'environnement » permettant « d'améliorer le pouvoir d'achat des Français » ou « d'atteindre les objectifs européens », les édiles considèrent, encore et toujours que la consigne reste « une fausse solution pour la réduction de la consommation plastique ». Aux côtés des fédérations professionnelles, ils viennent de ressortir leurs quatorze propositions alternatives.