1,15 million de romans estampillés "Rentrée littéraire" vendus en deux mois

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Les verdicts sont tombés ce lundi concernant les prix Goncourt et Renaudot. Le premier a été remporté par Pierre Lemaitre pour Au revoir là-haut (Albin Michel) et la deuxième par Yann Moix pour Naissance (Grasset).
Des récompenses qui débouchent généralement sur une hausse spectaculaire des ventes puisque les romans couronnés voient leurs ventes rapidement s'accélérer, avec des coefficients multiplicateurs de deux à dix. Ce qui varie selon les ouvrages et les récompenses, le Goncourt arrivant en tête. On estime ainsi que l'obtention de ce prix génère entre six et huit millions d'euros de chiffres d'affaires pour la maison d'édition de l'heureux élu.
Mais avoir son livre estampillé "Rentrée littéraire" - temps fort du marché du livre et dont ces récompenses sont le point d'orgue - peut être également porteur et vendeur. A l'heure actuelle, ce sont près de 1,15 million d'exemplaires, estampillés "Rentrée littéraire", qui se sont déjà vendus entre fin août et mi-octobre. Ce qui a généré un chiffre d'affaires de 22,3 millions d'euros, selon une étude GfK.
La rentrée littéraire de septembre demeure donc un rendez-vous stratégique pour l'économie de la filière du livre, avec en point d'orgue les prix littéraires.
En cette rentrée, la majorité des 555 romans français et étrangers étaient proposés par les éditeurs en format papier et version numérique.
Comme en 2012, le palmarès à la mi-octobre est dominé par Amélie Nothomb, avec La nostalgie heureuse (Albin Michel) : 92.600 volumes papier écoulés et 3.530 estimés en numérique, précise GfK. Viennent ensuite d'autres habitués des rentrées littéraires et des listes de meilleures ventes comme Jean d'Ormesson, Eric-Emmanuel Schmitt, Yasmina Khadra, Chantal Thomas, Richard Ford, Jean-Louis Founier ou encore Claudie Gallay.
En revanche, Romain Puértolas et Pierre Lemaitre, aux 3e et 5e places, étaient les "plus inattendus" dans ce classement. Le premier roman de Romain Puértolas, L'extraordinaire voyage du Fakir qui était resté coincé dans une armoire Ikea (Le Dilettante), finaliste de dernière minute du prix Renaudot, s'est écoulé à 45.000 exemplaires papier, auxquels s'ajoutent 2.060 ventes numériques (4,4%).
Alertes en temps réel sur les informations économiques majeures.

Quant à Pierre Lemaitre, écrivain de romans noirs reconnu, mais dont c'est la première incursion hors du polar, son oeuvre s'est pour le moment vendue à 38.400 exemplaires papier et 1.885 versions numériques. Un chiffre plus qu'honorable qui devrait donc décupler au cours des prochaines semaines.
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