Prix "La Tribune" Jeune Entrepreneur : et les lauréats sont...

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Traquer le gaspillage d'électricité
Pour réduire la consommation énergétique d'un bâtiment, encore faut-il savoir où se trouve le potentiel d'économie d'énergie. Dorian Tourin-Lebret a creusé cette question à Centrale Paris avec sept autres étudiants, tous travaillant pendant leur temps libre.
Son système de tracking détermine distinctement le nombre de kilowattheures absorbés par les lampes à LED, les ordinateurs, et tout autre appareil.
Associé à deux anciens camarades depuis mars 2011, il équipe des hôtels, des immeubles de bureaux et des sites industriels, en France et à l'étranger. Ils ont compacté leur dispositif Smart Analyzer, un pavé de 20 cm sur 30 cm, en un boîtier de 5 cm de côté.
Smart Impulse en bref : 14 salariés ; siège social à Châtenay-Malabry (Hauts-de-Seine).
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Choisir des pointures mondiales comme copilotes
Après cinq ans de difficiles mises au point, Arnaud Desrentes, le fondateur d'Exoès, a signé à la fin de 2013 un premier contrat avec un grand équipementier américain. Dans quelques mois, sa technologie «EVE» aux neuf brevets équipera des camions neufs qui consommeront moins de carburant.
Il négocie déjà avec d'autres constructeurs et équipementiers de rang 1.
D'ici à cinq ans, Arnaud Desrentes prévoit qu'Exoès comptera une centaine de salariés.
CA 2013 : 190.000 euros.
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Se positionner là où Facebook ne veut pas aller
Depuis 2009, leur agence digitale explore des projets d'édition de contenus, comme un site sur le sport, plate-forme communautaire de la chaîne TV BeIn Sports. Début 2012, le duo a trouvé un nouveau cheval de bataille : créer un réseau social autour des animaux de compagnie.
Sa plate-forme en ligne Yummypets, accessible aussi via des applications mobiles, devrait franchir le million d'utilisateurs européens cette année.
Dominant déjà son marché (de niche) en Europe, Yummypets a l'ambition de devenir leader mondial d'ici à 2017.
CA 2013 : 260.000 euros.
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Piloter le prix d'un déménagement comme une réservation de vol
En deux ans, ce trio d'associés de moins de 30 ans a déjà créé 30 emplois. Massoud Ayati (sur la photo), Farid Lahlou et Zafar Baryali se sont rencontrés à l'université de Nanterre, où ils suivaient des études de finance. Pour arrondir les fins de mois, ils deviennent ponctuellement déménageurs ; le soir, dans leur cité universitaire, ils se demandent comment innover dans ce métier traditionnel.
Alertes en temps réel sur les informations économiques majeures.

De leurs réflexions est née Des bras en plus, une agence de déménagement qui reste ouverte le soir après 18h et les week-ends.
L'idée de faire varier leurs prix en fonction du calendrier et de la demande, ils l'ont empruntée aux compagnies aériennes, pionnières du «yield management». Pour garantir la qualité de leurs prestations, ils forment leurs nouvelles recrues au sein de leur «Des bras en plus academy».
Le résultat ?
Des bras en plus en bref : 30 salariés ; siège social à Paris et bureaux à La Courneuve. CA 2013 : 1,2 million d'euros.
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Une entreprise sociale pour concurrencer la Chine
En 2012, Laurent Berthuel réalisait 3 milions d'euros de CA grâce à son activité de reconditionnement de cartouches d'encre vides.
En confiant à des sous-traitants chinois le soin de les remplir avant de les remettre en circulation en France, il dégageait des marges confortables.
Il décide de transformer sa société, créée cinq ans plus tôt, en entreprise sociale, et de veiller à réduire l'empreinte écologique de son activité. Plus question d'envoyer les cartouches vides en Chine : le reconditionnement est désormais réalisé dans la région.
Fin mars, il a remporté un appel d'offres auprès du groupe La Poste. Un contrat pluriannuel, prévoyant une montée en charge progressive, qui devrait lui permettre d'atteindre en quelques années un volume de ventes équivalent à celui généré par son ancien business model.
En attendant, Laurent Berthuel poursuit ses efforts pour améliorer la traçabilité de ses produits et de ses déchets. Il réfléchit également à une solution de valorisation des toners d'imprimantes usagés. Des déchets pour lesquels il n'existe pas de débouché à l'heure actuelle.
Printerre en bref : 11 salariés et 2 personnes en formation ; siège social à Cherisy (28).
CA 2013 : 610.000 euros.
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L'expérience utilisateur au service de la pédagogie
Comme le chroniqueur des têtes couronnées Stéphane Bern, Rémy Perla déroule des histoires de princesses avec un grand sourire et un phrasé emphatique. Mais s'il se passionne pour les intrigues de palais, c'est pour mieux aider les enfants à apprendre à lire.
Pour endiguer la chute de la France dans le classement du Programme international de suivi des acquis des élèves (Pisa), le fondateur de Rêve aux lettres parie sur une méthode innovante, validée par des pédagogues : une correspondance épistolaire avec l'enfant pour l'immerger dans une histoire dont il est le héros et en partie l'auteur.
Derrière son âme d'enfant, cet informaticien formé à l'université de Strasbourg cache de solides compétences en ingénierie logicielle.
Outre sa formule «royale», pour un envoi automatisé des courriers via La Poste, Rêve aux lettres propose une formule «princière» permettant aux parents moins fortunés de recevoir un kit de lettres à imprimer eux-mêmes.
Et que les réfractaires aux contes de fées se rassurent : il déclinera aussi sa méthode dans d'autres univers.
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>>> FOCUS Gagner des prix d'entrepreneurs, à quoi ça sert ?
Les créateurs d'entreprise ont des journées bien chargées. S'ils prennent le temps de remplir des dossiers pour participer à des concours comme le prix La Tribune du Jeune Entrepreneur (PLTJE), et de « pitcher » pour décrocher un titre, ce n'est pas (uniquement) par amour de la compétition.
Car ces concours leur permettent de faire parler de leur société et, in fine, d'attirer les clients. C'est aussi l'occasion d'animer la communauté qu'ils fédèrent autour de leur marque, en ajoutant la fameuse touche d'émotion dans la relation client, tant recherchée aujourd'hui par les marketeurs.
Parfois, l'exposition médiatique entraîne des retombées inattendues. Ainsi, Jean-Paul Di Cristo, fondateur d'Aide@venir et finaliste du PLTJE 2013 dans la catégorie Social Business, a été invité par le cabinet de la ministre des Affaires sociales dans le cadre d'une réflexion sur les relations intergénérationnelles et le maintien à domicile des personnes âgées.
Les lauréats 2013
D'autres concurrents ont signé des contrats avec des membres du jury du PLTJE, représentants d'Orange, d'EDF et de la Caisse d'épargne. Mais tous le reconnaissent : s'il ne suffit pas de remporter des prix pour obtenir des crédits auprès de son banquier, ces récompenses rassurent et contribuent à créer des relations plus détendues. Plusieurs candidats ont fait affaires entre eux. Certains ont noué des amitiés, et s'appellent régulièrement pour échanger des idées et conseils.
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À l'exception d'un entrepreneur, qui a cessé son activité pour prendre des responsabilités chez un de ses clients, Airbus, tous sont encore en activité et suivent leur business plan : nouvelles embauches, contrats à l'export, création de filiales. Quelques-uns continuent leur moisson de distinctions. En mars dernier, Guilhem Velvé Casquillas, le fondateur d'Elvesys, et Romain Ravaud, qui développe Whylot, à Cambes (Lot), finalistes du PLTJE 2013, ont été sélectionnés parmi les 100 lauréats du Concours mondial de l'innovation, piloté par la Commission Innovation 2030 et lancé par le président de la République en décembre 2013.
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