Nicolas Sarkozy à Pékin pour un sommet euro-asiatique de crise

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La crise financière et économique va dominer les travaux du forum euro-asiatique qui regroupe 43 pays jusqu'à samedi.

Nicolas Sarkozy est arrivé ce vendredi à Pékin pour participer au sommet Asie-Europe (Asem) qui sera largement consacré à la crise financière. Jusqu'à samedi, l'Union européenne va notamment tenter de rallier les puissances émergentes à la refondation du système économique. (Visualiser le discours de Nicolas Sarkozy intégralement).

A l'exception du britannique Gordon Brown, quasiment tous les chefs d'Etat ou de gouvernement des pays de l'Asem, qui pèsent 60% du PIB mondial, assisteront au sommet de deux jours dans le cadre solennel du Palais du peuple, place Tiananmen. Quarante-trois chefs d'Etat et de gouvernement des vingt-sept pays de l'UE, des dix membres de l'Asean (Association des nations d'Asie du Sud-Est) et six autres pays asiatiques dont les poids lourds économiques - Chine, Inde et Japon - ont annoncé leur présence.

L'Europe, emmenée par le président français, qui milite pour la refondation du capitalisme, doit profiter de ce septième sommet pour demander à l'Asie de s'impliquer dans une solution à la crise mondiale, au moment où les Bourses restent très fagilisées et où de nombreux pays sont menacés par la récession.
"Nous avons besoin de l'Asie et plus particulièrement de pays comme la Chine, l'Inde et le Japon", a déclaré jeudi le président de la Commission européenne José Manuel Barroso à Pékin.

La Chine a salué la proposition d'un sommet du G20 aux Etats-Unis le 15 novembre pour tenter de parer au risque d'une récession mondiale, affirmant étudier "favorablement" sa participation, sans donner encore une réponse qu'elle pourrait réserver à l'Asem.

La tempête économique actuelle risque fort d'éclipser les autres questions figurant au menu: dossiers nucléaires iranien et nord-coréen, réchauffement climatique, développement durable et sécurité alimentaire. Mais José Manuel Barroso a assuré que la question des droits de l'homme ne serait pas escamotée au sommet.

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