Le FMI blanchit Dominique Strauss-Kahn
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Le conseil d'administration du Fonds monétaire international (FMI) a blanchi samedi Dominique Strauss-Kahn (DSK) des accusations de harcèlement, favoritisme et abus de pouvoir dans l'enquête sur la liaison entre le directeur général du FMI et l'une de ses subordonnées. "Le conseil d'administration note que l'incident était regrettable et qu'il traduit une grave erreur de jugement de la part du directeur général", précise un communiqué du conseil qui poursuit : "le conseil d'administration rappelle que la conduite personnelle du directeur général représente une donnée importante pour l'institution et que, de ce fait, cette conduite doit être irréprochable en toutes circonstances".
L'enquête, menée par un cabinet d'avocats indépendant sur d'éventuels agissements inappropriés de Dominique Strauss-Kahn, reconnaît que la liaison que le directeur du FMI a entretenue avec Piroska Nagy, économiste au sein du département Afrique, était consensuelle. L'enquête n'a pas démontré que DSK avait contraint Piroska Nagy à une relation non consentie et n'a pas déterminé que le directeur général avait usé de son influence pour faire bénéficier sa collaboratrice d'un traitement de faveur. L'investigation n'a pas non plus montré que DSK avait fait pression pour que la jeune femme quitte le FMI. Nagy a pris seule la décision de démissionner au mois d'août, précise le rapport.
Le président du conseil d'administration, Shakour Shaalan, a précisé que la décision a été rendue à l'unanimité des vingt-quatre membres. Le conseil voulait résoudre au plus vite cette affaire à un moment où la crise financière mondiale continue de se propager et que la chute des marchés entretient le spectre d'une récession durable et profonde de l'économie de la planète.
Dans une téléconférence avec des journalistes, Shakour Shaalan a précisé que DSK disposait toujours de la confiance du conseil d'administration. "Nous sommes parvenus à la conclusion que cela n'entravera en rien l'efficacité du directeur général pour affronter les difficiles défis qui se profilent", a précisé Shakour Shaalan qui représente l'Egypte et d'autres pays arabes au sein du conseil. "Il s'agit d'un incident malheureux pour lequel il (Strauss-Kahn) a exprimé ses regrets et le conseil a accepté ses excuses".
Aucune sanction n'a été prise à l'encontre de l'ancien ministre socialiste des Finances, mais Shakour Shaalan a reconnu que le personnel féminin du FMI éprouvait des inquiétudes concernant le comportement de DSK. "Je lui ai personnellement parlé après la réunion et je l'ai informé que cela ne pourrait plus se reproduire", a ajouté Shakour Shaalan. Il a également précisé que DSK n'avait jamais fait part de son intention de démissionner. "Il ne fait pas de doute dans mon esprit qu'il retrouvera très vite la confiance qu'il a perdue", a conclu Shakour Shaalan.
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Un porte-parole du FMI a précisé que les excuses du directeur général ayant été acceptées par le conseil d'administration, l'affaire était désormais close. DSK a affirmé pour sa part "regretter profondément cet incident" et a admis en "endosser toute la responsabilité."
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