Pas de baisses de TVA au sein de la zone euro

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Selon Jean-Claude Juncker, le président de l'Eurogroupe, les pays de la zone euro n'opteront pas pour une baisse de leur taux de base TVA dans le cadre des plans de relance de l'économique. Les quinze Etats de la zone euro refusent de suivre l'exemple de la Grande-Bretagne.

Les quinze Etats de la zone euro ont annoncé lundi soir qu'il ne baisseraient pas leurs taux principaux de TVA pour faire face à la récession économique, refusant ainsi de suivre l'exemple de la Grande-Bretagne. "Aucun gouvernement n'envisage une telle mesure", a déclaré à la presse le chef de file des ministres des Finances de la zone euro, Jean-Claude Juncker, à l'issue d'une réunion avec ses collègues à Bruxelles. Et d'ajouter : les Etats de la zone euro "ont déclaré ne pas vouloir agir sur le taux normal de TVA", et "n'abaisseront pas" ce taux. "Vous ne pouvez être sûr et certain qu'un effet sur les prix et donc sur la consommation se produira" en cas de baisse du taux de base de la TVA, a argumenté le président de l'Eurogroupe, qui est à la fois ministre des Finances et Premier ministre du Luxembourg.

La Grande-Bretagne vient d'annoncer une baisse temporaire au 1er décembre de son taux de TVA (sauf sur l'alcool, le tabac et l'essence) qui passera de 17,5% à 15%, le minimum autorisé dans l'Union européenne, ce qui coûtera au pays 12,5 milliards de livres (14,8 milliards d'euros). Pour Jean-Claude Juncker, "le fait d'annoncer une baisse de la TVA temporaire" suivie peu de temps après d'un relèvement "ne produira pas les éffets souhaités sur le moyen terme". Cependant, poursuit le ministre des Finances de la zone euro , "nous pensons que c'est une décision qui appartient à chaque Etat", et "il n'est pas exclu que d'autres pays" de l'UE, non membres de la zone euro et autres que le Royaume-Uni, "l'annonceront".
 

La Commission européenne a proposé la semaine dernière aux Etats de l'UE d'utiliser cet outil comme instrument possible pour soutenir l'économie, dans le cadre de son projet de plan de relance européen de 200 milliards d'euros. Vingt-cinq Etats de l'Union européennes sur 27 appliquent un taux supérieur au plancher européen, sauf le Luxembourg et Chypre (qui sont à 15%). Ils peuvent donc en théorie abaisser ce taux principal de TVA à condition de ne pas aller en-dessous du minimum admis.


Jean-Claude Juncker a par ailleurs indiqué que les ministres des Finances de la zone euro estimaient que le plan de relance de la Commission dans son ensemble va "dans la bonne direction". "Nous avons estimé tous que d'une façon générale les propositions de la commission vont dans la bonne direction (...) et que tous les plans nationaux qui jusqu'à présent on été présentés respectent les éléments qualitatifs énumérés par la Commission", a-t-il dit.  "Et nous avons obtenu l'assurance que tous les plans nationaux qui seront présentés par la suite respecteront les indications qualitatives" données par la Commission, a-t-il ajouté.
 

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a écrit le 09/10/2009 à 13:41 :
Mais qu'est ce qu'il va être fait alors, c bien on nous dit ce qui ne sera pas mise en oeuvre mais peut-on nous dire quelles seront les dispositions prises par chacun des gouvernements, c'est ça qui nous intéresse....
a écrit le 09/10/2009 à 13:41 :
Mr.Jucker a tort.;;
a écrit le 09/10/2009 à 13:41 :
C'est dommage, car une baisse de la TVA (qui frappel indistinctement tout le monde quels que soient ses revenus) compensée par une hausse de l'impot sur le revenu serait une solution plus juste que les autres. Seulement, le dogme libéral des baisses d'impots frappe encore, et on va en fait voir se multipliser les taxes non progressives à l'image de ce qui va se faire en France pour le financement de la TV publique.
a écrit le 09/10/2009 à 13:41 :
Il est vrai, qu'à l'expérience française, le consommateur n'a pas bénéficié de la réduction du taux de TVA, dans les travaux du bâtiments, la différence de prix ayant été captée par les entreprises, qui estimaient pouvoir récupérer de la marge ( pas forcément bénéficiaire), en conséquence, cela ne c'est pas traduit généralement, par une distribution de pouvoir d'achat; si! il y a eu un gagnant, l'ETAT, car parallèlement à l'aide aux entreprises qu'il ne pouvait officialiser, il supprimait aux contribuables la faculté de déduction de travaux récupérables sur leurs impôts, conclusion: la TVA réduite de 19.6% à 5.5% a été un ballon d'oxygène donné aux entreprises , mais payé par les contribuables.
La morale est qu'en toute chose, l'ETAT (donc les mangeurs de fromage)ne réduit pas la pression fiscale, nous avons tellement de gens intelligents et idiots, que nous ne pouvons croire à une application "politique" qui respecte l'être humain, l'honnêteté n'est peut-être pas de ce monde.
a écrit le 09/10/2009 à 13:41 :
La baisse de la tva est un attrape con. Les prix sont corrigés pendant un laps de temps très court, avant de retrouver leur prix initial.

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