Etats- Unis : consommation en berne, chômage en hausse en novembre

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Les dépenses de consommation des ménages américains ont baissé pour le cinquième mois consécutifs. Par ailleurs, les demandes d'allocations chômage ont augmenté plus fortement que prévu. Enfin, les commandes de biens durables ont mieux résisté et reculé que de 1% après avoir chuté de 8,4% en octobre.

La conjoncture aux Etats-Unis ne s'arrange guère. Pour le cinquième mois consécutif, les dépenses de consommation des ménages - qui assurent  70% de la croissance outre-Atlantique - ont baissé en novembre,  reculant de 0,6% par rapport à octobre, selon les chiffres officiels corrigés des variations saisonnières publiés ce mercredi. Il s'agit d'une première dans les annales de cette statistique publiée depuis 1959 par le département du Commerce. La baisse est néanmoins inférieure aux prévisions des analystes (qui escomptaient un repli de 0,8%). Elle marque aussi un ralentissement du recul de la consommation après la baisse de 1% observée le mois précédent.
 

Les revenus des ménages ont reculé pour leur part pour la première fois depuis le mois de juillet, cédant 0,2% en novembre, après une hausse de 0,1% en octobre, indique le ministère. Les analystes attendaient une stabilité des revenus par rapport au mois précédent. Les foyers font preuve de prudence face à la crise, préférant mettre de l'argent de coté en prévision de jours plus sombres. De fait, le taux d'épargne a fortement augmenté, passant à 2,8% de leur revenu disponible (contre 2,4% en octobre), soit son plus haut niveau depuis mai 2008. La nouvelle baisse des dépenses de consommation en novembre tend à confirmer les prévisions de nombre d'économistes, qui s'attendent à une accentuation du recul du PIB au quatrième trimestre.
 

Nouvelle hausse des inscriptions au chômage

Les inscriptions hebdomadaires au chômage ont augmenté de 30.000 la semaine dernière aux Etats-Unis pour atteindre 586.000, selon le département du Travail. Les économistes attendaient en moyenne des inscriptions en hausse moindre, à 560.000 par rapport au chiffre publié en première estimation à 554.000 pour la semaine au 13 décembre. La moyenne mobile sur quatre semaines, considérée comme un baromètre plus fiable car elle lisse les variations hebdomadaires, est elle aussi en hausse à 558.000 la semaine dernière contre 544.250 la semaine précédente. Le nombre d'inscriptions hebdomadaires est au plus haut depuis 26 ans, tant selon les chiffres à la semaine qu'en moyenne mobile. Pour les inscriptions de la semaine écoulée, elles sont les plus élevées depuis celles de la semaine au 27 novembre 1982. Le nombre de chômeurs indemnisés est en revanche à la baisse. Il s'est élevé à 4,370 millions lors de la semaine au 13 décembre (dernière semaine pour laquelle ces chiffres sont disponibles) contre 4,387 millions la semaine précédente.

Les commandes de biens durables se reprennent légèrement

Après la catastrophe du mois d'octobre, les commandes de biens durables ont mieux résisté en novembre. Certes elles ont  encore reculé mais de façon plus modérée. La baisse ressort à 1%, ce qui est moins que prévu, après le vif recul d'octobre, désormais estimée à 8,4% au lieu de 6,9% annoncée à l'origine. La chute d'octobre est la plus forte sur un mois depuis celle de 14% enregistrée en juillet 2000. Pour novembre, le marché attendait un recul de 3%. L'essentiel de la baisse de novembre est due au recul des commandes de biens dans les transports qui ont chuté de 7,4%. Hors matériel de transport, les commandes de novembre sont en hausse de 1,2% après avoir reculé de 6,8% en octobre. En novembre, les commandes d'ordinateurs ont notamment augmenté.

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Commentaires
a écrit le 09/10/2009 à 13:41 :
jgj
a écrit le 09/10/2009 à 13:41 :
Souvenez-vous d'il y a 1 ans et demi. Le petit Nicolas n'arrêtait pas de nous donner en exemple à imiter les Etats-Unis et le Royaume-Uni. Lorsqu'on a fait la preuve de son imcompétence, il faut savoir prendre ces responsabilités.
a écrit le 09/10/2009 à 13:41 :
Même si je n'aime pas notre président ce n'est pas parce qu'on se trompe qu'on démissionne... sérieux quoi.
Sinon ce qui est relativement inquiétant ce n'est pas la débâcle de l'empire mais plus là où va passer la puissance économique: à des dictature religieuses et/ou racistes. On peut haïr les états unis pour avoir tenté de colonisé la France et avoir développé un mode de vie décadent mais on leur doit également beaucoup de nos libertés actuelles.

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