Ukraine : Gazprom maintient ses menaces sur ses livraisons de gaz

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Le groupe gazier russe cessera de livrer du gaz à l'Ukraine à partir du 1er janvier si un nouveau contrat n'est pas signé avant minuit. Il accuse par ailleurs Kiev de chantage.

Le spectre d'un nouveau conflit gazier entre Moscou et Kiev se rapproche à nouveau. Alors que l'espoir d'une sortie de crise avait grandi mardi, les tensions sont reparties de plus belles ce mercredi entre les deux pays, qui doivent renouveler le contrat de livraison de gaz russe qui prend échéance le 1er janvier. "En l'absence d'un contrat on ne peut pas livrer de gaz à l'Ukraine, et nous ne le ferons pas", a expliqué ce mercredi Alexendre Medvedev, le numéro deux de Gazprom.

Le géant gazier russe réclame à Kiev le paiement de plus de deux milliards de dollars de dette avant de signer un nouveau contrat de fourniture. Mardi, l'Ukraine a pourtant annoncé qu'elle avait procédé au paiement de ses dettes pour le gaz russe livré en novembre et en décembre. "La somme de 1,5 milliard de dollars est bien arrivée sur le compte de RosUkrEnergo mais pas encore chez Gazprom", a indiqué Alexandre Medvedev. Mais Gazprom exige par ailleurs 450 millions de dollars de pénalités en raison des retards de paiements.

Selon Gazprom, les autorités ukrainiennes auraient menacé de confisquer le gaz russe transitant par son territoire vers l'Europe, si la Russie venait à couper ses livraisons. "Nous sommes dans une situation dans laquelle les volumes (de gaz) transitant vers l'Europe occidentale sont en danger", a poursuivi, le numéro deux du groupe. "Cette position peut seulement être qualifiée de chantage".

Une situation qui inquiète les Européens alors que 80% des livraisons gazières qu'ils reçoivent de Russie transitent par l'Ukraine. Lors d'un précédent conflit, en janvier 2006, les exportations vers l'Europe avaient été perturbées et Moscou avait accusé Kiev de siphonner le gaz européen. Le ministre allemand de l'Economie, Michael Glos, a ainsi appelé ce mardi les deux pays à se mettre d'accord "d'ici la fin de l'année" sur le conflit gazier qui les oppose.

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Commentaires
a écrit le 09/10/2009 à 13:41 :
Une seule solution viable et d'avenir: que l'Union Européenne intègre l'Ukraine au plus vite malgré les énormes problèmes que cela pose (on les connait déjà avec la Bulgarie qui est dans l'Union!...). Faire entrer l'Ukraine dans l'espace Schengen, cela "simplfierait" et aiderait également pour les problèmes d'immigration. Et faire que l'Euro devienne rapidement la monnaie "véhiculaire", utilisée réellement au quotidien dans ce pays, avant même que l'Ukraine puisse intégrer la zone Euro! Malgré les cris d'orfraie de la Russie, qui y trouverait en réalité son compte avec une frontière stable et un client dont la solvabilité serait garantie dans le cadre de l'UE...
a écrit le 09/10/2009 à 13:41 :
Non, l'entrée des pays de l'Est a été une erreur stratégique économique énorme, menaçant l'éconimie des pays de l'ouest : on distribue nos euros et nos emplois à l'Est, qui sont des satélites Yankees, et eux nous refilent leurs M...ES, chomage, misère, sans abris...

L'Ukraine est un pays culturellement et historiquement Russe, qui n'a rien a faire dans l'Europe judéo-chrétienne, si la russie n'intègre pas l'Europe, et si l'Europe ne se sépare pas une bonne fois pour toute de l'axe Israélo-Américain qu'est l'OTAN !

Alain MORAUD
MONTPELLIER
a écrit le 09/10/2009 à 13:41 :
ukraine est pas un pays russe ukraine est un pays reponsa m.moraud

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