Opération sauvetage de l'économie américaine

C'était la première mission de Barack Obama : réparer une économie devenue folle. Bilan en chiffres.

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787 milliards de dollars.
Le plan de relance adopté par le Congrès en février représente 5,5 % du produit intérieur brut des États-Unis. Ce plan comprend 500 milliards de dollars d'investissements ? dont 120 dédiés aux infrastructures ? et 287 milliards de dollars de baisses d'impôts. Les couples mariés dont les revenus annuels sont inférieurs à 150.000 dollars verront leurs impôts baisser de 800 dollars.

8,5% de chômeurs.
Depuis l'entrée en récession des États-Unis en décembre 2007, 5,1 millions d'emplois ont été détruits. Barack Obama a promis que son plan de relance « créera ou préservera 3,5 millions d'emplois ». Après un repli de 6,3 % au quatrième trimestre 2008, Wall Street table sur contraction de 4,9 % du PIB au premier trimestre.

134,6 milliards de dollars.
C'est la réserve encore disponible dans le plan de stabilisation de la finance voté en octobre (Tarp). Initialement doté de 700 milliards de dollars, ce plan a été dépensé pour moitié par la précédente administration, essentiellement pour recapitaliser les banques, l'assureur AIG, puis aider GM et Chrysler. Le Trésor prévoit d'employer 75 à 100 milliards de dollars du Tarp pour lancer des partenariats publics privés. Objectif?: lever jusqu'à 1.000 milliards pour racheter des actifs « toxiques » aux banques.

1.000 milliards de dollars.
Il s'agit du montant maximal auquel la Réserve fédérale pourra porter le programme Talf, à l'origine fixé à 200 milliards de dollars et destiné à stimuler le crédit à la consommation. La consommation contribue aux deux tiers du PIB américain.

2.000 milliards de dollars.
En six mois, la Fed a plus que doublé son bilan. Cela dit, il représente environ 10 % du PIB des États-Unis alors que celui de la Banque centrale européenne équivaut à 16 % de l'économie de la zone euro. La Fed, qui a pratiquement ramené son taux directeur à 0 %, multiplie les mesures « non conventionnelles »?: liquidités aux banques, fonds à des acteurs non financiers, achat de bons du Trésor...

1.750 milliards de dollars 2009.
C'est le déficit budgétaire attendu en 2009, enfonçant celui de 2008 (- 454,7 milliards). L'année prochaine, le trou budgétaire se creusera encore de 1.170 milliards. Sur les 3.550 milliards de dollars du projet de budget pour l'exercice fiscal 2010, qui démarrera en octobre, 634 milliards de dollars serviront à lancer la réforme de l'assurance santé dont 46 millions d'Américains sont dépourvus. Obama a hérité d'un déficit supérieur à 1.000 milliards de dollars et promis de le diviser par deux en cinq ans.

19,1 millions de logements inoccupés, soit 14,6 % des stocks nationaux.
Les prix de l'immobilier continuent de chuter aux États-Unis du fait des saisies que l'administration espère endiguer avec un programme de 75 milliards de dollars, même si cette baisse a ralenti en février à 18,6 % sur un an. Depuis le pic de la mi-2006, l'indice S&P/Case-Shiller des dix plus grandes villes a lâché 31,6 %. L'an dernier, le patrimoine des ménages américains a maigri de 11.200 milliards de dollars.

150 enquêtes ouvertes sur des hedge funds.
Nommée par Barack Obama, Mary Schapiro, la présidente du gendarme des marchés financiers (SEC), n'a pas attendu la vaste réforme de la réglementation en gestation pour faire respecter la loi à Wall Street.

12 points.
C'est le saut de confiance des consommateurs américains enregistré en avril, selon l'indice publié hier par le Conference Board, qui s'est établi à 39,2 points.

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