La Fed retirera ses dispositifs d'urgence à un moment "approprié"

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(Crédits : © 2009 Thomson Reuters)
Le président de la Banque centrale américaine (Fed) a annoncé que les mesures de soutien à l'économie misent en place lors de la crise seront retirées à un moment approprié.

La Fed inversera son soutien à l'économie au moment "approprié". L'économie américaine a encore besoin du soutien de la politique monétaire ultra-accommodante menée par la Réserve fédérale mais celle-ci se tient prête à retirer les mesures de soutien à mesure que la croissance "mûrira", a déclaré jeudi le président de la Fed, Ben Bernanke .

Les conditions économiques actuelles (reprise lente, taux de chômage élevé et absence de menaces d'inflation) constituent en quelque sorte une garantie que le taux directeur de la Fed restera très bas encore longtemps, explique en substance Ben Bernanke avant de préciser : "Néanmoins, lorsque l'expansion économique se sera fortifiée, la Réserve fédérale devra commencer à resserrer sa politique monétaire pour empêcher le développement de pressions inflationnistes".

Retirer les dispositifs d'urgence

Parmi ces outils, il a notamment mentionné les opérations de reprise de réserves et une "facilité de dépôt à terme" qui permettrait d'inciter les institutions financières à réduire l'octroi de crédit en cas de résurgence des risques inflationnistes. Plusieurs économistes appelés à témoigner devant la commission de la Chambre après Ben Bernanke ont jugé, dans leurs témoignages préparés à l'avance, que cette stratégie comportait certains risques, notamment celui d'exposer la banque centrale au risque de crédit potentiel.


La Fed va vendre ses actifs progressivement


Ben Bernanke a également déclaré que la Fed devrait vendre progressivement la quantité considérable d'actifs qui figure sur son bilan, à mesure que l'économie américaine se redresse. Il a expliqué que la Fed comptait revenir à un portefeuille composé uniquement d'obligations du Trésor. Attendre que les titres liés au crédit hypothécaire arrivent à maturité prendrait, d'après lui, trop longtemps. C'est pourquoi un processus de vente "progressive" d'actifs serait déclenché le moment venu. "Nous aimerions ramener notre bilan à un niveau comparable à celui d'avant la crise", c'est-à-dire à "moins de 1.000 milliards de dollars", conclut Ben Bernanke.

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