Dans la zone euro, la croissance sur les 12 derniers mois a atteint 1,9%
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La consommation des ménages et l'investissement ont alimenté la croissance économique de la zone euro au deuxième trimestre. Voilà ce que montre les dernières statistiques publiées jeudi par Eurostat, qui a également révisé à la hausse la croissance annuelle au premier trimestre.
Le bureau de la statistique de l'Union européenne a confirmé sa première estimation d'une hausse de 1,0% du produit intérieur brut (PIB) au deuxième trimestre par rapport au trimestre précédent, dont la croissance a été révisée à 0,3%, contre +0,2% annoncé précédemment.
La zone euro affiche ainsi son plus fort rythme de croissance trimestrielle en plus de trois ans. Aux Etats-Unis et au Japon, le trimestre s'est soldé par une croissance progressant respectivement de 0,4% et 0,1%.
Signe plutôt encourageant, Eurostat a aussi fait état d'une hausse révisée à 1,9% sur un an contre une première estimation de 1,7%, après un premier trimestre à +0,8% (révisé de +0,6%).
L'Allemagne, première économie de la zone euro, a été le moteur de cette croissance. En revanche, la Grèce, durement frappée par la crise, est l'unique pays membre à avoir enregistré une contraction de son PIB, sachant toutefois que les chiffres de l'Irlande n'ont pas été publiés.
Selon les analystes, la croissance devrait toutefois faiblir dans le courant de l'année, grevée par les mesures d'austérité engagées par de nombreux gouvernements et par une baisse de la demande de produits étrangers aux Etats-Unis et en Chine.
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Le taux directeur de la BCE reste inchangé
La Banque centrale européenne ( BCE ), qui doit se réunir dans la journée, devrait décider de repousser la sortie de son plan d'aide aux pays en difficulté. Elle a par ailleurs décidé de laisser inchangé son taux directeur. La reprise s'avère en effet contrastée au sein de la zone euro et le système bancaire des pays périphériques reste fragile.
La consommation des ménages a contribué à augmenter le PIB de 0,3 point de pourcentage sur le trimestre, les investissements également de 0,3 point, les dépenses publiques de 0,1 point et les stocks de 0,2 point.
"La progression de l'investissement est selon moi induite par des dépenses d'investissement qui ont été reportées depuis 2009 en raison du contexte d'incertitude. On assiste donc à un certain rattrapage", explique Stefan Schneider, économiste en chef à la Deutsche Bank Research.
La pression fiscale va s'intensifier soulignent des analystes
"L'embellie qu'a connue la consommation pourrait être limitée en raison d'un taux de chômage à un plus haut de 12 ans à 10% au sein de la zone euro et qui pourrait encore augmenter, d'une croissance des salaires inexistante et d'une pression fiscale qui va s'intensifier", commente de son côté Howard Archer, de IHS Global Insight.
D'autres statistiques publiées séparément par Eurostat montrent que les prix à la production dans la zone euro ont légèrement progressé en juillet, affichant une hausse de 0,2% sur un mois et de 4,0% sur un an. Cette hausse s'explique en partie par un plus faible coût de l'énergie en juillet 2009.
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