Quand Warren Buffett oublie de remercier Barack Obama
Jérôme Marin, à New York
Jérôme Marin, à New York
Faut-il y voir un désaveu cinglant pour Barack Obama ? C'est la question qui se pose ce mercredi après la publication d'un éditorial de Warren Buffett dans le New York Times, dans lequel il rend hommage à l'action du gouvernement pendant la crise. L'investisseur le plus influent de la planète remercie en particulier Ben Bernanke, le président de la Réserve fédérale, Timothy Geithner, à l'époque président de la Fed de New York, Henry Paulson, le secrétaire au Trésor, Sheila Blair, qui dirige toujours la FDIC, et le président George W. Bush... mais pas Barack Obama !
"En septembre 2008, Barack Obama n'était pas encore président", s'est défendu Warren Buffett, qui avait soutenu en 2008 la candidature du sénateur de l'Illinois, sur CNBC. "J'ai souhaité remercier le gouvernement de l'époque et ses principaux acteurs". Dans sa lettre, qu'il adresse à l'oncle Sam, le milliardaire n'évoque, il est vrai, que des évènements ayant eu lieu à l'automne 2008: les difficultés de Freddie Mac, de Fannie Mae et d'AIG, la faillite de Lehman Brothers et la situation délicate des autres grandes banques américaines.
À lire également
Warren Buffett oublie cependant le rôle primordial joué à l'époque par Barack Obama, alors candidat à l'investiture suprême, pour faire adopter le plan de sauvetage du système financier au Sénat américain. Il oublie également que de nombreuses modalités de ce plan ont été mises en œuvre après la prise de fonction de l'administration démocrate. Il oublie encore les 800 milliards de dollars débloqués par cette dernière pour lancer son gigantesque plan de relance. "Je pense que cela a été moins important", se justifie-t-il.
Jérôme Marin, à New York
Guerre au Moyen-Orient : les économies émergentes souffrent mais devraient résister en 2026
🔴 Sommet européen au Monténégro, réacteurs nucléaires japonais, Bourses… L'essentiel de l'actualité ce vendredi 5 juin
Nouveaux droits de douane : les États-Unis infléchissent leur offensive face à Bruxelles
« 2026 pourrait être la pire année depuis 2013 » : le pouvoir d'achat des Français va souffrir