Le sauvetage des banques américaines coûtera moins cher que prévu

Initialement attendu à 350 milliards de dollars, le coût du plan Tarp devrait finalement être dix fois moins important. Il représentera moins de 1% du PIB, assure le Trésor.
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Le très décrié plan Tarp ne sera finalement pas aussi coûteux que ne le pensaient les commentateurs aux Etats-Unis. Auditionné ce jeudi par le Congressional Budget Office (CBO), l'organisme non partisan du Congrès chargé de suivre le Budget de l'Etat, Timothy Geithner a assuré que le cumul de ces aides publiques accordées au secteur financier - ainsi qu'aux constructeurs automobiles General Motors et Chrysler - ne dépassera pas 1% du Produit intérieur brut américain.

Le Trésor estime que la facture sera d'environ 30 milliards de dollars, incluant les gains qui seront générés par la revente, prévue en 2011, des 80% du capital que l'Etat possède dans AIG, l'ancien premier assureur mondial qu'il a sauvé de la faillite en injectant plus de 160 milliards de dollars. Selon la dernière estimation du CBO, le coût net du Tarp s'élèverait à seulement 25 milliards de dollars.

Ce coût est "remarquablement bas" comparé aux précédentes crises bancaires de l'histoire, a fait valoir le secrétaire au Trésor. Il a ainsi rappelé qu'une étude du Fonds monétaire international (FMI) montre que le coût moyen de résolution des 40 crises bancaires comptabilisées depuis 1970 représentait en moyenne 13% du PIB des pays concernés.

"Toutefois, le coût réel de la crise pour l'économie, impliquant des destructions d'emplois, de richesse et de croissance, est bien plus élevé. Mais les dégâts auraient été bien pires sans une réponse d'urgence du gouvernement", a-t-il souligné.

Début décembre, le Trésor américain a cédé les derniers titres qu'il possédait dans Citigroup, dégageant une belle plus-value dans cette opération. Le sauvetage de la banque new-yorkaise lui aura rapporté au total un bénéfice de 12 milliards de dollars.

A la mi-novembre, il avait réduit très fortement sa participation dans General Motors, à l'occasion du retour en Bourse du numéro un américain de l'automobile. Il y a en revanche peu de chances qu'il rentre dans ses frais: il lui faudrait revendre ces dernières actions à environ 50 dollars alors que le cours plafonne à 34 dollars.

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Commentaires 2
à écrit le 17/12/2010 à 12:23
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Les dépêches d'agence, c'est bien, mais les informations récoltées, c'est mieux. Selon The Nation, "le document confirme que les 700 milliards de dollars du département du Trésor consacrés au sauvetage des banques... et votés dans une loi sous l'ère...

le 17/12/2010 à 18:39
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Ils parient deja sur la faillite de l'Europe. ils sont très forts

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