• La Tribune
  • La Tribune Dimanche
  • La Tribune Afrique
  • Air&Cosmos
  • |
  • Événements
  • L'instant Sélection
Une du journal La Tribune

Dernière édition

Flèche menu déroulant
Newsletters
Logo La Tribune
  • Économie
  • Finance
  • Tech & IA
  • Énergie & industrie
  • Transports
  • Défense & aérospatiale
  • Climat
Logo La Tribune
  • Économie
  • Finance
  • Tech & IA
  • Énergie & industrie
  • Transports
  • Défense & aérospatiale
  • Climat

Sélectionnez votre région

Logo La Tribune

RECHERCHER

Loupe

LTD
La Tribune Dimanche
Ouvrir dans une nouvelle fenêtre
Air&Cosmos icon
Air&Cosmos
Ouvrir dans une nouvelle fenêtre

À la une
  • Finances publiques
  • Fiscalité
  • Immobilier
  • Consommation
  • Distribution
  • Politique internationale
  • Finances personnelles
  • Banque & assurances
  • Marchés financiers
  • Intelligence artificielle
  • High tech
  • Télécoms
  • Start-up
  • Énergie
  • Politique industrielle
  • Chimie & pharmacie
  • Automobile
  • Mobilités
  • Aéronautique
  • Défense
  • Spatial
  • Environnement
  • Agriculture & agroalimentaire
Idées & débats
Kiosque numériqueNewsletters
La Tribune DimancheLa Tribune AfriqueAir&Cosmos
  • La Tribune Now
  • Votre argent avec Finance Héros
  • Construire les mobilités de demain
  • Fonction Finance 2.0 avec Cegid
  • Transformations durables avec Forvis Mazars
  • Accélérer avec le Cloud par AWS
  • Fisher Investments
  • Au coeur du business
  • VisionAir avec Bpifrance
  • Adaptabilité permanente : Le pouvoir d’agir avec IBM Consulting
  • Succès d'entreprises avec Deloitte
  • L'Œil sur vos Finances
  • Les Rencontres de Roissy Meaux Aéropôle
  • France Travail accompagne le Salon des Maires
  • La CCI Paris Ile-de-France, le réflexe des entrepreneurs
  • #La Tribune Business Interviews
  • #La Tribune Business Dossiers
  • #La Tribune Business TV
  • Instant Sélection
Événements
ÉconomieInternational

Sortir de l'euro, c'est sortir de l'Europe

Philippe Mabille

Publié le 18 décembre 2010 à 06:34 - Mis à jour le 18 décembre 2010 à 06:39

L'essentiel de l'actualité

jeudi 4 juin

  • Legrand va supprimer 178 postes en France d'ici à 2028
  • Entretien automobile : 40 % des contrôles de la Répression des fraudes ont révélé des « manquements » en 2024
  • Le ministre français de l'Economie critique les nouveaux droits de douane de Trump
  • SpaceX vise une valorisation totale de 1 765 milliards de dollars pour son entrée en Bourse
  • Programmation militaire : Lecornu appelle le Parlement à « trouver une solution » pour voter la loi
Voir plus

Le Quotidien Numérique

05 juin 2026

Photo d'illustration de l'article
LireS'abonner

Les plus lus

  • 1

    « Nous pensions être face à une crise conjoncturelle. Elle est devenue structurelle » : Lavazza pris dans la tempête du marché du café

  • 2

    Budget : la sombre prévision de la Commission européenne pour la France

  • 3

    Alice Taglioni, actrice et pianiste : « J’aurais adoré faire partie d’une bande de copines, mais on me renvoyait sans cesse à ma singularité »

  • 4

    JO 2030 : « Nice fera ce qu’elle souhaite du projet de village olympique, mais la Solideo le stoppe »

  • 5

    Fer guinéen : 6 mois après ses premières expéditions vers la Chine, Simandou monte en puissance

  • 6

    « Certaines personnes en ont peur, mais moi, j’ai confiance » : Au Kazakhstan, l'État du tout-IA où les citoyens payent avec les lignes de leur main

Régions

  • Auvergne-Rhône-Alpes
  • Bourgogne-Franche-Comté
  • Bretagne
  • Centre-Val de Loire
  • Corse
  • Grand Est
  • Hauts-de-France
  • Île-de-France
  • Normandie
  • Nouvelle-Aquitaine
  • Occitanie
  • Pays de la Loire
  • Provence-Alpes-Côte d'Azur

La Tribune +

  • Espace abonné
  • Kiosque numérique
  • Annonces légales
  • Déposer vos annonces légales

Services

  • Supplément
  • La Tribune now

Evénements

  • ACT50
  • Aéroforum
  • AIM
  • Bordeaux Solar Summit
  • Family & Business Forum
  • Forum Europe Afrique
  • Impacts Santé
  • Les Lauréates
  • Paris Air Forum
  • Sommet Aéronautique & Spatial de Bordeaux
  • Sommet Économique de la Corse
  • Tech For Future
  • World News Media Congress
  • Tous nos événements en régions

Pour gérer vos consentements,

Suivez-nous sur les réseaux sociaux

YouTube
LinkedIn
Facebook
Instagram
X

Application mobile

App Store
Google Play

  • Nous Contacter
  • Charte d'indépendance et de déontologie
  • Mentions Légales
  • CGU
  • CGU Pro
  • Gestion des cookies
  • Exercez vos droits
  • Politique de confidentialité

Droits de reproduction et de diffusion réservés @LaTribune

Partenaire digital de confiance - Certification de qualité
  • La Tribune
  • La Tribune Dimanche
  • La Tribune Afrique
  • Air&Cosmos
  • |
  • Événements
  • L'instant Sélection
Pour Philippe Mabille, rédacteur en chef et éditorialiste de La Tribune, la zone euro n'a aucune chance de tenir si les pays les plus fragiles demeurent punis par des taux d'intérêt prohibitifs qui les acculent à la faillite. Mais la force du processus politique prend, pour l'instant, le dessus.

C'est donc reparti. La crise de l'euro, qui est d'abord la crise de l'économie européenne, engendre de nouveau un flot d'attaques sur la légitimité de la monnaie unique. En Allemagne, les déclarations de Hans-Olaf Henkel, ancien président du patronat, disant que son engagement passé en faveur de l'union monétaire est « la principale erreur de jugement de sa vie professionnelle » apporte de l'eau au moulin du parti anti-euro naissant face auquel se débat Angela Merkel. En France, les partisans d'un retour au franc haussent le ton, aux deux extrêmes de l'échiquier politique. Les souverainistes, tel Nicolas Dupont-Aignan, voient revenir leur heure de gloire, sur le mode du « on vous l'avait bien dit », prédisant un éclatement de la zone euro. À tous ceux qui semblent tentés par cette aventure, conseillons donc la relecture du traité de l'Union européenne, adopté démocratiquement par l'ensemble des États membres. Dans son article 3 alinéa 4, il est écrit noir sur blanc une réalité institutionnelle qu'il serait utile de bien garder en mémoire. « L'Union établit une union économique et monétaire dont la monnaie est l'euro. » En d'autres termes, l'euro est la monnaie de l'Union européenne, tout comme le dollar est la monnaie des États-Unis. Soyons encore plus précis : cela veut dire que l'euro est non seulement la monnaie des 322 millions d'habitants des seize pays qui l'ont déjà adopté, mais aussi a vocation à devenir celle de l'ensemble des 27 pays de l'Union, y compris, ne leur en déplaise, du Royaume-Uni, du Danemark et de la Suède, qui ont refusé de rejoindre l'union monétaire. Le Royaume-Uni est le seul à disposer pour cela d'une dérogation permanente.

Si intégrer l'euro était si peu attractif, pourquoi donc l'Estonie rejoint-elle la zone au 1er janvier prochain ? Tous les autres récents Etats membres envisagent de faire de même. Bien évidemment, les atermoiements allemands autour du soutien à l'euro pourraient contrecarrer ce mouvement d'adhésion. Tous les scénarios plus ou moins farfelus de sortie par le haut (de l'Allemagne) ou par le bas (de la Grèce) alimentent un courant d'incertitudes contre lequel il est difficile d'apporter des arguments raisonnables.

À l'évidence, la zone euro n'a aucune chance de tenir si les pays les plus fragiles demeurent punis par des taux d'intérêt prohibitifs qui les acculent à la faillite. Mais a-t-on bien analysé les conséquences d'une sortie de l'euro ? Outre que, économiquement, elle se traduirait par la ruine du pays en question (ce qui aurait un coût indirect pour tous les autres) et celle de ses créanciers (en quelle monnaie seront-ils payés ?), techniquement, elle n'est pas prévue par le traité. La seule possibilité est celle d'une sortie de l'Union européenne elle-même. Article 50 alinéa 1 : « Tout État membre peut décider de se retirer de l'Union. » Il lui suffit de notifier son intention au Conseil européen et d'en négocier les modalités.

Mais cela veut aussi dire que « les traités cessent d'être applicables à l'État concerné à partir de la date d'entrée en vigueur de l'accord de retrait » (ou dans un délai de deux ans sauf si le Conseil européen décide de les prolonger). Même si la crise nous a habitués à réviser beaucoup de certitudes ? et ce n'est sans doute pas fini ?, on imagine difficilement un tel échec politique dans le processus d'intégration de l'Europe, d'autant que le premier départ entraînera une telle débâcle sur les marchés qu'il entraînera nécessairement celui des autres. L'Allemagne ne semble pas encore prête à assumer une telle responsabilité. Angela Merkel vient de le reconnaître en affirmant qu'« on ne laissera tomber personne ». Cette solidarité ne sera pas gratuite, on s'en doute, mais laisse escompter qu'au pied du mur le processus politique l'emportera toujours sur les fantasmes des marchés. L'Union européenne et la BCE sont encore loin d'avoir épuisé toutes leurs cartouches pour convaincre de l'irréversibilité de la monnaie unique : eurobonds, budget européen, 2011 sera, par force ou par nécessité, celle de nouvelles avancées dans la marche vers une Europe politique.

Philippe Mabille

Sur le même sujet

  • 1

    Nouveaux droits de douane : les États-Unis infléchissent leur offensive face à Bruxelles

  • 2

    « 2026 pourrait être la pire année depuis 2013 » : le pouvoir d'achat des Français va souffrir

  • 3

    « C’est le bon moment pour investir dans l'immobilier » : malgré la crise du logement, un nouveau fonds d'investissement se lance

  • 4

    Pêche : la transformation artisanale, une solution pour survivre ?