Pourquoi l'Allemagne n'est plus en phase avec l'Europe

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Si l'intégration n'avance plus, c'est parce que l'Allemagne a perdu sa vocation européenne. Historiquement et économiquement, l'unification continentale a perdu ses attraits pour la République fédérale.

L'Allemagne a fêté récemment les 175 ans de son chemin de fer. Ce n'est pas une raison pour abuser, comme le fait le gouvernement allemand, des métaphores ferroviaires. Car, depuis que l'on sait que la croissance allemande atteindra des records cette année, Berlin chante sur tous les tons et un peu partout cette même antienne : l'Allemagne est la locomotive de l'Europe. Économiquement contestable, puisque les importations allemandes qui alimentent sa croissance proviennent de plus en plus d'Asie, ce refrain prêterait actuellement à sourire si la crise de l'euro n'était pas si aiguë. Car si, gouvernants et patrons allemands jurent à longueur de communiqués de presse de leur attachement indéfectible à la construction européenne et à la monnaie unique, les faits sont autrement éloquents.

Qui, en effet, sinon la République fédérale, bloque aujourd'hui le convoi européen dans la gare de la crise ? Qui, sinon la chancelière fédérale, a aggravé par ses exigences et ses propos, la défiance des investisseurs ? Qui refuse d'avancer, par la création d'obligations communes, vers une véritable communauté financière européenne ? Le Premier ministre luxembourgeois, Jean-Claude Juncker, qui n'a guère la réputation d'un germanophobe acharné, a lui-même constaté le comportement « non européen » de l'Allemagne.

Dans les années 1950, l'Europe a certes permis à l'Allemagne de réintégrer le concert des nations et lui a offert un tremplin pour son « miracle économique ». Quarante ans plus tard, c'est encore l'engagement européen du pays qui a permis de faire accepter la réunification. À chaque fois, le projet continental était le baume qui permettait de panser les plaies issues de la Seconde guerre mondiale. Mais ces cicatrices sont aujourd'hui refermées. Qui songe encore à faire payer à l'Allemagne les crimes du nazisme ou à contester la réunification ? La justification politique de l'Europe devient alors moins nécessaire. D'autant que, économiquement, l'Allemagne cherche désormais de moins en moins sa croissance chez ses voisins, mais bien plutôt sur les rivages asiatiques. L'euro apparaît alors plus comme un handicap qui contient des charges disproportionnées et peu d'avantages.

Outre-Rhin, on ne craint pas vraiment le retour à une monnaie nationale réévaluée. Comme le soulignait le quotidien « FAZ » voici quelques jours, le mark a toujours été fort et il a contraint les entreprises allemandes à s'adapter et a permis de vendre à prix d'or les marchandises exportées. Alors pourquoi s'accrocher à une monnaie affaiblie par l'incurie des Grecs ou des Irlandais ? Pourquoi rester dans une structure qui nuit, au fond, à sa compétitivité en obligeant l'État à s'endetter encore ? En clair, l'Europe n'est plus perçue outre-Rhin comme une chance. Tel est le sentiment qui se cache derrière la nostalgie du mark, derrière la joie des salariés de Hochtief devant l'engagement de l'émirat du Qatar à les défendre contre l'espagnol ACS, et derrière les atermoiements européens des dirigeants allemands.

Après vingt ans de vaches maigres et de privations, le sentiment de fierté devant le succès économique est immense outre-Rhin. Pas question, alors, de faire profil bas et de ruiner cette réussite au profit de la communauté. Wolfgang Schäuble et Angela Merkel ne cessent de le répéter : l'Allemagne ne se laissera pas punir parce qu'elle est la meilleure. La solution, c'est que les autres nous imitent, pas l'inverse. L'Europe ne serait donc qu'un simple marché où dominent les meilleurs et périssent les mauvais. Il règne en Allemagne le sentiment que l'on a agi justement pendant que les autres fautaient. Or, « où il y a péché, il n'existe plus aucun recours contre la punition [...], nous sommes certes tous égaux, mais la faute place l'un directement sous la dépendance de l'autre ». Toute la politique européenne actuelle de l'Allemagne réside dans ce mot de Luther.

Si l'Allemagne est un des pays les plus généreux du monde, comme le montre la mobilisation récente pour les sinistrés d'Haïti ou du Pakistan, sa magnanimité ne se mue pas en solidarité. Comment cela serait-il possible lorsque, même au sein de la République fédérale, les Länder riches du Sud réclament moins de transferts vers les Länder du Nord et de l'Est ? « Celui qui a une mauvaise économie ne doit pas profiter de la bonne gestion des autres », proclamait ainsi récemment le ministre-président du Bade-Wurtemberg à l'attention de ses collègues moins riches. Si un Souabe rechigne à payer pour un Berlinois qu'il juge dissipateur, on comprend qu'il s'étrangle à l'idée d'aider un Grec ou un Irlandais. Il faut donc sereinement tirer la conclusion de cette mauvaise volonté allemande et cesser de faire dépendre l'avenir de l'intégration européenne d'Angela Merkel. L'Europe doit désormais se trouver une autre locomotive, plus apte à tirer ses wagons.

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Commentaires
a écrit le 06/02/2011 à 13:29 :
Nous appliquons à l'intérieur de l'UE le principe de la loi du plus fort, les économies nationales des pays économiquement moins forts n'étant plus protégées ni par les douanes ni par des monnaies nationales sous évaluées.
L'Allemagne, pays le plus fort économiquement, est donc avantagée.
La discipline légendaire des Allemands ne joue qu'un rôle secondaire dans la performance de l'économie allemande.
Il y a ce que l'on pourrait appeler les avantages naturels qui favorisent l'Allemagne.
La position géographique par exemple en est un, la taille du marché allemand en est un autre.
D'autres facteurs tels que le chauvinisme économique du consommateur allemand, voulu et obtenu par un lavage de cerveau permanent des Germanophones (100 Millions) par les médias, la soit-disant supériorité du « Made in Germany » qui en découle, contribuent aussi au sucés de l'économie allemande.
L'avance technologique, moins par rapport à la France, en est un autre.
Mais la différence la plus frappante est surtout le comportement cohérent et dans l'intérêt national des responsable économiques et politiques par rapport à la France et plus encore à l'Italie sur ce point étant moins bien organisées.
Cette situation risque cependant à la longue d'aboutir à la dissolution de la zone Euro et même de l'UE si rien n'ai fait pour arriver à un équilibre des économies, non de leur taille mais de leur performances.
a écrit le 02/02/2011 à 13:29 :
son héritage est plus fort qu'on imagine en France en particulier ses propos vengeurs et catégoriques sur tout ( condamnation du Pape de l'Eglise,des catholiques, de Müntzer et des révoltes, de la foi,des Juifs etc....) ont ôté à la mentalité allemande une forme d'ouverture, de relativisme et de compréhension de l'autre; pq le SED avait-il récupéré en 1983 les célébrations du 5è centenaire de la Déclaration (une forme de texte fondateur pour la culture allemande)?
a écrit le 26/12/2010 à 11:52 :
La Tribune comme ses commentateurs, bernés par un système débile n'ont pas encore compris que la locomotive allemande est fatiguée de trainer ce boulet qu'est l'anarchie consentie européenne.
Comme je l'ai expliqué dans d'autres commentaires, l'Allemagne a des relations économiques et politiques très intéressantes avec l'initiateur (Vladimir Poutine) d'une nouvelle puissance qui se créé actuellement. Le BRIC devient BRICA, il sera bientôt BRICAVAA...Il est donc impératif que les européens se sortent de cette Union médiocre aux 27 systèmes et aux 27 idiots qui la gouvernent (comme notre Sarkozy) et construisent une vraie fédération avec un gouvernement central.
Toutes les puissances d'égales grandeurs ou plus étendues: les USA, la Russie, la Chine, l'Inde, le Brésil, le Canada etc. ont ce genre de fédération et même un chef d'état (pas tous) élu au suffrage universel.
Je pense que les européens, surtout les latins ont des soucis à se faire s'ils restent incapables d'exiger une gouvernance totalement différente et s'éloigner de ce système de lèche-cus et de culte de la personnalité; exemples: notre république royale et la monarchie britannique...En cette période des voeux, c'est cette prise de conscience que je souhaite pour 2011. Amicalement.
Jean-Claude Meslin
Réponse de le 26/12/2010 à 17:21 :
La locomotive allemande ? Afin d'appuyer votre analyse, pouvez vous nous renseigner sur la croissance allemande moyenne de ces 10 dernières années et la comparer à celle de la France ou de l'Angleterre par exemple. Parlez nous aussi de la croissance attendue l'année prochaine. Ceci nous permettra de prendre un peu de recul. Merci par avance.
Réponse de le 27/12/2010 à 11:32 :
lilo.
Après avoir lu toutes les âneries qui suivent et votre commentaire qui demande des explications, j'ai voulu respecter votre voeux; mais pas de chance le modérateur-censeur a déjà fait disparaître cinq fois mon texte.
Je vous avais précisé que je ne suis pas un expert des chiffres parce que je sais que l'on peut les manipuler comme on le veut (l'état français, nos gouvernants et nos médias en sont des experts)
J'apprends en voyageant et en m'intéressant beaucoup aux médias anglophones; avec lesquels je n'ai aucun problèmes de censure (même lorsque je suis virulent). Quand je suis en Russie (3 mois par an), je m'aperçois que tous les produits de qualité (y compris: super-marché, meubles, autobus etc.) sont allemands et les produits de quantité sont chinois. Contrairement à la France; l'Allemagne n'a pas son "grain de sel" fourré partout sur la Terre. Elle n'a pas à acheter l'amitié, le respect et les matières premières à un prix exorbitant(gaz, pétrole, aluminium etc lui viennent de Russie avec une réduction par rapport au cours mondial).
On peut épiloguer davantage à ce sujet mais je risque de fatiguer ce modérateur. A plus tard ! Bonne Année 2011. Jean-Claude Meslin
a écrit le 26/12/2010 à 10:18 :
Une autre locomotive?
Ah oui? Et laquelle?
a écrit le 20/12/2010 à 23:33 :
quel tissu de bêtises!lallemagne est la plus riche la plus puissantes parce quelle est la plus peuplée 83 millions dallemands en europe et 63 millions de français en europe. 20 millions de moins.le pib par hab est le meme en france quen allemagne alors quil etait inférieur de 12 % IL Y A 10ans.lallemagne est riche aujourdhui mais sera depassée par la france inexorablement a cause de sa population qui baisse de 1 million de personnes tous les 5 ans pendant ce temps la france progresse de 1,6 millions dhab.
Réponse de le 22/12/2010 à 11:13 :
La France progresse en effet avec sa population mais à la manière du film "Idiocratie" et n'a donc pas vraiment un avenir de rêve !!!
Réponse de le 27/12/2010 à 11:37 :
EIFFEL. Votre réponse est excellente ! Bonne Année 2011... JCM
a écrit le 20/12/2010 à 23:07 :
Pour faire court : nous sommes nuls, on prie l'Allemagne d'être encore plus nulle que nous dans ce cas notre position est plus confortable, en France on n'aime pas l'ombre et en plus on aime les comparaisons à condition qu'elles soient à notre avantage...
a écrit le 20/12/2010 à 22:15 :
Nous avions à l'époque comme premier ministre le ''premier économiste de France''une sorte de comique qui traitaient les Entreprises de canard boiteux, on l'appelait Raymond Barre .
a écrit le 20/12/2010 à 22:11 :
On n'interdit pas à la France d'exporter ses machines-outils vers la Chine, seulement , elles ont toutes disparues en 79/80 dans l'indifférence générale.
a écrit le 20/12/2010 à 21:06 :
Solidaire donneur, c'est moins agréable que solidaire receveur.
Quand la solidarité est toujours à sens unique, l'on finit par se lasser.
Je peux comprendre les allemands.
Le mot solidarité est totalement dévoyé, ce mot m'agace.
Bien sûr, ceux qui tendent la main et réclament toujours plus refusent d'appeler un chat un chat, c'est de la mendicité.
a écrit le 20/12/2010 à 19:52 :
Bof, nous on a le Souabe du pont de l'Alma et notre importation de zouaves de tous horizons pour soutenir notre économie de soutien social à tous les défavorisés de la planète :-)
a écrit le 20/12/2010 à 18:04 :
L'Allemagne exporte son chômage vers la chine via ses machines outils et sa technologie au détriment de ses partenaires Européens qui exportent peu et importent beaucoup (produits Chinois, donc aussi Allemand), et importe de plus en plus des produits Chinois. En fait les Allemands devraient demander leur adhésion à l'ASEAN.
a écrit le 20/12/2010 à 17:04 :
A la lecture de cet exposé, il est clair que ce jeune homme n'aime pas l'ombre, il devrait constituer un front commun avec Christine Lagarde qui voit facilement la paille des autres mais pas sa poutre !
a écrit le 20/12/2010 à 15:51 :
Puisque la France et l'Allemagne ont des intérêts différents qu'elles revoient leurs contrats de mariage.On est pas obligé de se détester.C'est comme pour les mariages arrangés, seul l'intérêt les fait tenir...alors quand il n'y a plus d'argent dans le ménage, chacun reprend ses "billes"...Ce n'est pas grave...On dira qu'elles étaient trop jeunes, trop d'invités à la noce et surtout on avait pas tout dit aux enfants citoyens : "errare humanum est, perseverare diabolicum"..
a écrit le 20/12/2010 à 14:45 :
Mouais... cette analyse est très discutable. Sur les 10 dernières années la croissance allemande a été moitié moins forte que celle de la France, qui n'est déjà pas une référence. Dès l'année prochaine le taux de croissance allemand redescend à quelques dixièmes près au même niveau que le notre... D'ailleurs le niveau de dette allemand reste très important et il n'a baissé que depuis 3 ans. L'analyse de M. Godin est peut être partagée par la population allemande, mais je ne crois pas une seconde que les politiques allemands soient dupes. L'Allemagne est dans le même bateau que les autres pays européens. Un nouvel équilibre mondial est en train de se dessiner avec le développement asiatique, et l'Allemagne sera touchée comme les autres. Pour autant, il est vrai que des efforts positifs ont été menés pour équilibrer leur budget il faut le reconnaître. C'est d'ailleurs le chemin que commence à suivre et suivra forcément la France dans les années qui viennent.
a écrit le 20/12/2010 à 14:10 :
Mon premier cadeau reçu d'Allemagne fût une petite et jolie boïte en bois peint et laqué; il y était gravé "Spar dein Geld". A l'époque (j'avais moins de 10 ans) ces 3 mots ne m'évoquaient rien. Quelques décennies plus tard, pourrions-nous trouver, ici, une boîte similaire à offrir et où serait pyrogravé "Economise tes sous" (et Made in China sur son fond) ?.
a écrit le 20/12/2010 à 11:17 :
Pensez-vous que l'Allemagne serait félicitée par sa rigueur imposée à ses habitants depuis des années, et en sa qualité de 1er contributeur net au budget de l'Europe ? NOn, reprenant les "élements de langage" du gouvernement, haro sur ce pays égoïste (!!!). Non, regardons les mauvais élèves, plaignons les, critiquons bien fort ceux qui ont su redresser leur éconoie au prix de sacrifices que nous n'avons jamais voulu accepter et surtout de choix économiques pertinents, sur le long terme, en aidant les PME, les seules qui embauchent, et non le DAX, alors qu'en France on privilègie les stés du CAC 40, "refuge" de tous les politiques non réélus, il est vrai....
a écrit le 20/12/2010 à 11:11 :
M. Godin, je suis choqué par le ton de vote article.

Votre article incite le lecteur Français à un laxisme qui ne saurait aider la situation économique du pays. L?Allemand se serre la ceinture et travaille dur. Faut-il pour autant lui taper sur les doigts ? Vous reprochez à l'Allemagne de chercher de moins en moins sa croissance chez ses voisins, mais bien plutôt sur les rivages asiatiques ! Pourquoi chercher de la croissance là où il n?y en a pas ? Pour que croissance il y ait, encore faudrait-il que ces voisins travaillent dur pour générer de la valeur. De la même manière vous n?allez pas reprocher à une entreprise de fermer une usine si les produits qu?elle fabrique ne sont plus demandés. Il faut donc aider ces employés à se tourner vers un marché porteur, en croissance. Il en va de même pour les pays voisins de l?Allemagne. Cessons de nous tourner les pouces et allons chercher la croissance où elle existe. Il est grand temps de réagir, ce genre d?article ne fait pas du tout avancer la situation.

Food for thought:
http://www.spiegel.de/wirtschaft/soziales/0,1518,druck-735566,00.html
a écrit le 20/12/2010 à 11:08 :
Quand je lis cet article et que j'y trouve "solidarité" je peu déjà y voir un journaliste d'une naivité totale. Comme si la France ne se comportait pas de la même manière quand on lui pique son TGV sous la manche ou ses Rafales. La solidarité ça fonctionne quand tout le monde s'y retrouve mais pour la France ça veut dire "ils y en a qui bossent et d'autres qui profitent". L'Europe est une utopie et c'est acharnement à y croire avec comme motif que l'Euro est une bénédiction vont se réveiller avec un mal de tête. L'Eurobond est clairement une méga arnaque ayant comme seul objectif de piéger tout le monde, une fois signé vous ne pourrez plus faire marche arrière sinon votre "papier" ne vaudra plus rien. Tout cela est pitoyable comme si l'argent allait tout résoudre.
a écrit le 20/12/2010 à 10:50 :

L'Allemagne utilise très bien la zone Euro et a renforcé ses liens économiques avec ses partenaires d'Europe centrale ses vingt dernières années. Elle a travaillé dur vers un objectif germanique économique national (bilan mitigé selon les angles). L?Allemagne est reconnue pour son industrie. Elle est appréciée en Europe. Qu'en est il de la France?
Nous n'avons pas eu les mêmes objectifs européens. L?"orgueilleuse" France ne s'exporte plus, elle a perdu sa puissance mais garde sa réputation (jusqu?où est ce vendeur ?), tandis que l'Allemagne joue très bien son "leadership".
Réponse de le 20/12/2010 à 14:53 :
Si l'industrie existe en France, elle n'a jamais été le point le plus fort du pays. Les français bavent devant l'industrie allemande depuis la révolution industrielle et votre discours perdure depuis cette époque ! Je croirai entendre mon grand père.
a écrit le 20/12/2010 à 10:47 :
Le problème en France se sont les changements de gouvernement trop fréquents.
Les uns Font faire des efforts considérables à ceux qui produisent pour remplir les caisses et soudain viennent les autres derrière pour les vider en distribuant de l'argent
à ceux qui ne veuillent pas travailler etc.
a écrit le 20/12/2010 à 10:31 :
Plutot que d'etre jaloux des allemands nous ferions bien mieux de faire comme eux
du point de vue économique, efficacité, auto-discipline,etc.etc.. Et surtout remettre
beaucoup au travail.
a écrit le 20/12/2010 à 10:24 :
Pourquoi on ne prend pas des dirigeants allemands pour le gouvernement francais au lieu de gauchistes français bornés ???
Les notres semblent aimer tellement l'Afrique pourquoi ne pas les envoyer en Afrique ou
dans les pays communistes???
a écrit le 20/12/2010 à 10:10 :
La France rêve de grandeur elle ennuie tout le monde avec ses principes et sa morale sans jamais balayé devant sa porte. Ne dit on pas charité bien ordonné commence par soi-même. L'Allemagne travaille elle s'est serré la ceinture pour la réunification. Maintenant ce sont les cigale profiteuse, corrompues et paresseuse qui s'invitent et parle de solidarité. Si j'étais allemand je crois que je ne serais pas très enthousiaste.
Réponse de le 20/12/2010 à 10:40 :
La reve de charité et reçoit toute la misère du monde et en plus veut intégrer dans
la UE tous les pays autour regardez l'example de la Roumanie et autres ce qu'ils
apportent à l'UE.
a écrit le 20/12/2010 à 9:38 :
Je crois que la responsabilité actuelle incombe surtout à la France qui depuis des lustres freine l'intégration politique de l'UE. Si la France avait accepté voilà une quinzaine d'années la main tendue par Shaüble et Lamers, nous n'en serions peut être pas là. Certes, créer une EU politique nécessite du courage mais surtout une volonté sans faille. La France au contraire a toujours essayé de repousser les échéances en se accusant l'Allmegne mais en vérité, la France n'a faite aucune concession. Ni de siège franco-allemand à l'onu, ni de réelle volonté de faire l'Eu militaire avec notre allié traditionnel, ni de comprendre notre voisin. Si l'Allemagne se détache de l'UE, ce qui reste à prouver, la faute surtout aux autres européens qui n'ont pas su proposer un cadre attirant. L'EU grand marché est une bénédiction pour l'industrie allemande mais pour nous aussi. Si la france fait moins bien n'est-ce pas la faute à nous mêmes avant tout? Il faudrait un politique avec des couilles côté français pour proposer cette EU politique du noyau dur et non utiliser comme argument l'impossibilité européenne d'avancer hors du cadre de l'UE. foutaise. Si la France veut vraiment avancer sur le dossier de l'intégration politique, il faut le faire maintenant et non attendre Londres ou jne sais lautre capitale. Mais l'Allemagne semble en avaoir assez d'attendre son partenaire de moins en moins naturel.
Réponse de le 20/12/2010 à 15:12 :
Votre commentaire est une compilation d'inepties et de contre-vérités. Même si je suis d'accord pour dire que l'Allemagne devrait être représentée à l'ONU, en quoi ce fait serait de la responsabilité de la France ? Les allemands pourraient parfaitement réclamer un siège en leur nom. Vous soulignez ensuite l'absence de "volonté de faire l'Eu militaire avec notre allié traditionnel"? Quand vous parlez d'"allié traditionnel", vous faites allusion à l'Allemagne ? C'est une blague ? Parce qu'en matière militaire nos alliés traditionnels sont la Grande Bretagne et les USA. Il semble que vous ayez manqué les cours d'histoire les plus importants sur le XIXe et le XXe siècle. Par ailleurs, en matière d'intégration politique européenne la convergence de vue entre nos deux pays n'a pas été au rendez-vous mais je ne vois pas en quoi la France serait particulièrement responsable... Un accord se fait à deux.
a écrit le 20/12/2010 à 9:02 :
La dernière chance de sursis pour l'euro et l'Europe était l'eurobond. Mais l'Allemagne n'en veut pas et on la comprend car l'eurobond serait devenu très rapidement une immense bulle financière qui en éclatant nous aurait emporté tous !
La sortie de l'euro et de l'Europe, immense honte de tous les dirigeants européens est à portée de main, en 2011, sans doute !
a écrit le 20/12/2010 à 2:49 :
Il est faux de dire que l'Europe a permis à l'Allemagne de réintégrer le concert de nations, à faciliter la réunification. En 45 le choix était entre le communisme et le capitalisme, et personne n'avait intérêt à voir l'Allemagne passer à l'Est, sachant qu'il y avait 20 % de communiste en France et Italie. Pour la réunification c'est l'URSS qui l'a permise au grand dam de Mme Cresson que j'ai entendu dire à la Télévision que personne en France ne pouvait se réjouir de la réunification. Ces jeunes qui ne savent pas et racontent n'importe quoi.
Réponse de le 20/12/2010 à 7:22 :
Il y a 45 ans l'Allemagne n'avait aucun choix, l'ouest capitaliste, l'est communiste.
S'il n'y avait pas eu L'Europe il n'y aurait pas eu de réunification. C'est grâce à sa force économique que l'Allemagne à réussi sa réunification, cette force économique elle la doit en majeure partie à ces partenaires européens. Ceux-ci lui ont permis ainsi d'atteindre son but, sans en être conscient je l'admets. L'Allemagne sous-estime, à cause du nationalisme renaissant, l'importance de la Zone Euro pour son avenir. Mme Merkel s'est man?uvrée dans une voie sans issue. Il sera difficile pour elle d'en sortir. L'alternative serait la fin de la zone Euro et ensuite de l'union Européenne. Je ne pense pas que l'idée de deux zone Euros soit réalisable.
Réponse de le 20/12/2010 à 9:45 :
La réunification de l'Allemagne n'est pas dû à sa force économique mais à un forcing politique de Willy Brandt (soutenu par l'URSS).
L'Allemagne de l'ouest n'en voulait pas, ils ne voulaient pas payer pour ces "fainéants" de l'est ... ça vous rappelle pas quelque chose ???
Les allemands (le peuple) veulent quitter l'euro car ils voient au bout de leur nez = plus d'argent pour moi. Mais les politiques allemands ne veulent pas car ils voient plus loin = on quitte l'euro = l'euro est mort = l'Europe est morte = diplomatiquement l'Allemagne est fini (qui ferait confiance à un pays qui quitte le navire quand ça va mal et qui n'a pas de parole).
Ps: vous vous rappelez comment Merkel avait réagit lors de l'union pour la méditerranée, s'ils avaient été hors de l'Europe on les aurait renvoyé dans leur but.
Et enfin Merkel fait du populisme, en France ça marche bien alors pourquoi pas en Allemagne ???

Pour finir l'Allemagne exporte beaucoup en Asie (enfin en Chine), un peu comme hier on leur vendait des voitures, des ordinateurs ou des téléphones .... maintenant on voit des voitures chinoises au salon de l'auto, la branche Pc de IBM a été racheté par Lenovo et ZTE est une référence en téléphonie ... il ne faut pas croire que la Chine sera une éternelle cliente de l'Allemagne et les politiques allemands le savent (enfin j'espère pour eux).
Réponse de le 20/12/2010 à 15:29 :
Tout à fait d'accord avec vous. Il ne faut pas en vouloir aux allemands qui jouent leurs meilleures cartes et profitent de leur point fort qui est l'industrie, un créneau porteur avec le développement de la Chine. Pour autant, cette image de l'Allemagne travailleuse et sérieuse face à des pays méditerranéens fainéants est un cliché inexact, digne des plus beaux discours de notre Jean-Marie national ! Il est clair que des pays comme l'Espagne sont dans une situation difficile. Pour autant, leur gestion s'est montré infiniment plus rigoureuses ces 20 ou 30 dernières années que celle de l'Allemagne. Leur économie est simplement plus fragile pour des raisons historiques. Est ce que les français se rendent comptent d'où revient l'Espagne dont le mode de fonctionnement était presque encore médiéval, il y a à peine 30 ans ou 40 ans ?! Rappelons qu'à ce jour, la dette de l'Espagne représente 53 % de son PIB, celle de l'Allemagne 73 % ! Le bon gestionnaire n'est pas toujours celui que l'on croit...
a écrit le 19/12/2010 à 18:28 :
Article intéressant. Mais c'était si prévisible...il faut juste avoir cotoyé des allemands pour comprendre leur façon de penser... bref , dommage que les Séguénistes aient été si peu entendu à leur époque. Comme d'hab, nos élites n'ont rien vu venir, socialo et rpr compris. Mittérand, Chirac, ils ont tous cédé. Mais fallait pas y aller comme ça. La paix a détriment de la paie ? La France va souffrir pendant quelques années avant de retrouver sa liberté.
a écrit le 19/12/2010 à 18:24 :
Sérieux et économes, ils ne veulent pas payer pour les clodos dispendieux. Ca se comprend.
Réponse de le 19/12/2010 à 19:38 :
C'est dit cruement mais c'est la verité ! Les pays aujourd 'hui dit faible, ont eu 10 ans pour préparer leur économie au systeme de gestion monnetaire ç l'Allemande, et évidemment : ILS N'ONT RIEN FAIT ! maintenant, les allemands nous mettent le couteau sous la gorge ! Soit ont fait ce qu'il faut ET VITE ! Soit ils nous laissent nous démerd... tout seul !
a écrit le 19/12/2010 à 17:55 :
Et on voit se pointer une Turquie qui se fait de plus en plus pressante pour entrer dans la communauté avec une économie, bien que pas trop mauvaise pour les critères du moyen orient, risque de ne pas être en adéquation avec celles de nos régions.

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