La justice italienne va lever le voile sur les frasques sexuelles de Berlusconi

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Comme le souhaitait le parquet, une juge milanaise a ordonné la comparution immédiate du président du conseil italien pour ses présumées relations sexuelles tarifées avec une jeune danseuse marocaine, alors qu'elle n'avait pas 18 ans, l'âge légal minimum de la prostitution en Italie. Le procès doit débuter le 6 novembre

Une juge milanaise a ordonné mardi la comparution immédiate en procès de Silvio Berlusconi pour abus de pouvoir et relations sexuelles avec une prostituée mineure. Dans un communiqué, la juge Cristina Di Censo précise que le procès du président du Conseil italien s'ouvrira le 6 avril au tribunal de Milan.

La magistrate a suivi les recommandations du parquet, qui avait réclamé mercredi dernier la comparution immédiate de Silvio Berlusconi pour de présumées relations sexuelles tarifées avec une jeune danseuse marocaine, Karima el Mahroug, alors qu'elle n'avait pas 18 ans, l'âge légal minimum de la prostitution en Italie. Le parquet l'accuse d'avoir exercé en outre des pressions sur des policiers milanais afin qu'ils relâchent la jeune femme, surnommée Ruby, arrêtée pour vol.

Le chef du gouvernement dément toutes les accusations et dénonce des manoeuvres politiques de la part de juges de gauche. Mais la décision de la juge Di Censo est un nouveau coup porté au président du Conseil qui, à 74 ans, s'efforce toujours de retrouver la cohésion de sa majorité après la défection des partisans de son ex-allié, Gianfranco Fini.

Les révélations sur les soirées "bunga bunga" organisées avec de jeunes apprenties-starlettes pour le chef du gouvernement et ses amis et les retranscriptions d'écoutes téléphoniques sans équivoque qui ont fleuri dans la presse italienne ont conduit une partie de l'opinion à réprouver le comportement de leur dirigeant.

Ce week-end, des centaines de milliers de femmes ont manifesté à travers le pays pour réaffirmer leur dignité et dénoncer les effets de cet étalage au grand jour de la vie privée de Silvio Berlusconi qui, affirment les organisatrices, a favorisé la résurgence de vieux clichés sexistes dans les médias italiens.

L'Eglise mais aussi le patronat italien s'inquiètent des conséquences de ces scandales de moeurs qui ont provoqué un décrochage de la cote de popularité du président du Conseil.

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