• La Tribune
  • La Tribune Dimanche
  • La Tribune Afrique
  • Air&Cosmos
  • |
  • Événements
  • L'instant Sélection
Une du journal La Tribune

Dernière édition

Flèche menu déroulant
Newsletters
Logo La Tribune
  • Économie
  • Finance
  • Tech & IA
  • Énergie & industrie
  • Transports
  • Défense & aérospatiale
  • Climat
Logo La Tribune
  • Économie
  • Finance
  • Tech & IA
  • Énergie & industrie
  • Transports
  • Défense & aérospatiale
  • Climat

Sélectionnez votre région

Logo La Tribune

RECHERCHER

Loupe

LTD
La Tribune Dimanche
Ouvrir dans une nouvelle fenêtre
Air&Cosmos icon
Air&Cosmos
Ouvrir dans une nouvelle fenêtre

À la une
  • Finances publiques
  • Fiscalité
  • Immobilier
  • Consommation
  • Distribution
  • Politique internationale
  • Finances personnelles
  • Banque & assurances
  • Marchés financiers
  • Intelligence artificielle
  • High tech
  • Télécoms
  • Start-up
  • Énergie
  • Politique industrielle
  • Chimie & pharmacie
  • Automobile
  • Mobilités
  • Aéronautique
  • Défense
  • Spatial
  • Environnement
  • Agriculture & agroalimentaire
Idées & débats
Kiosque numériqueNewsletters
La Tribune DimancheLa Tribune AfriqueAir&Cosmos
  • La Tribune Now
  • Votre argent avec Finance Héros
  • Construire les mobilités de demain
  • Fonction Finance 2.0 avec Cegid
  • Transformations durables avec Forvis Mazars
  • Accélérer avec le Cloud par AWS
  • Fisher Investments
  • Au coeur du business
  • VisionAir avec Bpifrance
  • Adaptabilité permanente : Le pouvoir d’agir avec IBM Consulting
  • Succès d'entreprises avec Deloitte
  • L'Œil sur vos Finances
  • Les Rencontres de Roissy Meaux Aéropôle
  • France Travail accompagne le Salon des Maires
  • La CCI Paris Ile-de-France, le réflexe des entrepreneurs
  • #La Tribune Business Interviews
  • #La Tribune Business Dossiers
  • #La Tribune Business TV
  • Instant Sélection
Événements
ÉconomieInternational

Paul Krugman ou les leçons pour l'Europe d'un économiste américain

Ivan Best

Publié le 19 juillet 2012 à 13:09

Le Quotidien Numérique

04 juin 2026

Photo d'illustration de l'article
LireS'abonner

Les plus lus

  • 1

    « Nous pensions être face à une crise conjoncturelle. Elle est devenue structurelle » : Lavazza pris dans la tempête du marché du café

  • 2

    Budget : la sombre prévision de la Commission européenne pour la France

  • 3

    « Absurde », « prétexte », « injustifié »... Bruxelles hausse le ton face à la nouvelle offensive douanière de Trump

  • 4

    Fer guinéen : 6 mois après ses premières expéditions vers la Chine, Simandou monte en puissance

  • 5

    « Certaines personnes en ont peur, mais moi, j’ai confiance » : Au Kazakhstan, l'État du tout-IA où les citoyens payent avec les lignes de leur main

  • 6

    « Arrêt total et définitif » : des centaines de milliers de stations météo obsolètes en France malgré leur bon état

Régions

  • Auvergne-Rhône-Alpes
  • Bourgogne-Franche-Comté
  • Bretagne
  • Centre-Val de Loire
  • Corse
  • Grand Est
  • Hauts-de-France
  • Île-de-France
  • Normandie
  • Nouvelle-Aquitaine
  • Occitanie
  • Pays de la Loire
  • Provence-Alpes-Côte d'Azur

La Tribune +

  • Espace abonné
  • Kiosque numérique
  • Annonces légales
  • Déposer vos annonces légales

Services

  • Supplément
  • La Tribune now

Evénements

  • ACT50
  • Aéroforum
  • AIM
  • Bordeaux Solar Summit
  • Family & Business Forum
  • Forum Europe Afrique
  • Impacts Santé
  • Les Lauréates
  • Paris Air Forum
  • Sommet Aéronautique & Spatial de Bordeaux
  • Sommet Économique de la Corse
  • Tech For Future
  • World News Media Congress
  • Tous nos événements en régions

Pour gérer vos consentements,

Suivez-nous sur les réseaux sociaux

YouTube
LinkedIn
Facebook
Instagram
X

Application mobile

App Store
Google Play

  • Nous Contacter
  • Charte d'indépendance et de déontologie
  • Mentions Légales
  • CGU
  • CGU Pro
  • Gestion des cookies
  • Exercez vos droits
  • Politique de confidentialité

Droits de reproduction et de diffusion réservés @LaTribune

Partenaire digital de confiance - Certification de qualité
  • La Tribune
  • La Tribune Dimanche
  • La Tribune Afrique
  • Air&Cosmos
  • |
  • Événements
  • L'instant Sélection
Dans son dernier livre, l'économiste américain Paul Krugman appelle à un changement radical de politique économique dans la zone euro. Il suggère de tout mettre en oeuvre pour faire remonter l'inflation, qui allégerait le fardeau des dettes et redonnerait de la compétitivité aux pays du Sud.

Ce livre, qui sortira en France le 5 septembre, provoquera un choc. Alors que, selon toute probabilité, l'Europe sera encore plus clairement en récession qu'elle ne l'est aujourd'hui, Finissons-en avec cette crise... maintenant, le dernier ouvrage de Paul Krugman, livre une analyse à rebrousse-poil de la crise actuelle. À la fois de ses causes et des remèdes envisageables. À rebrousse-poil de ceux qu'il appelle, dans une expression difficilement traduisible, « the Austerians » (les « austériens », dans la future version française), à savoir ces farouches partisans de l'austérité qui ont imposé leurs vues au printemps 2010, après que la récession de la fin 2008 a remis temporairement au goût du jour les politiques de relance. Des austériens qui vont conduire l'Europe à une crise semblable à celle des années 1930. Peut-être pas aussi profonde, mais avec beaucoup de similitudes. Dont un coût humain considérable, en termes d'emplois. Le livre est d'ailleurs dédié aux « chômeurs, qui méritent mieux ».Paul Krugman, avec un sens aigu de la pédagogie, démonte les arguments des austériens, citant, en exergue du chapitre qui leur est consacré, un certain Jean-Claude Trichet.
Quel est le principal argumentaire, des partisans de l'austérité budgétaire, qui se sont imposés en Europe, et, dans une moindre mesure, aux Etats-Unis ? Krugman avance une expression, pour le caractériser : « La fable de la confiance. »À entendre, en effet, l'un des plus célèbres austériens, Jean-Claude Trichet, la réduction des déficits publics, synonyme de hausses d'impôts ou de baisse des dépenses (subventions, pensions...) n'a pas d'impact négatif sur la consommation, l'investissement et la croissance. Au contraire ! La rigueur dope l'activité, dit Trichet, car elle renforce la confiance.

Krugman ne balaie pas l'argument d'un revers de main. C'est possible, analyse-t-il, via deux canaux. La perspective d'un déficit moins élevé peut, d'une part, amener une baisse des taux d'intérêt et, d'autre part, laisser espérer aux consommateurs comme aux chefs d'entreprises des impôts moins lourds à l'avenir. D'où un accroissement potentiel de leurs achats et investissements, avec, à la clé, un supplément de croissance. Mais la question soulevée par Krugman est simple : ces deux effets favorables des politiques d'austérité peuvent-ils contrebalancer l'impact dépressif des restrictions budgétaires ? C'est particulièrement improbable... et encore moins dans la situation actuelle : déjà très faibles, les taux d'intérêt ne peuvent guère baisser. Et qui consomme en fonction des impôts à payer dans dix ans ?
Le Prix Nobel s'attarde sur l'exemple britannique, pays qui, depuis 2010, a fortement misé sur les restrictions de dépenses publiques afin de renforcer la confiance et de retrouver la croissance. De fait, le résultat n'est pas des plus probants. La confiance des consommateurs et des chefs d'entreprise ne s'est pas améliorée... elle a lourdement chuté. « C'est quand l'économie est en plein boom qu'il faut pratiquer la rigueur budgétaire, et non quand elle s'enfonce. » Voilà l'une des principales leçons de Keynes, que les partisans de l'austérité ont jetée par la fenêtre. Volontiers polémiste, l'éditorialiste du Wall Street Journal assimile ce geste au retour d'une nouvelle barbarie. Dans les années 1930, nul ne connaissait les moyens de sortir de la crise. Un véritable âge de pierre de l'économie. Mais aujourd'hui, théoriquement, on les connaît. Pourquoi un tel rejet du keynésianisme ? Pour Krugman, cette « Keynesophobia » a pour source un rejet viscéral et idéologique de toute intervention de l'État, et une croyance profonde dans les mérites de la main invisible du marché, y compris en matière financière.
Cela conduit à incriminer, partout en Europe, les déficits budgétaires comme fauteurs de crise, alors qu'ils ne sont que la résultante des vices de construction de l'euro. À cet égard, Krugman souligne combien la création d'une monnaie unique était hasardeuse, dans une Europe où le marché du travail est tout sauf unifié - la mobilité des salariés est donc faible - et en l'absence de fédéralisme budgétaire : aux États-Unis, souligne-t-il, quand un État plonge dans la récession, non seulement une partie des salariés vont ailleurs, mais ce n'est pas le budget de cet État qui assume la majorité des transferts sociaux vers les chômeurs, puisqu'il s'agit d'une compétence fédérale. Les conditions de la création de l'euro n'étaient donc pas réunies, et sa création a été une erreur, dans la mesure où, en provoquant une baisse artificielle des taux d'intérêt dans des pays comme l'Espagne, il a provoqué l'apparition de bulles financières - immobilière, en l'occurrence -, insurmontables. Celles-ci ont dopé artificiellement la croissance, faisant grimper les salaires bien au-delà du raisonnable, compte tenu de la compétitivité de ces économies. D'où, une fois la bulle éclatée, une économie en dépression, et l'apparition de déficits publics majeurs.
Faut-il donc sortir de l'euro ? Ce serait trop lourd de conséquences. Que faut-il faire, alors ? Si les déficits publics sont aujourd'hui vus comme le problème no 1 en Europe, si l'Espagne ou l'Italie sont sous la pression des marchés, c'est seulement parce que ces États n'ont pas de garantie de financement de leur déficit par la Banque centrale, contrairement à tous les pays empruntant dans leur propre monnaie (les déficits sont plus importants aux États-Unis ou en Grande-Bretagne, mais nul n'a jamais entendu parler d'attaques des marchés). Il faut donc d'urgence que la BCE puisse acheter de la dette publique lors de son émission. Un principe évident, facile à mettre en ?uvre techniquement, mais auquel les Allemands s'opposent mordicus.

À lire également

  • Paul Krugman n'exclut pas une nouvelle récession en 2010 aux Etats-Unis
  • Le prix Nobel Paul Krugman soutient la reconduction de Ben Bernanke

En second lieu, renouer avec un peu d'inflation serait une bonne chose, avance Krugman. Elle n'aurait que des mérites, notamment en Europe, en permettant d'effacer une partie des dettes, en provoquant une baisse des taux d'intérêt réels (impossible, aujourd'hui, tant les taux nominaux sont faibles), et en faisant baisser les salaires réels, afin de redonner de la compétitivité à des pays comme l'Espagne. Pour ce faire, la BCE devrait abandonner son objectif de 2 % de hausse des prix, et viser plutôt 4 ou 5 %. D'un point de vue technique, il lui suffirait de se livrer à des achats massifs de titres, afin d'injecter toute la liquidité possible dans l'économie. Ensuite, il ne faudrait pas hésiter à pratiquer la relance budgétaire. Cela suppose, en Europe, une forte mutualisation des budgets, qui n'est pas encore à l'ordre du jour.
Ce livre témoigne de la vitalité du débat économique aux États-Unis, où les keynésiens ont encore droit de cité. « En Europe, tout économiste remettant en cause les politiques suivies ou le fonctionnement des institutions de l'Union est immédiatement assimilé à un souverainiste », relève Jean-Paul Fitoussi, de l'OFCE. « Il y a une véritable autocensure européenne, on a honte d'y être keynésien. Cela explique l'absence de débat sérieux, alors qu'aux États-Unis celui-ci est toujours resté vivace. »

Ivan Best

Sur le même sujet

  • 1

    Budget : la sombre prévision de la Commission européenne pour la France

  • 2

    Ruptures conventionnelles : voici de combien sera réduite la durée de votre allocation chômage

  • 3

    A Marseille, la coalition des éditeurs de presse se renforce face aux plateformes d’IA

  • 4

    « Absurde », « prétexte », « injustifié »... Bruxelles hausse le ton face à la nouvelle offensive douanière de Trump