1914, des armes et des mots (3/8) : "L'angoisse"

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Elfriede Kuhr vient prêter main-forte à sa grand-mère au camp de la Croix-Rouge installé dans la gare de Schneidemühl. De nombreux soldats meurent sous ses yeux. Comme tant d'autres Écossaises, Sarah Mac Naughtan part au front afin d'y soutenir l'armée britannique.
En avril 1915, la ville belge d'Ypres est le théâtre de la première attaque au gaz toxique de l'histoire, et Sarah se trouve parmi les infirmières confrontées aux horribles séquelles dont souffrent les victimes. Entre-temps, Marina Yurlova a été engagée comme enfant-soldat au sein d'une unité de cavalerie cosaque. Se portant volontaire pour faire sauter un pont, elle est blessée durant l'opération et échappe de justesse à une amputation de la jambe. Malgré tout, elle n'espère qu'une chose : retourner au front. Louis Barthas, lui, découvre dans les tranchées l'horreur du lance-flammes. Un camarade français grièvement brûlé gît à son côté.
Comme tant d'autres, il s'accroche à la vie et à la foi. Vincenzo d'Aquila est aussi de ceux-là. Originaire de Sicile et vivant à New York avec son père, il veut servir sa patrie et rejoint volontairement l'armée en ce début d'année 1915. Il ne tarde pas à regretter cette décision. Soigné à l'hôpital militaire, il proclame des déclarations virulentes contre la guerre qui lui valent d'être immédiatement interné en psychiatrie.
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