Michel Barnier : "le scénario du fédéralisme est improbable"

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Lors d'une conférence, le commissaire européen au Marché intérieur a exposé les trois chemins que peut emprunter l'Europe pour sortir de la crise.

"Tous pour un", "chacun pour soi" ou "chacun pour tous". Telles sont, pour Michel Barnier, les trois voies que peut emprunter une Europe en crise, et à la croisée des chemins. Le commissaire européen était invité à s?exprimer, samedi 4 décembre, lors des

Entretiens de Royaumont

, organisés par le député (UMP) Jérôme Chartier.

"Tous pour un: c?est un scénario aujourd?hui improbable. Celui du fédéralisme", a expliqué Michel Barnier. Selon lui, l'Europe ne va "objectivement" pas dans le sens d?une fédération "à l?américaine ou à l?allemande" qui intégrerait complètement les Etats. "Nous avons besoin de conserver l?échelon national pour combattre le nationalisme", a-t-il affirmé.

Pour l?ancien ministre français, le scénario du "chacun pour soi" n?est, en revanche, "pas invraisemblable". Pour l?Europe, suivre cette voie revient à "faire le dos rond, privilégier le court-termisme et ne plus bouger", a jugé Michel Barnier. "Nous voyons remonter le populisme, parfois même le nationalisme", a-t-il regretté.

Mais pour le commissaire français la réalisation de ce scénario irait de pair avec un "déclin" de l?Europe, qui se trouverait alors dans une situation comparable au Japon. "Dans un monde où tout change, malheur à celui qui ne bouge pas", a affirmé Michel Barnier, citant l?ancien Premier ministre britannique Tony Blair.

Gouvernance intégrée

"Il y a un troisième scénario que je crois possible, mais pas évident", a poursuivi le commissaire européen, évoquant "une Europe qui n?efface pas ses différences mais dépasse ses divisions". C?est l?hypothèse du "chacun pour tous", "vitale pour que l?Europe et la France réussissent".

Il a vanté une Europe valorisant "sa puissance économique", ainsi qu?une "véritable gouvernance intégrée de la zone euro". "Il s?agit de développer une nouvelle politique industrielle européenne, une économie compétitive une écolonomie sociale de marché, une Europe qui aura développé son influence régionale, par un élargissement ciblé", a-t-il affirmé. Il a ajouté qu?il était "urgent" que l?Europe accueille les pays des Balkans.


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Commentaires
a écrit le 27/12/2010 à 14:36 :
"les trois chemins que peut emprunter l'Europe pour sortir de la crise."
Le quatrième, le plus probable et qui semble déjà être en train de se réaliser, serait une pénétration par le sud de l'Europe par la Chine, vu le nationalisme égoïste des grands de L'UE, l' Allemagne mai aussi la France.
Les pays périphériques sont dans une situation économique impossible et intenable et le fait de vouloir l'ignorer dans les pays forts n'arrange pas les choses.
a écrit le 24/12/2010 à 17:41 :
J'ai déjà donné mon avis mais vous ne l'avez pas publié. Il serait normal; lorsqu'un texte est écrit poliment même s'il ne va pas "dans le sens du vent" de la Mafia de Neuilly-sur-Seine et de l'Elysée, que le modérateur de la Tribune ou du serveur ait la politesse de s'expliquer. Lorsque l'on prétend être une démocratie, on le prouve par actes concrets. JCM
Réponse de le 02/01/2011 à 21:29 :
Ce Barnier n'a toujours rien compris. Il était nul lorsqu'il était ministre des affaires européennes et je l'avais rencontré lorsqu'il visita la centrale de Creys-Malville. Au sujet du surrégénérateur, il fut malgré tout le seul politicien régional à l'avoir visité. Les autres "courageux" déclinèrent l'invitation. JCM

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