Opération séduction de Barroso au parlement européen

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Pour son deuxième discours sur "l'Etat de l'Union", le président de la Commission européenne était attendu au tournant par les eurodéputés.

Un hémicycle quasiment comble a applaudi le discours de José Manuel Barroso sur "l?Etat de l?Union", mercredi 28 septembre. La scène, peu habituelle, a de quoi surprendre. Elle contraste surtout par rapport aux rumeurs de censure et critiques dont a fait l?objet le Portugais ces dernières semaines, même dans son propre camp.

"Merci monsieur le président"

?Cela fait chaud au c?ur d?entendre un tel discours?, lui a lancé le président du groupe PPE, Joseph Daul, ?Vous êtes prêt à livrer bataille pour défendre l?approche communautaire. Je tiens à vous remercier chaleureusement, c?est la bonne approche?, a concédé le chef des socialistes, Martin Schulz.

Pas de diatribe assassine de Daniel Cohn-Bendit chez les Verts. ?Dans cette salle, il n?y a pratiquement personne qui n?ait écouté avec satisfaction ce que vous avez dit?, a plutôt déclaré la co-présidente du groupe Rebecca Harms.

Même le président des libéraux, Guy Verhofstadt, s?est incliné : ?merci monsieur le président de la Commission. Merci de vos propositions?.

Pourtant ce sont bien quelques députés du groupe ADLE qui, depuis quelques semaines, n?hésitent pas à dire qu?il faut ?virer Barroso?. L?idée de déposer une motion de censure a même été évoquée dans l?entourage du président du groupe. Elle permet en théorie au parlement de démettre la Commission de ses fonctions mais n?a pour le moment jamais abouti. ?Nous avons vraiment discuté ces dernières semaines sur la manière dont on abordait cette échéance?, explique Sylvie Goulard.

Depuis 2004, année du début de son premier mandat, la cote d?amour de Barroso auprès des parlementaires n?a jamais été très haute. Il a toujours été accusé de faire le jeu des grands Etats, et de ne pas être capable de leur tenir tête. Et surtout, de ne pas défendre "la méthode communautaire". C?est-à-dire le processus prévu par les traités selon lequel : la Commission propose et met en ?uvre, le parlement et le Conseil décident.


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a écrit le 29/09/2011 à 16:54 :
L?HISTOIRE DU PAIN : UNE HISTOIRE DE BLÉ

Au Paradis terrestre, lors de la création du monde.

Le Père éternel dit à Adam ( Au nom de l?unité du couple Ève n?a pas encore la parole, Dieu n?ayant pas respecté l?égalité des sexes ) : « À la sueur de ton front tu mangeras du pain. »

Adam remercie et demande : « Mon Dieu en attendant la récolte pourrai-je emprunter du blé pour payer les autres biens dont j?aurai besoin ? ».

Dieu répond : « Oui mais à la condition absolue que tu n?empruntes pas plus que la valeur du blé que tu produiras. ».

Adam venait d?inventer la monnaie.

Dieu venait d?interdire l?émission de fausse monnaie.

À TIRANA, octobre 1991

La Banque Mondiale cherche à relancer la Banque Agricole de Développement de l?Albanie, de façon à permettre la production de blé qui fait cruellement défaut.

Elle obtient après des semaines le bilan de la banque moribonde.

« Qui a souscrit le capital figurant au passif ?
C?est l?État pour la totalité.
L?unique crédit figurant à l?actif a-t-il été accordé à un producteur de blé ?
Mais non ! à l?État pour la totalité.
Ah bon !
Mais oui vous comprenez bien que l?État n?ayant pas le moindre blé, pardon le moindre sou, il fallait lui prêter pour souscrire le capital. ».

Dans la dernière boulangerie de l?ère de l?économie virtuelle et de la fausse monnaie ou la monnaie battue est sans cesse rebattue :

Le boulanger : « C?est le seul pain qui me reste. ».
Le client : « Prêtez le moi pour que je vous le paye. ».
L?agent du fisc qui passe par là : « Je vais prélever une tranche sur le remboursement de ce prêt, c?est la taxe sur les transactions financières pour les financements innovants. Ils vont permettre de reproduire le miracle de la multiplication des pains. On pourra ainsi rembourser tous les pains impayés, mais surtout relancer la production de blé pour lutter contre la famine galopante. »


Jean-Pierre Canot
Septembre 2011








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