Gérard Larcher désigné par l'UMP pour la présidence du Sénat

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Le sénateur des Yvelines s'est nettement imposé au sein de l'UMP face à l'ancien Premier ministre, Jean-Pierre Raffarin. Il devrait accéder à la présidence du Sénat le 1er octobre.

C'est fait. Gérard Larcher a remporté ce mercredi dès le premier tour la primaire UMP pour la présidence du Sénat, et devrait donc succéder à Christian Poncelet le 1er octobre lors du vote de la Haute assemblée, puisque la droite y est majoritaire. L'ancien ministre du Travail et sénateur-maire de Rambouillet (Yvelines), 59 ans, a obtenu, avec 78 voix (deux de plus que la majorité absolue) une large victoire sur son principal rival, l'ancien Premier ministre Jean-Pierre Raffarin, qui a recueilli 56 voix.

Le troisième postulant, le sénateur-maire de Compiègne (Oise), Philippe Marini, a obtenu 17 suffrages. 152 sénateurs UMP étaient inscrits, tous ont voté. Il y a eu 1 vote nul.

Très ému, Gérard Larcher a déclaré mesurer que "cette responsabilité (lui) donne des devoirs", dont celui "d'être à la hauteur de la confiance (qu'on lui a) témoignée". "Aujourd'hui, le groupe UMP du Sénat a fait une démonstration qu'on pouvait faire un choix serein, un choix loyal, un choix entre des amis", selon lui. "C'était une belle finale, bravo au vainqueur", a répondu Jean-Pierre Raffarin, les larmes aux yeux.

Auparavant, dans le bref discours de défense de sa candidature prononcé devant ses pairs, Gérard Larcher avait appelé le Sénat à être "fier de sa spécificité", et "plus visible" pour "gagner la bataille de l'image". "Je réclame un Sénat qui compte, qui soit plus entendu", "un Sénat qui se distingue de l'Assemblée nationale par sa manière de travailler, et par son mode de scrutin", avait-il poursuivi.

Il a aussi réclamé un Sénat "qui soit la maison des élus locaux" mais qui soit aussi "plus ouvert sur la France, l'Europe, et le monde". Parmi les "leviers du renouveau", Gérard Larcher avait proposé "la réforme audacieuse et consensuelle du règlement". Enfin, il a souhaité que la Haute Assemblée "se réaffirme comme l'acteur principal des réflexions sur les rapports entre les collectivités locales" et anticipe "les grands débats du pays", comme celui de la bioéthique qui s'annonce pour 2009.

Ancien conseiller régional d'Ile-de-France, membre du Sénat depuis 1986, dont il fut le plus jeune élu à l'époque, Gérard Larcher a quitté la Haute assemblée pour entrer dans le gouvernement Raffarin III en 2004, en charge du ministère du Travail, portefeuille qu'il a conservé dans le gouvernement Villepin. Il est redevenu sénateur il y a tout juste un an, après la démission de sa suppléante.

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