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Tous les commentaires sur ce second tour des élections régionales

latribune.fr

Publié le 21 mars 2010 à 17:23

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Retrouvez les réactions des principaux chef de file des partis en lice pour le scrutin final de ces élections régionales 2010.

François Fillon, Premier ministre : "Garder le cap fixé par les élections nationales". "Le combat pour l'emploi et la croissance sera la priorité absolue du gouvernement français", a assuré le chef du gouvernement, qui indique par ailleurs assumer "sa part de responsabilité". Il l'"évoquera" lundi avec Nicolas Sarkozy. (voir article par ailleurs).

Claude Guéant, secrétaire général de l'Elysée : Le président Nicolas Sarkozy est "décidé à entendre le message" lancé par les Français au second tour des élections régionales, largement perdues par la majorité. Nicolas Sarkozy "s'attendait à ces résultats qui sont décevants. Il avait dit avant les régionales qu'une élection a toujours une signification, un message. Il est décidé à l'entendre".

Martine Aubry, Premier secrétaire du PS : "les Français ont exprimé leur rejet de la politique du président et du gouvernement". La première secrétaire du PS a affirmé que les Français avaient "parlé" et devaient être "entendus", ce qui impliquait de "changer profondément de politique", dans une déclaration retransmise sur France 2.

François Hollande (PS) : L'ex-premier secrétaire du PS a estimé sur France 2 que "la victoire était nette" aux régionales et que c'était "un vote de défiance à l'égard du chef de l'Etat". Il a appelé la gauche et les écologiste à "travailler ensemble". "Il faut qu'il y ait une gauche et des écologistes rassemblés, on ne peut pas en rester sur le seul schéma d'un Parti socialiste qui pense être avec des partenaires qu'il vassalise", a-t-il ajouté. Il faut "réfléchir à comment on se prépare à une candidature à l'élection présidentielle et quelles propositions nous faisons ensemble devant le pays" a-t-il encore dit.

Christine Lagarde, ministre de l'Economie a affirmé sur TF1 qu'il fallait "impérativement poursuivre les réformes" malgré la défaite de l'UMP au second tour des élections régionales.

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Jean-Marie Le Pen, président du Front national (FN) : Le président du Front national  a estimé à Nice que le résultat des élections régionales marquait "l'effondrement du sarkozysme" bien que l'UMP en ait appelé "(au) ban et (à) l'arrière-ban du système Sarkozy". "Il faut à présent se préparer à la succession", a déclaré à l'Agence France Presse Jean-Marie Le Pen, 81 ans et tête de liste en Provence-Alpes-Côte d'Azur.

Marine Le Pen (FN), la vice-présidente du Front National, a estimé que les résultats des élections régionales constituaient un "très grand succès pour le Front national" et étaient la marque d'un "vote de conviction" pour le FN.

Arnaud Montebourg, député PS  a déclaré sur France 3 que "la gauche n'a aucune raison de tirer gloire de ce scrutin, car la moitié des électeurs qui ne viennent pas aux urnes se posent la question de savoir à quoi sert la politique".

Jean-François Copé, le patron des députés UMP a estimé sur France 2 après le second tour des élections régionales qu'il s'agissait d'une "réelle défaite" pour la majorité, qui devait "revenir aux fondamentaux". Se disant "très heureux" des victoires de la majorité présidentielle en Alsace et à la Réunion, il a déclaré qu'il ne fallait pas "se cacher derrière son petit doigt" et que "c'est évidemment pour nous une réelle défaite". "Il ne faut pas tourner autour du pot, c'est la réalité", a-t-il ajouté.

"Les Français nous ont clairement adressé un certain nombre de messages au cours de cette campagne difficile, parce qu'en plein milieu d'une crise économique très sévère. Il en est un qu'il faut retenir cinq sur cinq: il faut revenir à nos fondamentaux, c'est-à-dire ce qui a permis l'élection de Nicolas Sarkozy comme président de la République et de la majorité en 2007", selon lui.

Il a aussi jugé nécessaire "la construction d'un nouveau pacte majoritaire avec les Français (...) avec des piliers clairs: faire des réformes vitales pour le pays, les retraites, la baisse des déficits; l'emploi, la justice sociale, la compétitivité puisqu'on est à 10% de chômage; le retour aux valeurs de la République, par exemple faire voter la loi d'interdiction de la burqa".

Claude Bartolone, le député PS a déclaré qu'il fallait "enfin changer de politique" après le succès de la gauche remporté "grâce aux socialistes rassemblés". Le succès, "c'est grâce d'abord aux socialistes rassemblés; il n'y a pas eu de fausse note, l'expression a été collective et c'est le travail que nous avons réussi à faire autour de Martine Aubry, il va falloir continuer", a-t-il ajouté. "La gauche peut prétendre à la victoire en 2012".

Frédéric Lefebvre, porte-parole de l'UMP, a exprimé sa "déception" après le second tour des régionales tout en voyant des "motifs de satisfaction" dans les résultats "serrés dans quelques régions". "Nous ne pouvons cacher notre déception même si la formidable victoire à la Réunion ou les scores serrés dans quelques régions nous donnent des motifs de satisfaction", a affirmé le porte-parole de l'UMP dans un communiqué.

Luc Chatel, le porte-parole du gouvernement a affirmé sur France 2 qu'il ne fallait "surtout pas changer de cap" après la défaite de la majorité aux élections régionales, estimant que ce serait "la pire des réponses".

Marie-Georges Buffet (PCF) a demandé le "retrait d'une série de réformes.

Georges Frêche, candidat dissident du PS en Languedoc-Roussillon : "Pas une victoire des partis" mais "une victoire des présidents de région"

Xavier Bertand, secrétaire général de l'UMP, a reconnu sur TF1 qu'"objectivement ce soir la gauche a remporté ces élections", et "c'est une déception", mais "nous progressons visiblement".

Brice Hortefeux, ministre de l'Intérieur : "Les résultats sont en deçà des attentes de la majorité".

Christian Estrosi, le ministre de l'Industrie, a demandé à "toute la famille de l'UMP" du "courage" et de la "solidarité" après le revers de la majorité aux élections régionales, sur LCI. "Il y a ce soir une victoire de la gauche qui est évidente, c'est donc une déception pour nous. En même temps, une élection régionale reste une élection régionale".

Daniel Cohn-Bendit, le leader d'Europe Ecologie a dit sur France 2 après le second tour des élections régionales: "c'est bien", mais "les difficultés commencent" puisqu'il faut "travailler à un projet".

Cécile Duflot (Europe Ecologie), candidate en Ile de France, veut "continuer le dialogue avec la gauche" pour 2012.

Ségolène Royal, présidente (PS) de la région Poitou-Charentes, a appelé à ce que la victoire de la gauche aux élections régionales "ne soit pas celle d'un camp mais de tout le pays", dans une déclaration retransmise sur France 2.

Gérard Collomb, sénateur-maire PS de Lyon, a estimé que le résultat du second tour des régionales "est une belle victoire pour l'ensemble des présidents de région". Interrogé au siège du PS, Gérard Collomb, qui a toujours été un opposant à Martine Aubry, a salué "une victoire des présidents de région et des élus locaux". Mais il y a "un certain nombre d'interrogations chez les Français", a-t-il dit, citant "le niveau d'abstention, l'ampleur du vote FN". "Cela montre que les problèmes restent extrêmement graves".

Jean-Paul Huchon, le président PS de la région Ile-de-France, a déclaré que la victoire de la gauche aux élections régionales dans cette région est "aussi le rejet du Grand Paris du président de la République". "Je veux le dire, ici, solennellement. Notre victoire, c'est aussi le rejet du Grand Paris du président de la République", a-t-il déclaré. "Une autre vision existe: concertée, respectueuse de l'équilibre entre les territoires, solidaire. C'est celle que nous portons".

Christine Boutin, présidente du Parti chrétien-démocrate (PCD) allié à l'UMP, a demandé à Nicolas Sarkozy de prendre "des orientations nouvelles", estimant que "la gauche a incontestablement gagné ces élections régionales". "La gauche a incontestablement gagné ces élections régionales. Maintenant, il revient au président de la République de mettre en oeuvre les orientations nouvelles qu'il convient de prendre".

Laurent Fabius, ancien Premier ministre et député socialiste, a estimé ce dimanche soir sur TF1: "j'interprète cette défaite de la droite comme une mise en cause de la politique économique et sociale actuelle. L'essentiel est de changer la politique, il faut faire un changement tout de suite, il faut que la justice soit rétablie, donc le bouclier fiscal n'a pas de raison d'être. C'est un succès de la gauche" "dû au travail des présidents de région" et "au fait que la gauche a été unie".

Valérie Pécresse, tête de liste UMP pour les régionales en Ile-de-France où elle a été sèchement battue et ministre de l'Enseignement supérieur, a souligné dimanche sur France 2 : "le message que j'ai entendu, c'est un message de difficultés de vie quotidienne", "vis-à-vis de l'emploi", "les problèmes des exploitations agricoles", "des problèmes de salariés qui craignent pour leur emploi. C'est beaucoup plus lié à la crise que toutes les questions que vous évoquez en ce moment sur le plateau, qui me paraissent être plus des questions politiques que des questions de vie quotidienne des Français. C'est une campagne qui a été très enrichissante humainement. On a entendu les préoccupations, les attentes et les demandes des Franciliens" et "on les répercutera dans notre action au niveau régional et au niveau de l'Etat aussi. Les Franciliens n'ont pas eu conscience de tout ce que la région peut faire pour améliorer leur vie quotidienne. Il faut que les régions oeuvrent pour résoudre les problèmes, et ensuite il faut que l'Etat, qui a des moyens d'agir, oeuvre aussi pour résoudre les problèmes que l'on a entendus".

Chantal Jouanno, la secrétaire d'Etat à l'Ecologie et tête de liste UMP à Paris, a reconnu sur France 3 que "ce n'était pas une victoire pour la droite", tout en estimant que l'abstention enregistrée au second des élections régionales n'était "un succès pour personne".

Harlem Désir, numéro deux du PS, a évoqué "un score historique de la gauche, le plus important depuis le début de la Ve République qui ne nous donne que des devoirs, devoirs d'unité, de combativité et de créativité". "L'unité de la gauche, c'est ce qui a permis ce succès, l'unité contre la droite et contre les mauvais coups qu'elle prépare et créativité pour préparer l'avenir et un projet nouveau pour le pays".

latribune.fr

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