Régionales : un taux de participation en (petite) hausse

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(Crédits : © 2010 Thomson Reuters)
Le taux d'abstention à l'issue du vote s'établit à 48,81% après 53,67% au premier tour. Mais c'est très en-dessous du niveau des régionales de 2004.

Le ministère de l'intérieur a annoncé dans la nuit de dimanche à lundi que l'abstention sétait élevée à 48,81% pour ce second tour des élections régionales. C'est nettement moins que le record enregistré une semaine plus tôt pour le premier tour avec 53,67%.

Mais l'abstention reste très supérieure à celle du second tour des dernières régionales, en 2004 (34,5%). Même si elle est très inférieure aux prévisions d'avant scrutin, qui s'étaient montrées particulièrement pessimistes : un sondage CSA pour Aujourd'hui en France/Le Parisien paru vendredi annonçait pas moins de 55% d'abstentionnistes ce dimanche.

A noter que c'est en Corse que les électeurs ont été le plus mobilisés pour ce second tour des élections régionales avec un taux d'abstention limité à 30,99%.
Les quatre autres régions où l'abstention a été la plus faible sont la Franche-Comté (42,06%), le Limousin (42,77%), l'Auvergne (45,12%) et Midi-Pyrénées (45,63%).

A l'inverse, les cinq régions où les électeurs ont été le moins viter sont la Lorraine (52,94%), l'Ile-de-France (52,86%), Champagne-Ardenne (51,05%), Rhône-Alpes (50,83%), le Nord-Pas-de-Calais (50,81%).

Rappel historique de l'abstention en France

En 1998, les régionales, qui avaient enregistré une poussée de la gauche, avaient donné lieu à 44,9% d'abstention. Pour les dernières régionales de 2004, que la gauche avait gagnées, l'abstention était de 37,88% au premier tour et de 34,32% au second.

Si le premier scrutin régional de 1986 avait mobilisé les électeurs, avec seulement 25,2% d'abstention - nouveauté oblige, sans doute - depuis, le désintérêt des citoyens n'a fait qu'augmenter.

Globalement, la tendance est à la hausse de l'abstention en France depuis plusieurs décennies. Mais l'on remarque que plus le scrutin est local (cantonales, municipales), plus la participation des électeurs est forte (un peu plus de 30% d'abstention pour ces scrutins locaux). A contrario, les dernières élections européennes de 2009, gagnées par l'UMP, ont enregistré un taux d'abstention de 59,37%, après 57,21% en 2004, 53,24% en 1999, 47,29% en 1994 ou 51,2% en 1989.

Mobilisation aux présidentielles, pas pour les référendums

Pour les élections présidentielles, l'intérêt des électeurs reste vif. En 2007, l'abstention n'a atteint que 16,22% au premier tour et 16,03% au second. En revanche, en 2002, elle avait dépassé 28% au premier tour, ce qui fut fatal à Lionel Jospin, et 20% au second, où pourtant le suspense était mince tant le duel Chirac-Le Pen semblait joué d'avance. Le record d'abstention pour une présidentielle revient à celle de 1969, avec un taux de 31,1%, à l'occasion de la confrontation de Georges Pompidou et Alain Poher. Il est ensuite retombé à 12,7% en 1974, quand Valéry Giscard d'Estaing a battu sur le fil François Mitterrand.

Pour les législatives, les Français se mobilisent assez, même si l'on observe là aussi une poussée générale de l'abstention. En 2007, l'UMP a remporté une nette majorité à l'Assemblée nationale, dans la foulée de l'élection de Nicolas Sarkozy, avec un taux d'abstention de 39,6% au premier tour et 40% au second. Depuis 1958, année de naissance de la Vème république, le taux d'abstention oscille entre 15% en 1978 (scrutin gagné par la droite) et 40% en 2007.

Mais c'est sans doute les référendums qui captivent le moins les foules. Les sommets de l'abstention ont été atteints en 2000 (69,8%) pour l'adoption du quinquennat, et en 1988 (63%) pour le statut de la Nouvelle-Calédonie. En revanche, l'approbation de la Constitution de 1958 a passionné les électeurs, l'abstention atteignant seulement 15,1%.

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