Burkina/Education : les cours reprennent ce lundi suite à un accord avec les syndicats
Sylvain Vidzraku

Ecole burkinabè
Reuters
Sylvain Vidzraku

Ecole burkinabè
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La crise du secteur éducatif au Burkina Faso qui dure depuis octobre 2017 avec divers mouvements dont les sit-in, les grèves, le refus d'évaluer les élèves, est peut-être arrivée à son terme. L'Etat et les syndicats de l'éducation ont pu prouver un accord dans la nuit du samedi à dimanche derniers leur permettant de mettre fin à la crise et de ''sauver l'année scolaire''. « Nous sommes parvenus aujourd'hui à un accord au terme d'un long conflit social qui perturbait le fonctionnement de l'école burkinabè. Le gouvernement et le peuple burkinabé sont soulagés de voir le protocole d'accord que nous avons signé ce soir avec la coordination des syndicats de l'éducation », a déclaré le premier ministre Paul Kaba Thièba à l'issue des tractations qui ont duré jusque tard dans la nuit, cité par l'AFP. Une information rapidement confirmée par la Coordination nationale des syndicats de l'éducation (CNSE). « Ce soir, nous avons obtenu un protocole d'accord. Au nom de l'intérêt général, de l'enfant burkinabè, les deux parties se sont entendues pour que l'école burkinabè puisse être reprise dans les jours à venir », a indiqué Wendyam Zongo, porte-parole de cette organisation faitière d'une quinzaine de syndicats au micro de l'AFP. La presse locale rapporte que le protocole d'accord a été conclu très tardivement à la suite d'intenses tractations qui ont duré près de 72 heures.
Pour le moment, les détails de l'accord obtenu n'ont pas été communiqués, la CNSE ayant souhaité accorder la primeur de l'information à sa base. Cependant, les points faisant objet de la plateforme revendicatives des divers syndicats ont dû tous être passés au crible. « Nous ne sommes pas satisfaits à 100%, mais les choses ont bougé et c'est cela qui nous permet de reprendre les cours », a indiqué Wendyam Zongo, avant de préciser que « les quatre points des revendications ont connu une évolution ».
Suite à l'accord, plus rien ne devrait empêcher la reprise des classes. Des deux côtés, du gouvernement et des syndicats, les responsables y ont veillé. « Dès lundi, les élèves vont retrouver le chemin de l'école dans la sérénité », s'est réjoui le premier ministre burkinabè. Quant au porte-parole de la CNSE, il a rassuré en déclarant qu'à « partir de cet instant, les mots d'ordre de grève sont levés (et) nous allons rattraper le temps perdu ». La presse locale rapporte qu'en dehors de ceux-ci, plusieurs leaders sont montés au créneau pour appeler à la reprise des cours. « Nous allons rattraper le temps perdu », a estimé Hector Armand Raphael Ouédraogo, président de l'Union nationale des associations des parents d'élèves du secondaire et du supérieur. Le responsable a invité les deux parties au strict respect de l'accord trouvé, afin que « sa mise en application ne connaisse point de dérives ». Même son de cloche avec l'Abbé Alfred Ouédraogo, vicaire général du diocèse de Ouagadougou qui a lui aussi, invité les élèves à reprendre le chemin de l'école et à faire preuve de retenue.
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Rappelons que sur la plateforme revendicative des syndicats se trouvent quatre grands points. Il s'agit de l'adoption d'un statut valorisant des personnels de l'éducation et de la recherche, de l'amélioration de l'accès à l'éducation, de l'amélioration des conditions de travail pour une efficacité du système éducatif et de la revalorisation de la fonction enseignante.
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