Sécurité nucléaire : une mission de l'AIEA au Burkina à l'invitation des autorités
La Tribune Afrique

Nucléaire salle de contrôle commande usine
Reuters
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Le Burkina Faso se prépare à procéder à la revue de son Plan intégré d'appui à la sécurité nucléaire. Pour ce faire, le pays a dû solliciter l'aide de l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA). Un groupe d'experts de l'agence séjournent actuellement dans le pays pour lui permettre d'atteindre les objectifs visés par le gouvernement. «Nous remercions le gouvernement du Burkina Faso qui a bien voulu inviter l'AIEA à l'assister dans le cadre d'une revue de leur Plan intégré d'appui à la sécurité nucléaire», a déclaré vendredi le chef de la délégation, Zéphirin Athanase Ouédraogo. Expert de sécurité nucléaire du Département sûreté et sécurité nucléaire de l'AIEA, le spécialiste qui intervenait au sortir d'une audience avec le ministre d'Etat burkinabé, Simon Compaoré, a tenu à préciser les contours de leur mission à Ouagadougou. «C'est un plan détaillé qui identifie les besoins du pays en matière de sécurité nucléaire. Nous sommes en train d'assister le pays à renforcer ce cadre et bien d'autres domaines tels que la durabilité, la formation des acteurs impliqués dans l'édification et la mise en place d'un régime national de sécurité nucléaire», a-t-il souligné.
La revue de ce plan apparaît de plus en plus comme une nécessité surtout depuis que la police burkinabè a annoncé qu'un magasin de l'Agence nationale de la radioprotection et de sûreté nucléaire a été cambriolé et qu'une jauge radioactive a été emportée. Le Plan d'appui à la sécurité nucléaire vise à «empêcher l'enlèvement non autorisé, le vol ou le sabotage de ces différents types de matières qui peuvent porter préjudice aussi bien à l'environnement, aux populations et à leurs biens», a ajouté Zéphirin Athanase Ouédraogo.
Le Burkina Faso et l'AIEA entretiennent une relation exemplaire depuis des années. Les deux parties collaborent surtout dans le cadre de la lutte contre les invasions de la mouche tsé-tsé depuis quelques années. En mars 2016, le pays avait reçu le directeur général de l'agence, Yukiya Amano pour évoquer et renforcer leur relation. Avec le chef de l'Etat burkinabè Roch Marc Christian Kaboré, le responsable a alors indiqué avoir eu «une conversation positive sur des points d'intérêt commun ». « Le Burkina Faso est le premier pays d'Afrique à collaborer avec l'AIEA dans la lutte contre la mouche tsé-tsé ... Cette visite est une excellente occasion de consolider davantage des relations déjà très bonnes», avait-il ajouté.
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L'année dernière, l'AIEA a aidé le Burkina Faso à construire la plus grande installation d'élevage d'insectes en Afrique de l'ouest pour appliquer une technique nucléaire pour éliminer les mouches tsé-tsé. D'après un communiqué de l'AIEA, cette installation basée à Bobo-Dioulasso, est un massif insectarium qui devrait aider la région à utiliser la technique des insectes stériles (TIS), une forme de contrôle des naissances d'insectes, pour réduire les populations des mouches tsé-tsé.
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