Togo : le FMI note des améliorations et met en garde contre la crise politique
Sylvain Vidzraku

Lomé Togo
DR.
Sylvain Vidzraku

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Le Togo reçoit depuis le 27 mars dernier, une mission du Fonds monétaire international (FMI) dans le cadre de la seconde revue du programme soutenu par une Facilité élargie de crédit (FEC). Pour le groupe conduit par Ivohasina Razafimahefa, il faut reconnaître au Togo d'avoir réalisé de bonnes performances dans le cadre du programme soutenu par la FEC.
Le responsable a relevé aussi d'autres points positifs. Selon lui, le ratio par rapport au PIB de la dette publique du pays a continué à diminuer grâce à l'assainissement budgétaire amorcé dans le cadre du programme de la FEC. Aussi, le FMI a déclaré avoir noté que malgré un niveau de recouvrement des recettes en deçà des prévisions, la gestion budgétaire de 2017 a été améliorée grâce à une maîtrise des dépenses. Le FMI a également indiqué que le gouvernement togolais a continué à s'abstenir de contracter ou de garantir des emprunts extérieurs non concessionnels et de fournir des garanties aux fournisseurs et entrepreneurs nationaux, une nouvelle dont elle se réjouit.
Par ailleurs, le FMI a salué le projet de révision du budget 2018 dont l'objectif est de tenir compte du manque à gagner en matière de recettes. L'institution a ajouté que ceci sera compensé par un programme d'amélioration de l'efficacité de la dépense publique et un certain assouplissement de l'objectif de déficit budgétaire. De même, il est prévu, a souligné le FMI, la diversification de la base fiscale et de recouvrement de recettes.
Aux yeux du FMI, la crise sociopolitique que traverse le Togo pourrait être une véritable entrave à l'économie du pays. L'institution indique que l'activité économique a connu un ralentissement au second semestre de 2017 suite aux troubles sociopolitiques qui ont démarré le 19 août de la même année. Le taux de croissance économique a ainsi chuté de 5,1% en 2016 à 4,4% en 2017. Pour l'année en cours, le FMI table sur un taux légèrement inférieur à 5%, une performance qu'il impute « aux tensions sociopolitiques qui font peser un risque sur les perspectives de croissance économique avec un impact négatif sur l'économie réelle et les recettes fiscales ». Malheureusement la crise ne semble pas encore arrivée à sa fin.
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Après trois séances à son actif mais avec plusieurs reports sous la houlette du président ghanéen, Nana Akufo-Addo, pour plusieurs observateurs, le dialogue inter-togolais a déjà échoué. Du côté de l'opposition on maintient la demande du départ du chef de l'Etat Faure Gnassingbé avec un retour à la constitution de 1992. Alors qu'un accord avait été obtenu par le médiateur pour la cessation des manifestations publiques de l'opposition mais aussi pour la suspension du processus électoral, l'opposition accuse le pouvoir d'avoir violé son engagement. En guise de réplique, elle a de nouveau appelé ses militants à descendre dans les rues les 11,12 et 14 avril 2018. Le climat actuellement est tendu alors que le gouvernement a annoncé son opposition à de nouvelles marches de protestation débouchant sur des meetings.
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Sylvain Vidzraku