Algérie : terrorisme et commerce au menu de la visite de Bernard Cazeneuve
Emmanuel Atcha
Emmanuel Atcha
C'est déjà sa troisième visite à Alger depuis l'accession au pouvoir de François Hollande. Bernard Cazeneuve, le nouveau premier ministre français est arrivé ce mercredi à Alger dans le cadre d'une visite de 24 h devant le conduire aussi à Tunis et doit aborder avec son homologue algérien plusieurs sujets pressants. D'après les sources de la primature, les questions liées aux relations commerciales entre les deux pays et au terrorisme dans la région seront évoquées.
D'un côté, eu égard à la situation au nord-Mali où l'armée nationale n'arrive pas à s'imposer dans la zone, l'instabilité politique et sécuritaire en Libye, avec les engagements du sommet européen de Malte pour aider Tripoli à limiter le flot de réfugiés, l'Algérie est un interlocuteur régional très fiable et incontournable pour la France dans le but de lutter efficacement contre le terrorisme et l'immigration clandestine. Sur le plan commercial, toujours selon la primature, le premier ministre français va procéder avec son homologue algérien, à la signature de plusieurs accords particulièrement dans le secteur industriel et dans le cadre de la coopération universitaire.
Cependant, malgré la série d'accords dans le domaine industriel, Alger ne se sera pas totalement satisfaite. Le responsable français ne signera pas le projet d'usine Peugeot-Citroën dans la région d'Oran qui a été plusieurs fois annoncé lors du mandat de François Hollande. Une autre fois peut-être. Pour le moment le temps est au renforcement des relations.
La visite de Bernard Cazeneuve à Alger, au-delà de son aspect officiel, a pour but de renforcer les relations entre la France et l'Algérie. « Ce n'est pas seulement une tournée testamentaire, confie une source diplomatique, il y a des enjeux de fond », a confié une source à RFI. La France salue ainsi une amélioration des relations franco-algériennes à un '' niveau d'excellence jamais égalé'', souffle-t-on à Matignon.
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Mises à mal sous Nicolas Sarkozy, le prédécesseur de François Hollande, les relations entre les deux pays s'étaient encore compliquées en avril 2016, lorsque Alger avait refusé d'accorder le visa à deux journalistes de Canal +, lors de la visite officielle de Manuel Valls prédécesseur de Bernard Cazeneuve, dans le pays. Boycottée par une partie de la presse française, et marquée par un tweet sur le président Bouteflika en fauteuil roulant, cette visite et surtout les réactions qu'elle a suscité n'ont pas été du goût des autorités algériennes. Même en fin de mandat, la visite de Cazeneuve doit marquer un nouveau départ, alors que les deux pays ont des intérêts communs importants.
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Emmanuel Atcha
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