EDF va tester à grande échelle l'accès à internet par le réseau électrique

Les utilisateurs pourront, à partir de leur ordinateur et du réseau électrique, se parler comme de téléphone à téléphone ou naviguer sur l'internet, à des vitesses de 2 à 3 mégabits par seconde. "Il s'agit pour nous d'un axe de recherche et de développement, destiné à adapter notre offre d'électricien aux demandes de nos clients et aux nouveaux équipements électroménagers +internetisés+, comme les fours à micro-ondes ou les réfrigérateurs". a indiqué un porte-parole d'EDF qui a souligné qu'EDF n'entend pas marcher sur les "plates-bandes de France Télécom". L'opérateur telecom est d'ailleurs l'un des partenaires du projet. Aujourd'hui, ses statuts interdisent d'ailleurs au producteur public d'électricité de développer une activité d'opérateur de télécoms. EDF expérimente depuis février, à une échelle plus modeste, cette technologie des "courants porteurs en ligne" (CPL) dans un collège de Saint-Lô (Manche). Cette répétition générale en circuit fermé, qui durera jusqu'en juin, avant la grande "première" européenne sur le réseau de distribution, a pu démontrer que consulter l'internet en se branchant sur les prises de courant et en acheminant les données par les fils électriques était possible. Et ce, en toute sécurité, malgré les 220 volts. Pour l'expérience à grande échelle, qui comprendra 500 points de connexions dans toute l'Europe (maisons individuelles, écoles, immeubles), EDF et ses confrères bénéficieront de la complicité de l'industriel suisse Ascom et de sa nouvelle filiale Powerline Communications, qui fourniront l'équipement baptisé Utilities Test System (UTS). De nombreux électriciens européens se sont déjà lancés dans ces recherches. Jean-François Droubay, d'EDF, a été élu président du PLC Forum (PLC pour "PowerLine Communication"), qui regroupe d'autres grandes compagnies comme les allemands EnBW et RWE, l'espagnol Endesa ou l'italien Enel. Le conglomérat énergétique RWE entend commercialiser début 2001 la technologie PLC tandis que son concurrent Veba a annoncé son projet de mise sur le marché en Allemagne d'ici à la fin de l'année. EnBW, dont EDF détient un quart du capital, teste également le PLC depuis deux ans, avec 100 clients, et s'est allié début février au géant de l'électrotechnique Siemens en vue de commercialiser cette technologie. La Commission européenne finance aussi depuis le début de l'année un projet baptisé Palas (Powerline as an Alternative Local Access) à hauteur de 10 millions de francs.

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