Nouvelle OPA dans la banque américaine

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La concentration bancaire se poursuit aux Etats-Unis. Après les multiples opérations annoncées depuis le début de l'année, c'est au tour de Wachovia de se lancer dans la bataille. La banque régionale a annoncé le rachat de SouthTrust pour un montant de 14,3 milliards de dollars.Concrètement, Wachovia va proposer l'échange d'un titre SouthTrust contre 0,89 action Wachovia. Une offre qui valorise SouthTrust à 41,83 dollar par action, soit une prime de 20% sur son cours de clôture de vendredi dernier.Selon Wachovia, l'opération ne sera relutive que dans 2 ans, notamment parce que les coûts d'intégration vont s'élever à 431 millions de dollars pendant une quinzaine de mois. Ce sera en fait le prix à payer pour économiser à terme 255 millions de dollars par an après impôts et devenir le numéro un du secteur dans le sud-est américain.Une fois l'opération finalisée, la nouvelle structure devrait ainsi capitaliser 76 milliards de dollars en Bourse, peser 464 milliards de dollars en termes d'actifs et employer 98.000 personnes.Naturellement, l'action SouthTrust a réagi favorablement à New York, avec un gain de 13,68%. Quant à Wachovia, si l'action marque temporairement le coup compte tenu de l'impact dilutif à court terme, les commentaires restent très positifs.Ce rachat "s'inscrit dans la stratégie qu'ils ont adoptée depuis plusieurs années consistant à accroître leur taux de croissance interne et à étendre leur présence régionale", a expliqué à Reuters Michael Plodwick, analyste chez Blaylock & Partners LP. Mais cette opération ne fait pas que s'inscrire dans la stratégie du groupe. Elle vient également compléter le mouvement de consolidation du secteur bancaire américain entamé depuis plusieurs mois.Après les rachats retentissants de Bank One par JP Morgan Chase et de FleetBoston par Bank of America, nombre de rapprochements ont été annoncés dont, récemment, celui de Sun Trust et de National Commerce pour 7 milliards de dollars. La finance américaine a d'ailleurs été l'un des principaux piliers d'un marché mondial des fusions-acquisitions qui s'est envolé de 94% au premier trimestre. Et il y a fort à parier que ce secteur bancaire américain (qui demeure particulièrement éclaté) devrait continuer à faire parler de lui.

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