La hausse du pétrole hypothèque les objectifs de Swiss

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Swiss enchaîne les contre-performances. Déjà en chute de plus de 5% lundi, l'action de la compagnie aérienne helvétique plonge de nouveau ce mardi. A la clôture, elle cède 5,33%, à 10,65 francs suisses. La raison de ce revers? Un communiqué publié lundi soir annonçant que le groupe risque de ne pas tenir ses promesses en 2004.Compte tenu du renchérissement du pétrole, le transporteur affirme qu'il "pourrait ne pas être en mesure d'atteindre un résultat opérationnel (Ebit) 2004 à l'équilibre comme annoncé". Pour se justifier, Swiss explique que "si le prix du kérosène se maintient à son niveau actuel de 360 dollars par tonne, ce sont 85 millions de francs suisses supplémentaires qui grèveront le budget de la compagnie".Le groupe ayant déjà cédé au premier trimestre, pour 20 millions de francs suisses, ses instruments de couverture, il en résulterait un trou de 65 millions de francs suisses dans ses comptes.Swiss a beau tenter de nuancer son discours en précisant que son niveau de liquidités le met à l'abri d'une mauvaise surprise, c'est bien la déception qui l'emporte. La compagnie "ne tient pas parole" déplore un trader joint par Reuters. Le groupe aura d'ailleurs d'autant plus de difficultés à tenir ses promesses que le prix du pétrole n'est pas seul en cause. La société reconnaît également qu'elle n'a pu réaliser ses objectifs d'économies au niveau des coûts de maintenance.Et ce ne sont pas non plus les considérations stratégiques du groupe qui donneront du réconfort aux investisseurs. Car la compagnie a profité de l'occasion pour annoncer la démission d'un de ses administrateurs, André Kudelski (également patron du groupe Kudelski) en raison de "divergences quant à la non adhésion de Swiss à l'alliance Oneworld".Début juin (voir ci-contre), Swiss avait annoncé que les discussions menées depuis l'automne avec British Airways en vue de son intégration à Oneworld avaient échoué. La nouvelle a été plutôt bien accueillie, le marché considérant que Swiss pourrait de nouveau intéresser Lufthansa, qui lui-aussi cherche à nouer des partenariats pour contrer Air France-KLM. Il n'en reste pas moins que les opportunités se réduisent peu à peu pour le groupe suisse. Et il sera évidemment plus difficile de conclure un accord si les membres de l'état-major ne partage pas tous le même point de vue.

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