Menaces sur l'UMTS

La téléphonie mobile de troisième génération UMTS est-elle maudite ? A en croire certains spécialistes des technologies, c'est bien possible. Après avoir accumulé les retards et menacé de banqueroute presque tout le secteur des télécoms avec des licences d'exploitations vendues des milliards par les Etats européens, l'UMTS est en passe de devenir une réalité commerciale.Les lancements des grands opérateurs se succèdent, semblant indiquer que le serpent de mer va bientôt se matérialiser. Et pourtant, les oiseaux de mauvaise augure trouvent encore le moyen de parader. Ils ne se contentent pas d'égrener les difficultés bien réelles que connaissent aujourd'hui dans leurs tests les opérateurs (téléphones peu performants ou interopérabilité réseaux-terminaux toujours problématique). Ils brandissent également le risque que l'UMTS, à peine né, soit supplanté par des technologies plus récentes, plus performantes et moins coûteuses.Bien sûr il y a le "wi-fi", qui permet l'accès sans fil à l'Internet à haut débit par voie hertzienne. Déjà, il se présente comme le concurrent de l'UMTS dans certaines zones de prédilection de la téléphonie mobile de troisième génération comme les aéroports ou les hôtels. Mais, au-delà de la connexion d'un ordinateur PC portable, sont mis au point et testés ces dernières semaines les premiers "wi-fi phones" : des téléphones qui accèdent à Internet. Soit, la description même des téléphones UMTS.Et ceux qui se rassurent en indiquant que le "wi-fi" impose une utilisation peu mobile puisqu'il faut toujours rester à proximité d'une seule antenne, peuvent trembler. Avec le WiMax, poussé par Intel, la couverture de l'Internet hertzien peut aller jusqu'à 45 kilomètres et inquiéter les industriels de l'UMTS. D'autant plus qu'une nouvelle technologie, le "flash-OFDM" commence à faire parler d'elle dans les milieux spécialisés.Baptisée ainsi pour "orthogonal frequency division multiplexing", elle est présentée par son promoteur américain Flarion comme capable de transporter des données dix fois plus vite pour dix fois moins cher. Selon Reuters, l'opérateur mobile américain Nextel et le Britannique Vodafone au Japon testeraient le "flash-OFDM". Lancée d'abord pour les PC portables, elle pourrait elle aussi être déclinée sur les téléphones mobiles. Et, là encore, menacer l'UMTS.Pour couronner le tout, des esprits mal intentionnés ne cessent de s'interroger sur la possibilité qu'offrira à terme l'UMTS de surfer sur le même réseau Internet que depuis un ordinateur. Si c'est le cas, ils font remarquer par exemple qu'une consultation poussée de la météo, aujourd'hui payante sur n'importe quel portail d'opérateur mobile, sera bientôt accessible sans abonnement sur la Toile. Entre la gratuité qui reste l'apanage de l'Internet sur les PC et les services payants que veulent rentabiliser les opérateurs, il n'est pas difficile de percevoir une nouvelle menace sur l'UMTS dont la seule chance, finalement, est que tous les grands du secteur ont tous intérêt à ce qu'il soit une réussite.

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