Apple : soupçons autour de l'attribution des stock-options de Steve Jobs

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Le plongeon de 6% enregistré en cours de séance mercredi a été effacé en fin de journée à Wall Street. Les analystes minimisent l'idée que le groupe puisse être confronté à des problèmes judiciaires graves. Mais le Financial Times croit savoir que Steve Jobs, le PDG, aurait reçu 7,5 millions de stocks-options en 2001 sans l'aval pourtant nécessaire du conseil d'administration.

L'action Apple a perdu jusqu'à 6% mercredi en cours de séance à Wall Street à cause d'une information selon laquelle la justice fédérale étudierait de très près des documents relatifs à l'octroi de stock-options "apparemment falsifiés" par le constructeur informatique à la pomme. Mais le titre a effacé toutes ses pertes en fin de séance et a terminé en très légère hausse de 0,01%, à 81,52 dollars, les analystes minimisant l'idée que le groupe puisse être confronté à des problèmes judiciaires graves.

Le titre a d'abord touché un plus bas de 76,77 dollars et n'avait pas accusé une aussi forte baisse sur une séance depuis le mois de juillet dernier. Les traders expliquent l'ampleur de ce recul par l'approche du Nouvel an qui a incité les investisseurs à vendre pour conserver dans leurs portefeuilles les gains acquis tout au long de l'année.

Les analystes ont estimé que les inquiétudes sur les poursuites judiciaires étaient exagérées et que la conclusion de l'enquête sur les stock-options n'aurait pas d'impact sur la performance financière du groupe. Les analystes expliquent que la seule grande inquiétude serait que l'enquête débouche sur le départ de Steve Jobs, qui est crédité du redressement spectaculaire d'Apple grâce au baladeur iPod et à une gamme renouvelée d'ordinateurs Mac.

En octobre dernier, le conseil d'administration d'Apple avait déclaré que Steve Jobs était au courant de certaines stock-options anti-datées mais l'avait lavé de toute mauvaise conduite, soulignant qu'il n'avait pas profité de cette procédure et qu'il ignorait ses conséquences sur les comptes de l'entreprise.

Toutefois, selon le site Internet du Financial Times, Steve Jobs aurait reçu 7,5 millions de stocks-options en 2001 sans l'aval pourtant nécessaire du conseil d'administration. Des documents montrant qu'une réunion du conseil d'administration a bien eu lieu pour approuver la rémunération de Steve Jobs ont en fait été falsifiés ultérieurement, ajoute le quotidien qui se réfère à des sources proches du dossier. Les irrégularités devraient être révélées dans un document remis aux autorités d'ici la fin de la semaine, croit savoir le Financial Times.

Apple est l'une des 160 entreprises américaines qui font actuellement l'objet d'une vaste enquête fédérale ou qui ont engagé leurs propres investigations internes dans l'affaire des stock-options antidatées. L'objectif est notamment de vérifier si les dates d'attribution de ces bons d'achat d'actions n'ont pas été falsifiées pour les rendre plus intéressantes financièrement pour les cadres dirigeants qui en ont bénéficié.

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