Mel, Denzal et Ian, chanteurs de charme
La Tribune
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Il fut éclipsé par Frank Sinatra, injustement. Mel Tormé n'avait pas son pareil pour distiller les romances. En 1956, lors de la grande époque du jazz cool, le chanteur s'est allié à l'arrangeur Marty Paich et a sélectionné la crème des musiciens de la West Coast (Bud Shank et Bob Cooper aux saxophones, Pete Condoli, à la trompette, Red Mitchell à la basse, Mel Lewis à la batterie entre autres). Au programme, le répertoire classique de la chanson américaine, des compositions de Gershwin, Rodgers & Hart, Irving Berlin, Jerome Kern... Vingt-quatre joyaux de pur miel pour une réédition indispensable.
Ils sont aujourd'hui également éclipsés, tout aussi injustement, par leurs "collègues" du sexe féminin, les Cassandra Wilson, Dianne Reeves, Elisabeth Kontomanou, Madeleine Peyroux... Pourtant, les crooners supportent la comparaison, sans se limiter à la star qui brûle les planches, Jamie Cullum.
On profitera ainsi des fêtes de fin d'année pour découvrir Ian Shaw, finaliste du prix du jazz vocal 2006 de l'Académie du Jazz dans une reprise des thèmes de Joni Mitchell, ou encore Denzal Sinclaire pour des standards inoxydables, "Smoke gets in your eyes", "My one and only love" ou "Stardust".
Mel Tormé and Marty Paich Dek-Tette - "The legendary 1956 sessions" (Jazzcity-Abeille).
Denzal Sinclaire - "My one and only love" (Verve-Universal Music Jazz France).
Ian Shaw - "Drawn to all things - The songs of Joni Mitchell" (Linn-Codaex).
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