Les Français toujours inquiets face à la mondialisation

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Selon le dernier sondage Eurobaromètre, nos compatriotes ne font guère confiance à l'Europe pour atténuer les effets de la mondialisation qu'ils craignent toujours autant. S'ils sont toujours majoritairement favorables à la monnaie unique, ils demeurent très réservés quant à l'élargissement de l'Union.

Les Français craignent, plus que les autres Européens, la mondialisation et ne font pas confiance à l'Europe pour les protéger de ses effets négatifs, selon les résultats, pour la France, du dernier sondage Eurobaromètre présentés ce mercredi à Paris. La mondialisation est ainsi perçue comme une menace pour l'emploi et les entreprises par 64 % des Français, contre 41 % des Européens en moyenne.

C'est aussi en France que l'on pense le moins (à 32 % contre 41 % en moyenne dans l'Union) que l'UE peut aider à protéger des effets négatifs de la mondialisation, selon cette enquête d'opinion réalisée du 6 septembre au 10 octobre auprès de 29.152 personnes, dont 1.007 en France. Une courte majorité de Français (52 %) estime quand même "que la libre concurrence est la meilleure façon de garantir la prospérité", contre 64 % des Européens.

Le soutien à l'euro, que beaucoup de Français jugent responsable d'une détérioration ressentie de leur pouvoir d'achat, reste toutefois fort puisqu'ils sont 76 % à soutenir le principe de la monnaie unique, une hausse de six points sur un semestre. Ce mercredi matin, Jean-Claude Trichet, patron de la Banque centrale européenne, auditionné par le parlement de Strasbourg, a pu ainsi déclarer qu'il avait "toutes les raisons" de penser que la politique menée par la BCE avait le soutien du peuple français.

Par ailleurs, deux tiers des Français soutiennent le principe d'une Constitution européenne, alors que les Français avaient rejeté avec près de 55 % des voix en 2005 le projet de Traité constitutionnel européen. Enfin, 40 % des Français font confiance aux institutions européennes (contre 48 % qui ne font pas confiance).

Interrogés sur de futurs élargissements, les Français y sont opposés à 58 % (contre 34 %). L'ensemble des Européens y est au contraire favorable à 46 % (contre 4 1%), mais ce soutien est beaucoup plus élevé dans les dix nouveaux Etats membres que chez les quinze anciens membres de l'UE.

Les Français rejettent majoritairement (69 % contre 22 %) une adhésion de la Turquie, mais aussi celles de la Roumanie (49 % contre 41 %) et de la Bulgarie (45 % contre 43 %), qui seront effectives le 1er janvier. Ils sont en revanche favorables à une future adhésion de la Croatie (47 % contre 42 %).

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