Les dirigeants de TPE et de PME jugent très négativement l'impact des 35 heures

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Selon une enquête dévoilée par le Conseil supérieur de l'ordre des experts-comptables, 83% des dirigeants de TPE et de PME estiment que les 35 heures et la réduction du temps de travail a été une mauvaise chose pour la France. Ils sont plus partagés sur l'évolution prochaine de la réglementation du temps de travail.

Selon une enquête dévoilée par le Conseil supérieur de l'ordre des experts-comptables, 83% des dirigeants de TPE (très petites entreprises) et de PME estiment que les 35 heures et la réduction du temps de travail a été une mauvaise chose pour la France. Ils sont plus partagés sur l'évolution prochaine de la réglementation du temps de travail.

La réponse à la question était pour le moins prévisible. Mais elle a le mérite d'être claire. Pour 83% des 400 dirigeants de très petites entreprises (TPE), de petites et moyennes entreprises (PME) interrogés par TNS Sofres pour le compte du Conseil supérieur de l'ordre des experts-comptables, l'impact de la réglementation sur les 35 heures et de la réduction du temps de travail a été négatif pour la France. Ils sont mêmes 58% à estimer que ces deux mesures ont été une "très mauvaise chose".

En revanche, pour le futur, les dirigeants de PME et TPE sont plus partagés sur les évolutions possibles de la réglementation française sur le temps de travail. "Les dirigeants de PME, plus concernés par cette réglementation que ceux des TPE, se prononcent majoritairement en faveur de son maintien avec des aménagements", précise l'étude.

En effet, 61% d'entre eux estiment qu'il est souhaitable pour la France de maintenir la réglementation actuelle. Si 3% désirent la maintenir telle quelle, 58% réclament des aménagements. Ces dirigeants donnent des réponses presque identiques pour leur propre entreprise : 58% souhaitent un maintien de la réglementation, dont 51% avec des aménagements, contre seulement 34% qui espèrent sa suppression.

Quant aux dirigeants de TPE, ils sont partagés sur l'avenir de la réglementation au plan national, mais souhaiteraient majoritairement qu'elle soit supprimée pour leur entreprise. Précisément, 50% des chefs d'entreprises souhaitent son maintien - dont 47% avec des aménagements - et 50% demandent sa suppression. Pour leur entreprise, 43% des dirigeants de TPE concernés se prononcent pour une suppression de la réglementation - 28% déclarant ne pas être concernés par celle-ci -, alors que 28% plaident pour son maintien. Reste à savoir si ces réclamations seront entendues par les pouvoirs publics.

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