Bruxelles encadre le marketing alimentaire

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Les allégations comme "light" ou "renforce les os" seront désormais encadrées. Le parlement européen a adopté la nouvelle réglementation européenne.

Le parlement européen a définitivement adopté et signé la nouvelle réglementation sur le marketing des produits alimentaires, ouvrant la porte à son application dans six à sept mois. A partir de cette date, plus possible d'appâter les clients avec des allégations vagues telle "les yaourts X allongent la vie".

Impossible également d'indiquer sur un paquet de chips "light" si la mention "forte teneur en sel" n'est pas ajoutée, par exemple. Car c'est l'intégralité du "profil nutritionnel" du produit qui doit désormais être prise en compte. L'amélioration d'un des éléments de ce profil ne suffira pas à appâter l'acheteur en dissimulant ses aspects négatifs. La Commission se voulait plus ferme dans sa proposition d'origine, en demandant l'interdiction pure et simple de tout marketing pour certains produits comme les chips, les bonbons, etc.

En outre, les allégations classiques comme "pauvre en sel" ou "faible teneur en graisse" seront harmonisées au niveau européen. Les produits qui affichent ces affirmations devront répondre à des normes strictes. Les allégations portant sur la santé seront, elles aussi, davantage encadrées. Les Etats membres vont devoir transmettre à Bruxelles la liste des mentions qu'ils acceptent déjà, telles que "le calcium est bon pour les os". Après avis de l'Agence européenne de sécurité alimentaire, une liste complète de ces allégations autorisées sera établie par la Commission.

Enfin, pour encourager la recherche scientifique dans l'industrie agro-alimentaire, le règlement lève l'interdiction qui pesait sur les mentions concernant les produits limitant les risques de maladie, comme "réduit les risques cardio-vasculaires" ou "permet de lutter contre l'ostéoporose". Désormais, ces formules pourront apparaître dans les rayons, mais après avis de l'Agence européenne de sécurité alimentaire, qui doit vérifier leur bien-fondé scientifique.

Le parlement européen a également adopté un autre règlement fixant minima et maxima pour l'introduction de vitamines et de minéraux dans les aliments. Ces textes, qui datent de 2003, avaient été vivement débattus par l'industrie agro-alimentaire, mais aussi par une partie des éditeurs de presse : ils craignaient de voir les annonceurs renoncer à leurs publicités du fait de règles trop strictes.

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