DaimlerChrysler sur le point de céder 7,5% du capital d'EADS à un consortium de banques
La Tribune
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DaimlerChrysler pourrait annoncer la semaine prochaine le montage financier qui va lui permettre de céder 7,5% du capital d'EADS, la maison-mère d'Airbus, tout en conservant les droits de vote liés au titre. C'est ce que croit savoir notre confrère et partenaire outre-Rhin Handelsblatt qui cite des sources gouvernementales et bancaires. Les derniers détails seraient en phase de finalisation. Berlin souhaiterait visiblement régler le dossier avant la trêve des confiseurs.
Le montage prévoit qu'un consortium de banques autour de la Deutsche Bank, la Commerzbank, Goldman Sachs et la banque publique KfW rachète les titres via des produits dérivés, permettant ainsi au constructeur automobile allemand de conserver les droits de vote impartis. Les banques s'engageraient pour quatre ans, période après laquelle les titres retomberaient automatiquement chez Daimler.
Elles tableraient, d'après le Handelsblatt, sur une rentabilité de leur investissement d'au moins 4% par an. Aujourd'hui, DaimlerChrysler détient officiellement encore 30% des titres, mais 7,5% ont déjà été cédés en avril dernier à des investisseurs, l'opération sur le papier ne devant être, pour des questions fiscales, réalisée qu'entre janvier et avril 2007.
Un montage également complexe et aujourd'hui dans l'oeil des gardiens des marchés. L'AMF (l'autorité des marchés financiers en France) comme son homologue allemande, la Bafin, se demande s'il n'y a pas eu délits d'initiés, DaimlerChrysler comme Lagardère ayant cédé leurs titres au cours élevé du printemps, avant que les coûteux retards de l'Airbus A380 ne soient connus et entraînent un plongeon du titre EADS.
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