Le marché automobile français toujours dans le doute
La Tribune
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Le marché automobile français se cherche une tendance en ce début d'année. Et au vu des chiffres de ventes de véhicules neufs publiés par le Comité des constructeurs français d'automobile (CCFA), l'année devrait être encore marquée par l'incertitude.
En janvier 2005, les ventes de voitures particulières ont légèrement progressé, alors que les mois précédents avaient été marqués par un repli du marché. Les immatriculations ont ainsi progressé de 2,8% en données brutes, par rapport à janvier 2006, mais elles ont baissé de 1,9% à nombre de jours ouvrables comparables sur un an, avec 168.668 voitures vendues.
Reste que, "le marché automobile français débute l'année 2006 de façon incertaine et ne marque pas d'inflexion par rapport à la tendance observée dans les derniers mois de l'année 2005", selon le CCFA.
Et encore une fois, les marques françaises sont sous pression. Elles représentent, en janvier, 54,7% du marché français, reculant de 3,8 points comparé au mois de janvier 2005. Seul constructeur à tirer à peu près son épingle du jeu, le groupe PSA Peugeot Citroën a enregistré une progression de 1,7% de ses immatriculations, mais a vu sa part de marché baisser de 0,3 point par rapport à janvier 2005, à 30,7%. La marque Peugeot a vu ses ventes progresser de 7,4% alors que Citroën a reculé de 5,4% d'un an sur l'autre. Peugeot a bénéficié du lancement de la nouvelle 307 et de la montée en régime de la 107. "Dans ce marché, Peugeot est la seule marque française à progresser, avec une pénétration de 18% contre 17,2 % en janvier 2005", s'est d'ailleurs félicitée la marque.
En revanche, le groupe Renault a vu ses ventes baisser de 4,3%. Il détient une part de marché de 25,6% (contre 27,5% un an plus tôt). Dans l'ensemble du groupe, la marque éponyme a souffert du vieillissement de sa gamme Mégane et de l'échec commercial de la Modus. Elle a perdu 3,5 points de part de marché par rapport à janvier 2005, à 24%.
En Bourse, ces pressions se traduisent par une certaine méfiance. Renault recule de 0,64% à la clôture, à 77,20 euros. Peugeot gagne dans le même temps 1,60% à 49,65 euros.
Du côté des marques étrangères, BMW voit ses ventes chuter de 2,8%, le groupe GM Europe a enregistré une baisse de 4,7% de ses ventes. Nissan accuse un repli de 22,7% de ses immatriculations. A l'inverse, DaimlerChrysler a vu ses ventes progresser de 10,4%. Les ventes du groupe Fiat ont progressé de 9,1%. Volkswagen affiche un bond de 23% de ses ventes en janvier, dont une hausse de 35,6% pour sa marque éponyme. Volkswagen a profité du succès de ses modèles Polo, Golf et Touran. Le groupe allemand est le constructeur étranger détenant le plus haut niveau de part de marché, après les Français, avec 11,1% de pénétration du marché hexagonal.
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