Le Hezbollah rejette le plan proposé par Kofi Annan

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Malgré les efforts diplomatiques internationaux tous azimuts pour stopper le conflit sanglant qui ravage le Liban depuis 10 jours maintenant, rien ne laisse présager une accalmie prochaine. Le Hezbollah refuse l'arrêt immédiat des hostilités et la libération des soldats israéliens captifs, prônant invariablement un cessez-le-feu inconditionnel. Israël pourrait lancer une offensive terrestre de grande envergure. À ce jour, Israël déplore le décès de 18 militaires et de 15 civils dans le nord du pays. Au Liban, le bilan est beaucoup plus lourd. On compte en effet plus de 330 morts.

Le chef du Hezbollah persiste dans son refus de libérer les deux soldats israéliens et de les remettre à l'armée libanaise comme le suggère le secrétaire général des Nations Unies, Kofi Annan, dans son plan de règlement du conflit. Hassan Nasrallah, secrétaire général du parti chiite a averti que son mouvement resterait insensible aux pressions internationales. "Même si l'univers tout entier faisait pression sur le Hezbollah cela ne ramènerait pas les soldats israéliens, à moins de négociations indirectes et d'un échange de soldats", a-t-il déclaré lors d'un entretien accordé à la chaîne de télévision qatarie Al-Jazira. Il a également affirmé qu'en dépit des 10 jours de conflits, "la structure de commandement du parti n'a pas été touchée. Tout ce que racontent les Israéliens, qu'ils ont détruit 50% de nos roquettes et de nos entrepôts d'armes, c'est faux et absurde".

De son côté l'état hébreu reste aussi intransigeant, exigeant la libération sans condition de ses soldats et le désarmement du Hezbollah. L'armée israélienne qui a intensifié ses incursions terrestres à l'intérieur du Liban au cours de ces derniers jours, n'exclut pas de lancer dans les jours à venir une offensive terrestre de plus grande envergure. L'armée a d'ailleurs mobilisé aujourd'hui environ 3.000 réservistes afin de renforcer son dispositif contre le "parti de Dieu". Un renfort qui s'ajoute a la mobilisation mercredi dernier de 6.000 réservistes.

Finalement, devant l'urgence de la situation sanitaire du Liban, Israël a fini par consentir à l'ouverture de corridors humanitaires. Jusque-là, les offres d'aides et de fonds se sont révélées inutiles, les agences d'aide étant confrontées au problème de l'acheminement des convois humanitaires vers les régions sinistrées. La majeure partie des infrastructures ayant été détruites par Tsahal et les camions pris pour cible.

Sur le terrain les bombardements se poursuivent. Cependant la journée de jeudi a été la moins violente depuis le début de l'offensive, les raids israéliens et navals ayant été rares et les roquettes sur le nord d'Israël par le Hezbollah réduites. Mais des accrochages intenses ont eu lieu tout au long de cette journée à la frontière entre des combattants du Hezbollah et des soldats israéliens infiltrés en territoire libanais. Quatre soldats israéliens ont péri dans les affrontements ainsi que deux combattants du Hezbollah et un autre du mouvement chiite Amal.

De son côté, la secrétaire d'Etat américaine Condoleezza Rice devait annoncer vendredi les premiers détails d'un "plan diplomatique" international pour le Proche-Orient.

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