Le capital investissement français a le vent en poupe

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L'activité du secteur a grimpé de 21% à 4,1 milliards d'euros investis durant le premier semestre par rapport à la même période l'an dernier. Les transmissions d'entreprises et les opérations de LBO font preuve d'un dynamisme certain.

Le capital investissement se porte bien. L'Association française des investisseurs en capital (AFIC) a fait état ce matin d'un niveau d'activité de ce secteur en hausse de 21% au premier trimestre 2006 par rapport à la même période l'an dernier. Au total, ce sont 4,1 milliards d'euros qui ont été investis dans 630 entreprises, essentiellement non cotées. C'est surtout le montant des investissements qui a été plus généreux, puisque le nombre d'opérations n'a progressé que de 6% à 1000 contre 930 durant les six premiers mois 2005.

Mais les entreprises françaises n'ont pas été les principales bénéficiaires de cette évolution. Loin s'en faut. La part des investissements réalisés à l'étranger représente désormais en effet 18% du total investi contre 4% l'an dernier. Par ailleurs, les sociétés de capital investissement sont bien plus généreuses avec les grandes entreprises, puisque 68% des montants sont destinés à celles qui comptent plus de 500 salariés. Mais 85% des entreprises ciblées restent néanmoins des PME de moins de 500 salariés.

Les réinvestissements représentent près de la moitié des opérations, ce qui signifie que les sociétés de capital investissement accompagnent leur clients dans la durée. Les opérations de transmission d'entreprises et de LBO, qui consistent en un rachat d'entreprise financé par une très large part d'endettement, ont progressé de 24% et représentent, avec 3,3 milliards d'euros investis, 80% des montants globaux, contre 78% pour l'ensemble de 2005 et 67% en 2004.

Les capitaux levés auprès d'investisseurs nationaux et étrangers ont atteint 3,5 milliards d'euros, un montant "supérieur aux capitaux levés sur l'ensemble de chacune des années 2003 et 2004" mais en baisse de 55% par rapport au premier semestre 2005 qui avait constitué un "millésime particulièrement exceptionnel".

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