Villepin veut stimuler les PME à forte croissance

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Le Premier ministre a annoncé ce matin une série de mesures pour "neutraliser les surcoûts" dû à la croissance des PME. Un gel d'impôt permettra notamment de soutenir l'investissement, tandis que les cotisations salariales pourront être décalées de six mois.

Le Premier ministre continue de choyer les PME à forte croissance, particulièrement fécondes en termes de création d'emplois. Dominique de Villepin a donc annoncé ce matin devant 500 patrons de PME à forte croissance, réunis à la Chambre de commerce et d'industrie de Paris, une série de mesures à mettre en place.

Pour dépasser le cap de 20 salariés, les entreprises se trouvent généralement confrontées à de nouvelles difficultés, une trésorerie tendue et un manque de ressources humaines pour gérer les formalités administratives, constate le Premier ministre. "Pour les aider, nous allons définir avec Thierry Breton et Renaud Dutreuil (respectivement ministre de l'Economie et des Finances et ministre des PME, ndlr) un "statut d'entreprise de croissance" au profit des PME qui connaissent "deux années de suite une forte croissance de leur masse salariale", a indiqué Dominique de Villepin. "Ce statut leur permettra de bénéficier pendant au moins deux ans d'un soutien particulier avec un objectif: neutraliser les surcoûts liés à la croissance", a-t-il expliqué.

Pour que ces entreprises ne soient pas pénalisées alors qu'elles doivent effectuer d'importants investissements, "un nouveau mécanisme de gel de l'impôt sur les sociétés sera mis en place" dans le cadre du budget 2007, a également annoncé le Premier ministre. Présenté en loi de finances, ce dispositif "permettra de neutraliser toute augmentation de cet impôt pendant la période de croissance" et "les bénéfices pourront ainsi être réinvestis dans le développement de l'entreprise et dans les embauches de nouveaux salariés", a-t-il précisé. A cela s'ajoute le programme de 2 milliards d'euros annoncé par Jacques Chirac en janvier dernier pour renforcer le capital risque, qui sera opérationnel cet été.

Enfin, pour stimuler l'embauche, sera mis en place un système permettant de différer de six mois le paiement des cotisations salariales, le temps pour les nouveaux embauchés d'être rentables pour l'entreprise. Et des facilités juridiques permettront à ces dernières de bénéficier de l'expérience des cadres expérimentés "qui souhaitent tenter une reconversion dans des jeunes PME en phase de démarrage".

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