Grève modérément suivie à La Poste

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Entre 16,8 % des postiers selon la direction et 30% à 45 % selon la CGT et Sud-PTT ont fait grève mardi pour protester contre le projet de directive européenne de libéralisation du marché postal en Europe à partir de 2009. Selon le ministre de l'Economie, "la France est et restera attachée au maintien d'un service universel postal de haute qualité à un prix abordable sur l'ensemble du territoire".

La grève nationale à La Poste à l'appel de six syndicats a été suivie mardi par 16,8% des postiers selon la direction (qui indique que seulement 1% des 13.000 bureaux de postes du territoire ont été fermés), et par 30% à 45%, soit un postier sur trois, selon les syndicats CGT et Sud-PTT. Par ce mouvement, la CGT, Sud, FO, la CFDT, la CFTC et la CGC entendent protester contre le projet de libéralisation du courrier en Europe. La part de grévistes est la même que lors de la précédente grève à La Poste en octobre 2005.

Les syndicats exigent du gouvernement qu'il s'oppose aux "oukases" de la Commission européenne, qui a présenté en octobre un projet d'ouverture totale à la concurrence du courrier, comprenant la libéralisation du courrier ordinaire à partir de 2009. La CGT, Sud, FO, la CFTC et la CGC veulent également protester contre la remise en cause par Bruxelles de la distribution du livret A, du régime spécial de retraite des postiers et insistent sur la sauvegarde de l'emploi et la dégradation du service public.

Le ministre de l'Economie Thierry Breton a affirmé mardi devant les députés que "la France est et restera attachée au maintien d'un service universel postal de haute qualité à un prix abordable sur l'ensemble du territoire", sans pour autant faire référence au caractère public de ce service. De son côté, le député UMP Lionnel Luca demande au gouvernement d'"intervenir auprès de la Commission européenne" pour défendre la "spécificité française d'un service public" postal, jugeant "naturel que le personnel de La Poste se mobilise". Lundi, le député UMP Nicolas Dupont-Aignan avait pour sa part apporté son soutien à "la mobilisation des salariés de La Poste contre les directives de Bruxelles", demandant également au gouvernement d'intervenir.

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