Bernard Tapie refuse toute médiation dans l'affaire Adidas

L'homme d'affaires souhaite poursuivre la procédure judiciaire dans son litige qui l'oppose à l'Etat sur la vente d'Adidas. Hier, la Cour de cassation a cassé le jugement de la Cour d'appel qui condamnait l'Etat, via le CDR, à lui verser 135 millions d'euros. La procédure pourrait durer encore un an ou deux.

Bernard Tapie s'est déclaré aujourd'hui opposé à une médiation dans son litige avec l'Etat concernant la vente du groupe Adidas par une filiale du Crédit lyonnais en 1993 et a annoncé qu'il entendait poursuivre sur la voie judiciaire. "Dire qu'on est prêt à négocier s'il (Bernard Tapie) met tout sur la table, qu'il enlève tout, qu'on le fout à poil, ça ne s'apparente pas à une négociation mais à une mise en demeure", a-t-il dit lors d'une conférence de presse suivie par Reuters à Paris.

"On va partir bien entendu devant la Cour d'appel", a ajouté l'homme d'affaires. "Si une médiation permet de solder l'ensemble du dossier, dans des termes raisonnables, et que mon conseil d'administration est d'accord, je suis prêt à reprendre la position qui avait été arrêtée une première fois par le médiateur", avait indiqué hier Jean-Pierre Aubert, président du CDR. Cela signifiait "mettre à zéro" la liquidation Tapie sans que ce dernier puisse récupérer un éventuel bonus de fusion après la vente des actifs et le paiement des dettes. C'est justement sur ce point qu'avaient achoppé de premières discussions au printemps 2005.

Hier, la Cour de cassation a cassé, contre l'avis du parquet général, l'arrêt de la Cour d'appel condamnant le CDR à verser 135 millions d'euros à l'ex-homme d'affaire. Un revers pour Bernard Tapie qui aurait non seulement touché cette somme mais évité ainsi de comparaître devant le tribunal correctionnel pour banqueroute, procédure qui avait été suspendue dans l'attente des décisions de la Cour d'appel puis de la Cour de cassation.

Le tribunal correctionnel devra donc une nouvelle fois décider, le 19 octobre, si la comparution de l'ex-homme d'affaires peut encore attendre... Attendre notamment que la Cour d'appel rejuge "intégralement" l'affaire dans une autre composition, comme l'a ordonné la Cour de cassation. Le délai probable est d'environ un an. En cas de nouveau pourvoi en cassation sur cette nouvelle décision, le délai s'allongera encore d'environ une année de plus.

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