L'UDF votera la censure du gouvernement

 |   |  359  mots
Hier soir sur TF1, le président de l'UDF François Bayrou a confirmé qu'il voterait la motion de censure que les socialistes défendront demain à l'Assemblée. A un an de la présidentielle, la droite apparaît plus belliqueuse et divisée que jamais.

La guerre est déclarée au sein de la droite. Le président de l'UDF François Bayrou a annoncé hier soir sur TF1 qu'il votera la motion de censure du gouvernement que les socialistes défendront demain à l'Assemblée nationale. Discrédité par l'affaire Clearstream, le gouvernement a provoqué l'ire de la gauche. Mais même avec l'appui de l'UDF, la motion de censure déposée mercredi dernier par le PS n'a aucune chance de passer car l'UMP détient la majorité absolue avec 364 élus, sur un total de 577 députés. De son côté, l'UDF compte seulement 30 députés. Une seule motion de censure a été votée depuis le début de la Ve République, en 1962, pour protester contre la décision du général de Gaulle de soumettre à référendum la révision constitutionnelle, prévoyant l'élection au suffrage universel direct du Président de la République

"J'ai décidé de voter la motion de censure", a déclaré François Bayrou, expliquant qu'il s'agissait pour lui d'un "acte d'opposant au déclin de la France". "La question qui se pose (...) est celle-ci: est-ce que ça peut durer encore un an comme ça?", a-t-il déclaré. "Ce qui ne peut pas durer, c'est au sein du gouvernement, ce noeud de haine que l'on voit entre les principaux responsables de l'Etat et la mise au service de cette haine de ce que l'Etat a de plus sensible, les services secrets", a-t-il ajouté.

Il a précisé "souhaiter" que le groupe UDF vote la motion de censure, "même si un grand nombre (de députés UDF, NDLR) hésite à sauter ce pas". Mais selon lui, il n'existe "aucun risque de division" du groupe UDF sur cette question. "Tous les Français, de gauche, du centre et de droite, veulent que ça s'arrête. Il y a un moyen simple que cela s'arrête, c'est que chacun prenne ses responsabilités et que mardi, on décide, comme le dit la Constitution, de mettre en cause la responsabilité du gouvernement par une motion de censure", a-t-il ajouté.

Réagir

Votre email ne sera pas affiché publiquement
Tous les champs sont obligatoires

Merci pour votre commentaire. Il sera visible prochainement sous réserve de validation.

 a le à :