Sur des bases fragiles, la confiance des allemands atteint un plus haut depuis 5 ans

 |   |  287  mots
L'indice GfK de confiance des consommateurs allemands a grimpé à 8,6 en juillet contre 8 le mois précédent. Leur propension à consommer atteint des sommets avant la hausse de la TVA l'an prochain. Mais cette échéance inquiète.

Après la publication de l'indice Ifo du moral des investisseurs hier, en recul après l'effet Coupe du monde, l'indice du moral des consommateurs continue, lui, de grimper. Il a atteint 8,6 en juillet, un niveau supérieur aux attentes des économistes, contre 8 le mois précédent. "Il s'agit du plus haut niveau depuis novembre 2001, après huit mois de hausses consécutives", indique Ken Wattret, chez BNP Paribas.

Il faut dire que la propension des ménages à consommer a gagné trois points à 57,5, son plus haut niveau depuis... 1980. Le phénomène s'explique parfaitement: dans la perspective de la hausse de trois points de la TVA l'an prochain, les allemands consomment autant qu'ils le peuvent cette année. Mais l'anxiété des allemands sur l'avenir économique de leur pays se fait plus cuisante. L'indicateur des perspectives a basculé de 20,4 à 15,6, la deuxième chute significative d'affilée.

"Les chiffres confirment simplement que les dépenses sont effectuées uniquement dans l'objectif d'éviter le durcissement fiscal", regrette Stefan Bielmeier, économiste de Deutsche Bank interrogé par l'agence Bloomberg. "L'horizon économique reste bouché par cette échéance et nous anticipons un très faible taux de croissance de 0,6% pour l'an prochain. Ce que les allemands dépensent aujourd'hui manquera à l'économie en 2006".

"Nous attendons une croissance de 2% cette année et de 1,5% l'an prochain en raison de cette hausse de la taxe sur la valeur ajoutée", indique de son côté Luca Silipo, économiste chez Ixis. Reste que ce mal est nécessaire pour assainir les finances publiques. Luca Silipo estime que malgré la baisse des charges sociales prévue simultanément, le recul de la TVA permettra quand même une réduction des déficits publics.

Réagir

Votre email ne sera pas affiché publiquement
Tous les champs sont obligatoires

Merci pour votre commentaire. Il sera visible prochainement sous réserve de validation.

 a le à :