L'activité industrielle de la zone euro reste solide

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Attendue en hausse après la bonne performance de l'indice de confiance économique publié hier, l'activité industrielle dans la zone euro a légèrement déçu, à 53,5 points contre 53,6 en décembre. Elle reste néanmoins élevée et révélatrice de disparités nationales.

Après l'excellente surprise de l'indice de confiance économique publié hier, l'activité industrielle a légèrement déçu ce matin. L'indice PMI des directeurs d'achat du secteur manufacturier, mesurant l'activité industrielle de la zone euro, s'est légèrement replié en janvier, mais reste élevé et signale une solide expansion. L'indice ressort à 53,5 points en janvier, contre 53,6 en décembre, selon le chiffre publié par l'institut NTC Economics.

L'indice "signale à nouveau une solide expansion de l'industrie manufacturière" de la zone euro, commente à l'AFP Kevin Gaynor, chef économiste de Royal Bank of Scotland. Un niveau de l'indice au-dessus de 50 indique que l'activité manufacturière croît, tandis qu'un chiffre en-dessous de 50 reflète une contraction. Les économistes interrogés par AFX, filiale d'informations financières de l'AFP, anticipaient une hausse à 53,8 points.

Leur déception est d'autant plus amère que leurs optimisme avait été renforcé par l'indice de confiance économique dans la zone euro de la Commission européenne publié hier. L'indice, qui résume l'opinion des entrepreneurs et des consommateurs, a poursuivi sa hausse en janvier, atteignant son plus haut niveau depuis l'été 2001.

"L'enquête PMI confirme et accentue les évolutions observées dans les dernières enquêtes nationales, estime Philippe Waechter, chez Natexis AM. L'Allemagne continue de capter la dynamique mondiale et de la redistribuer au sein de l'Europe continentale. A chacun alors d'en saisir l'opportunité. Dans cette course, l'Italie profite du lièvre allemand alors que la France s'essouffle".

Certains résultats de l'enquête PMI indiquent que l'emploi fléchit. "Les effectifs s'inscrivent en très légère baisse en janvier, après avoir progressé en décembre, pour la première fois depuis mai 2001", constate NTC Economics. Un résultat "particulièrement décevant", juge Howard Archer, économiste chez Global Insight, qui l'explique par la "baisse continue des marges" des entreprises et la "forte concurrence".

"Une reprise durable de l'emploi est vitale pour relancer la consommation dans la zone euro et lui permettre de renouer avec une croissance forte", avertit Howard Archer. "Cela va vraisemblablement renforcer les craintes de la Banque centrale européenne (BCE) que l'inflation progresse régulièrement à travers la chaîne de production", estime l'économiste, qui prévoit, comme beaucoup, un relèvement du taux directeur de la BCE en mars.

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